A Coeur Ouvert

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Les articles du mois

Articles pour le mois d'octobre

Jésus explique la mort et la résurrection
 
Lecture : Jean 12.20-50

Les événements rapportés précédemment dans Jean 12 fournissent un excellent fond pour l’incident que nous allons examiner. Marie de Béthanie avait oint les pieds de Jésus; quand elle fut critiquée, Jésus rattacha son acte de dévotion à sa mort proche. Il y avait aussi eu l’entrée triomphale, avec le peuple qui accueillit Jésus comme son roi.

Jésus avait une grande popularité, et les Pharisiens, ennuyés, disaient : "Voici, le monde est allé après lui" (verset 19).

La visite des Grecs fut également une occasion inhabituelle. Une tradition ancienne dit que le groupe était une délégation qui offrait à Jésus la protection et le bon accueil dans leur pays. Si cela devait être vrai à un point ou l’autre, cela ne ferait que rendre plus significatifs les commentaires de Jésus au sujet de sa mort.

La Semence - (Jean 12.23-24)

Mais Jésus pensait au Calvaire, et pas à s’échapper. "L’heure, est venue", dit-il, les aiguilles de l’horloge des âges de Dieu étaient arrivées à l’heure H. Dieu avait un programme pour son Fils. Le temps était "accompli", il devait aussi mourir comme Dieu l’avait arrangé.

Au premier abord, il semble étrange que Jésus parla de cela comme du temps où il serait glorifié, il savait certainement Gethsémané et le Calvaire étaient juste devant lui, mais "en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie" (Hébreux 12.2). Bien que la souffrance soit devant lui, Il savait que cela Le conduirait à la glorification.

Jésus ici révèle sa loi de la vie, se comparant à une semence qui tombe dans le sol et, par la mort, produit une abondante moisson. Il était nécessaire pour Jésus d’aller à la croix et de mourir. En le faisant, Il procurerait la vie aux autres.

Le Serviteur - (Jean 12.25-26)

Jésus continua en appliquant cette vérité à ses disciples. C’est un principe étrange. La vie aimée sera perdue, tandis que la vie haïe sera retrouvée. Mais c’est un principe de base. La volonté de Dieu doit venir en premier, et si nous aimons notre vie plus que de faire cette volonté, nous la perdrons éternellement. D’un autre côté, si nous haïssons notre vie, en comparaison de notre amour pour Dieu et sa volonté, cette vie sera préservée.

Tout dans l’homme cherche la préservation de la vie. C’est un des instincts primaires avec lequel il est né. Mais l’Evangile de Christ demande que nous adoptions une philosophie de vie différente, — voir les choses comme Il les voit. Qu’en aurait-il été si Jésus avait essayé d’épargner sa vie ? Qu’en aurait-il été si le grain de blé dont parle le Seigneur avait refusé de tomber dans le sol et de mourir ? Où serions-nous aujourd’hui ?

Et quelle glorieuse destinée attend ceux qui relèveront le défi que présente le Seigneur ! Nous serons pour toujours avec Lui. Et le Père Lui-même nous honorera.

Le Sauveur- (Jean 12.27-36)

Il semble qu’au verset 27 Jésus nous laisse, pourrait-on dire, regarder dans son cœur pour voir exactement ce qu’il pense du calvaire. Quand Il s’écrie : "Et que dirai-je ?", pensait-Il à ce que les souffrances de Gethsémané et du Calvaire signifieraient pour Lui ? Il semble presque qu’il se posait Lui-même la question "Dirai-je Père, délivre-moi de cette heure ?". Mais immédiatement notre merveilleux Maître dit : "Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure" et cela est suivi de l’appel au Père de glorifier Son nom.

Quand nous lisons ce passage, nous marchons sur un terrain saint. Le Père Lui-même répondit du ciel. Il tonne, dirent les gens, essayant comme ils le faisaient souvent, de trouver une explication naturelle. Mais c’était un dialogue divin. Par Sa mort, Jésus allait procurer la vie éternelle.

adra

 

Jésus, la véritable Lumière

Lecture : Jean 1.1-18 - 8.12-18

Des douze Apôtres, Jean fut à la fois le plus jeune et celui qui vécut le plus vieux. On pense qu’il écrivit ce livre à Éphèse, vers la fin du siècle apostolique. La première épître de Jean a été écrite vers la même époque, pour servir de "lettre d’accompagnement" à l’évangile du même auteur celui qui fut l’ami et le confident de Jésus.

