Le problème du mal !

 

Le problème du mal !

 

 

 

 

Cela fait déjà plusieurs siècles que l’homme s’interroge sur ses origines. Avant Jésus-Christ, même les Grecs avaient développé un langage articulé autour de cette question. Durant les deux mille dernières années, nombreux sont ceux qui ont énoncé leur hypothèse à ce sujet. Et depuis 1859, la théorie de l’évolution de Darwin est la seule idéologie qui nous soit restée et qui satisfait le plus de monde à la fois. Mais au-delà des siècles qui ont vu cette théorie s’organiser pièce par pièce, il reste un problème non résolu: l’origine du mal. Comment concilier évolution et dégradation ?

 

Le mal ???

 

Quel mot gênant ! Effectivement, depuis quelques décennies au Québec, on a littéralement expurgé ce mot de notre vocabulaire. De plus, on s’est donné une multitude de penseurs qui sont venus nous expliquer que le mal n’existe pas vraiment : ce n’est qu’une invention culturelle. Observez l’astuce : ce qui est mal ici peut être vu comme bien ailleurs dans le monde. Tout est relatif quoi ! Autrement dit, une chose devient mal à partir du moment où une majorité de gens s’entendent pour dire qu’elle est mal. Ainsi, le mal n’existerait pas en soi, il est relatif à ce que nous sommes et à l’endroit où nous vivons.

 

Très intéressant !

 

Même s’il est vrai que certaines mauvaises actions soient jugées d’un point de vue culturel, nous ne pouvons tout classer selon ce principe. Certains gestes sont mauvais peu importe l’endroit où nous habitons sur la terre. En fait, ce que je veux simplement dire, c’est que le mal existe réellement. Nous sommes capables du meilleur, mais aussi du pire, et nous le savons tous très bien. Et ici, je ne fais pas référence seulement aux crimes monstrueux qui défraient les manchettes des journaux, mais également à tous ces petits actes: mensonge, hypocrisie, négativité, tromperie, orgueil, etc. De plus, n’oublions pas les choses cachées dans nos cœurs et dont nous sommes les seuls à connaître l’existence.

 

Pensons positif !

 

Pour bien des gens, le mal est une simple question d’environnement. La solution repose essentiellement dans le fait de garder un esprit positif. Mais ceux qui ont essayé savent que ce truc ne fonctionne pas. Le vrai problème du mal réside dans le fait que nous sommes incapables de nous en débarrasser. Même si nous arrivons quelques fois à vaincre une mauvaise habitude, le mal est toujours en nous. Je suis moi-même en contact régulièrement avec des détenus dont les crimes sont extrêmement graves. De toutes les discussions que j’ai eues avec eux, une chose ressort assez souvent : le mal invincible qui les domine totalement. Croyez-moi, je comprends l’extrême souffrance que ces hommes vivent jour après jour et le lourd fardeau de culpabilité que leurs gestes passés a produit. Eux, savent que le mal existe.

 

Un phénomène réel

 

Sans que nous en soyons conscients, notre société s’est bâtie en fonction de l’existence du mal. Si le mal sous ses nombreuses formes n’existait pas, nous n’aurions pas besoin de policiers, de juges, de tribunaux ni de médecins. Pas besoin non plus de systèmes de défense élaborés, ni même de serrures sur nos portes de maisons. Tout repose sur le fait que quelque chose de mauvais peut se produire à tout instant. Ce n’est même pas une question de volonté ou de choix personnel, c’est la vie sur terre qui est faite comme ça. Lisez ce que l’apôtre Paul à dit à ce sujet dans Romains 7.18-20.

 

Dans notre société grandement influencée par l’idéologie de la Révolution scientifique, le mystère du mal, de sa raison d’être, pose un problème de taille. Peu importe le nom que l’on donne à ce phénomène, il faudrait être complètement déconnecté de la réalité pour en nier l’existence. Il est partout et rien n’échappe à son pouvoir d’infiltration. Il tue, il vole, il ment, il divise et engendre la haine entre des personnes qui s’aimaient. Le mal est un poison qui nous a tous fait plus d’une fois sentir l’odeur de sa pourriture.

 

La solution ?

 

Dans l’esprit de plusieurs philosophes du siècle des Lumières, le mal n’était qu’un mystère appartenant aux religions archaïques de l’antiquité. On s’est plu à penser que l’homme moderne, muni de sa seule raison, dépasserait aisément ce vieux concept religieux grâce à la connaissance. Oui, la connaissance devait être la solution! Selon eux, l’homme n’est pas pécheur, il est simplement ignorant et religieux. On a cru qu’en instruisant les hommes, on améliorerait leur conduite sociale, voire même, peut-être qu’on ferait cesser les guerres. Depuis, on a jamais cessé d’instruire et d’instruire à nouveau. Sachez bien que je n’ai rien contre l’instruction, bien au contraire.

 

Pécheur et instruit !

 

Il serait difficile de trouver plus instruit que nous. En Occident, presque tout le monde a accès au système d’éducation. L’ignorance est en voie d’extinction. Pourtant, le mal est toujours là, tout aussi puissant qu’avant. Non seulement le mal est encore en nous, mais de plus, nous le manions avec encore plus de science qu’auparavant. Aujourd’hui, le mal est instruit. La science nous permet de fabriquer des bombes capables de nous auto-détruire plusieurs fois. Dans le monde financier, les fraudes sont maintenant d’une telle complexité que nos gouvernements n’arrivent même plus à les contrôler. Avec le temps, l’homme s’est raffiné, et avec lui, le mal a évolué.

 

Maquillons les faits !

 

Dans la préface de son livre intitulé "Le tragique de la condition chrétienne chez Saint Augustin", M. Huftier mentionne ceci : "Le plus grand péril de l’heure présente est que les hommes ne se souviennent pas du péché, et en oublient pour ainsi dire l’existence. De fait, la société moderne prétend bien exorciser ce fantôme qui avait troublé les générations du Moyen-Âge, et s’organise comme si le péché n’existait pas".

 

Exorciser ?

 

Voilà le mot parfait pour décrire ce que notre génération a fait du mal. Elle a inventé une panoplie de théories basée sur la psychologie pour expliquer les malheurs humains. Mais défense à quiconque d’utiliser le mot mal, ce serait mal. Sans vouloir retourner en ces temps anciens où l’on voyait le mal partout, spécialement là où il ne se trouvait pas, notre société devra un jour faire preuve de lucidité. Ni la justification ni l’exorcisation du mal ne sont des solutions.

 

Le discours de Dieu

 

Même si une grande partie de la société a déjà rejeté le message biblique du pardon des péchés par l’œuvre de Jésus-Christ à la croix, il n’en reste pas moins que ce message apporte de vraies solutions durables.

 

"Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ; c’est à lui que nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu." (Romains 5.1-2)

Alain Hocq - 

 

 
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