Trois caractéristiques de l’évangile de Jean

1)- Cet évangile contient de nombreux détails qui témoignent d’une expérience personnelle et intime avec le Maître. Seulement huit miracles y sont mentionnés mais avec quelle richesse de précision ils sont décrits!

2)- L’évangile de Jean nous montre plusieurs fois le Seigneur placé devant des circonstances imprévues, des situations inattendues, parfois très embarrassantes, et qui auraient laissé un homme ordinaire tout décontenancé OU désemparé. Mais toujours Jésus, de façon à la fois toute naturelle et surnaturelle, prouve par Son attitude et par Ses paroles qu’il est parfaitement maître de la situation. Quelle souveraine assurance !

3)- Enfin ce qui est le plus frappant, dans cet évangile, c’est la manière dont Jean décrit les oppositions, les contradictions, les conflits sourds ou violents auxquels Jésus s’est trouvé mêlé ou au milieu desquels Il a été jeté : Mais toujours pour en sortir victorieux ! Sur le plan humain, ces conflits sont avec les chefs des prêtres, les Pharisiens, les principaux parmi les Juifs. Mais sur le plan spirituel, ce sont des conflits avec "les princes de ce monde de ténèbres", "les puissances et les esprits mauvais qui sont dans les régions célestes". Conflits entre la lumière et les ténèbres. l’esprit et la chair, l’amour et la haine, la vie et la mort, mais avant tout et surtout, conflit entre la FOI et L'INCRÉDULITÉ.

Le but de l’évangile de Jean

D’après Jean 20.30 et 31, le but de tout cet évangile, c’est de nous amener à CROIRE QUE JÉSUS EST LE CHRIST et par cette foi qui est un engagement total de ce que nous sommes, de ce que nous avons et de ce que nous espérons être et avoir dans l’avenir, à la Personne divine du Christ — nous aurons LA VIE, au Nom même de ce JÉSUS, le FILS DE DIEU. 

La vie éternelle, c’est cette Vie de Christ, qui nous est donnée et que nous recevons, comme un Don gratuit, ineffable. C’est la lumière du ciel venant habiter dans le cœur du croyant.

I)- Une Lumière qui donne la Vie - (Jean I.1-5)

Dans cette introduction ou "Prologue" — de l’évangile de Jean (chapitre. 1.1-18), il est à noter quelques points de ressemblance avec le début du livre de la Genèse, là "Au commencement. Dieu créa ... La terre était informe ... Ténèbres à la surface de l’abîme.
L’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut". Ici : "Au commencement était la Parole (ou : Le Verbe) ... La Parole était Dieu .., Toutes choses ont été faites par elle .,. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes", Création, Lumière, Vie. Cela, par le moyen de la Parole créatrice. Le Verbe (en grec "Logos"), c’est l’expression extérieure d’une pensée intérieure, une personnification de l’action de Dieu dans le monde. Le "Verbe", c’est Christ, en tant qu’Agent intermédiaire dans la Création. (Voir aussi Hébreux 1.1-4).

Il convient de remarquer, dans le chapitre 1 de la Genèse, que le premier acte de création de Dieu a donné naissance à la Lumière (v. 3 et 4). Avec l’esprit de Dieu qui ce mouvait au-dessus des eaux, cette Lumière était le premier témoin et la première manifestation de la Vie, dans la Création, Elle parlait de beauté, de puissance, d’amour agissant. 1 Jean 1.5 affirme que DIEU EST LA LUMIÈRE, et Jean 1.4 déclare que dans le Verbe "était la Vie, et la Vie était la Lumière des hommes".

Enfin, Jean 1.5 proclame l’issue victorieuse du conflit Ténèbres/Lumière : "La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue — ou plutôt : N’ont pu s’en emparer" ou encore : "N’ont ont pas eu raison" — Ici, une anticipation du matin de Pâques est donnée : Ténèbres et Mort sont vaincues par la Lumière et la Vie. Donc, plus d’anathème ! Lire Apocalypse 22.1-5.

II)- Une Lumière impartiale - (Jean 1.9-13)

A) La véritable Lumière apparaît (V.9)

Jésus est appelé ici "la véritable lumière". Il est venu, en effet, environné de la gloire du Seigneur la seule Lumière qui soit bien réelle pour éclairer tout homme, quel qu’il soit. Heureux alors ceux qui peuvent dire avec saint Paul : "Dieu qui a dit La Lumière brillera du sein des ténèbres ! A fait aussi briller sa lumière dans nos cœurs, pour nous faire connaître la splendeur de la gloire de Dieu, qui rayonne sur le visage de Jésus-Christ". (2 Cor. 4.6)

B)- Condition à remplir pour en être éclairé. (V.10-12)

La Lumière est venue chez les siens — c’est à dire ceux qu’elle avait créés pour lui appartenir — mais eux ne l’ont ni reconnue ni reçue.

Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas rempli la condition nécessaire à cela : Leurs pensées ont été remplies par des visions de leur propre gloire.

A la Lumière, ils ont préféré les ténèbres, parce que leurs œuvres étaient mauvaises (Jean 3.19). Pour être illuminé de la Lumière qu’est Christ, il faut la recevoir. l’accueillir. C’est ce qu’ont refusé de faire les Juifs, et tant d’autres avec eux, qui n’ont pas cru en Son nom (v. 12). D’où le péché et son cortège d’indicibles misères, dans le monde.

C)- Le résultat de l’accueil de cette Lumière. (V.12-13)

Le plan de Dieu est aussi simple qu’il est glorieux : par la foi au Nom de Christ, quiconque (Juif ou Grec) peut recevoir le pouvoir — ou mieux : L’autorité, ou : Le droit d’être fait enfant de Dieu, en étant né de Lui, de par une nouvelle origine de Vie. 

Quel miracle extraordinaire, incompréhensible à l’entendement humain ! Ce n’est pas ici une question de sang, de race, d’hérédité, de décision d’homme. C’est en vertu d’un acte souverain du Dieu Créateur, qui est Vie et Lumière en Christ, le Verbe divin. Et cela, par l’action du Saint-Esprit, insufflé en nous. 

Pour mieux mesurer l’immensité de ce privilège, lire Ephésiens 2.1-19 - Romains 8.17 - Jean 14.2 - 1 Thess 4.17 - Psaume 91.1-4.

III) Une Lumière glorieuse 'Jean 1.14-18)

Dans ces versets, on voit se réaliser la prophétie d’Esaïe 7.14 "Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel". Emmanuel, c’est à-dire "Dieu avec nous". 

La Parole, faite chair, en venant habiter — littéralement : en "dressant tabernacle", ou "en campant sous tente" — parmi nous, a manifesté la gloire de Dieu au milieu des hommes. 

Comparer avec Exode 40.34, où la nuée lumineuse, symbolisant la Présence divine, a couvert la tente d’assignation puis a fait apparaître la gloire de L’Éternel, remplissant le tabernacle. Ainsi Jésus, venu habiter passagèrement dans un corps de chair, était "plein de grâce et de vérité" par Lui, nous avons pu contempler la gloire de Dieu. C’est cette vision glorieuse de Lumière et de Vie entretenue par le Saint-Esprit, qui permet à l’enfant de Dieu de garder jalousement les privilèges que lui confèrent ses droits de fils.

Par l’incarnation — la Parole devenue chair , Christ qui était immortel a revêtu notre mortalité, afin de nous faire accéder à l’immortalité, Il a vécu et Il est mort afin que nous puissions mourir, tout en vivant par lui. 

Faut-il s’étonner qu’un chant d’allégresse résonne dans nos cœurs ? Quelle grâce et quelle gloire !

IV)- La Lumière espérée et pleinement digne d’être crue (jean 8.2-18)

A) Majestueuse affirmation de Jésus. (V. 12)

Ce passage constitue comme un développement de Jean 1.4 et 9. 
Aussi, il donne corps à l’antique prophétie d’Esaïe 8.23 à 9.1. Christ est la Lumière annoncée aux hommes de la terre, qui vivaient dans les ténèbres et ses angoisses. 

A ceux qui habitaient dans "le pays de l’ombre de la mort", il a été donné de voir briller cette "grande Lumière".

De son côté le prophète Malachie (4.2) avait prédit que bientôt se lèverait "le Soleil de justice, dans les ailes duquel serait la guérison". Enfin Siméon, accueillant dans ses bras l’enfant Jésus, au temple de Jérusalem, déclarait que ses yeux voyaient en lui le salut de Dieu, préparé pour être, devant tous les peuples, la lumière qui doit éclairer les nations (païennes), et la gloire du peuple d’Israël (Luc 2.30 à 32).

Dans Jean 8.12, Jésus affirme ce qu’il est en Lui-même, plus ce qu’il est par rapport au monde : Lumière, puis source de lumière pour tous les hommes, dans le monde entier. 

De cette lumière du "Soleil de justice", procurent pour tout homme qui croit, Vie, Salut, Guérison, Gloire Éternelle.

B) Misérables chicaneries de Pharisiens (V.13-18)

Les Pharisiens, craignant de se voir dépossédés de leurs prérogatives, se cabrent et ripostent. Jésus dénonce sans ménagement leur incompétence spirituelle leurs jugements sont "selon la chair" (v. 15). 

Assurément, les yeux de ces Pharisiens étaient aveuglés par leur vaniteux péché. Quiconque est venu à la Lumière, et l’a reçue, n’a plus besoin de témoignages extérieurs pour étayer sa foi en Dieu et en Son Verbe. Il Sait qu’il voit. Et cela lui a suffit ! (Jean 9.25)

adra

 

L'espérance

Lecture : 2 Corinthiens 4.1 à 5.10

Peu de sermons ont été prêchés sur le sujet de l’espérance et parfois des prédicateurs en parlent comme un genre de petite foi. Mais l’espérance chrétienne est une possession très réelle et comme un chant le dit : "Mon espérance n’est basée sur rien moins que le sang et la justice de Jésus". Elle trouve sa source en Jésus et en ce qu’il fera pour nous.

La Source de l’Espérance - (2 Corinthiens 4.1-7)

Il n’y a rien d’incertain au sujet de cette espérance. Bien qu’il soit vrai que nous ne connaissons pas le temps de son accomplissement (la vie à venir après la mort), nous sommes certains qu’elle s’accomplira. Paul avait établi ce fait dans sa première épître aux Corinthiens quand il prouva que la résurrection de Jésus était nécessaire à une espérance de vie au-delà du tombeau. il dit : "Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes" (1 Corinthiens 15.19).

C’est tragique que tant de personnes ne comprennent pas et n’acceptent pas cette glorieuse espérance. Paul déclare que "le dieu de ce monde a aveuglé l’intelligence des incrédules, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ" (2 Corinthiens 4.4). 

Pour comprendre ici l’argument de Paul, retournons au troisième chapitre de ce même livre où l’apôtre parle de la gloire de Dieu révélée au Sinaï et aussi sur le visage de Moïse. Les Israélites demandèrent à Moïse de placer un voile sur sa face parce qu’ils ne pouvaient voir cette gloire. 

Les hommes mettent sur leur visage un voile d’incrédulité, peut-on dire, et ils ne peuvent ainsi voir la gloire du Christ ressuscité. Cela rend possible à Satan d’aveugler encore davantage leur entendement.

Souvenons-nous cependant que si la cause de l’aveuglement est Satan, c’est l’incrédulité volontaire des pécheurs qui leur fait repousser l’Evangile.

Notez l’humilité de Paul quand il dit "Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, c’est le Seigneur Jésus-Christ que nous prêchons" (2 Corinthiens 4.5). Il donne toute la gloire à Dieu, rapprochant cela de la création. Tout comme Dieu au commencement a dit : "Que la lumière soit" et l’amena à l’existence, ainsi Dieu a laissé briller la glorieuse lumière de l’Evangile dans le cœur de Paul et maintenant par lui dans les autres.

Employant une autre figure de langage, Paul déclare que ce trésor de gloire se trouve dans des « vases de terre ». Il n’essaya jamais de s’exalter. Rappelons-nous toujours que Dieu peut nous employer le plus quand nous Lui donnons la gloire.

Le Triomphe de l’Espérance - (2 Corinthiens 4.8-18)

Ces versets nous permettent de jeter un regard dans la vie de l’apôtre Paul et dans quelques-unes des épreuves qu’il endura : "Troublé, dans la détresse ... persécuté ... abattu ... Portant ... la mort de Jésus". Pas une image agréable, n’est-ce pas ? Des croyants peuvent avoir imaginé que ce serait une grande chose que d’avoir un ministère comme celui de Paul; dans ce cas, ils devraient jeter un regard à ce que cela a coûté à cet homme.

Ne vous arrêtez pas simplement à la lecture des mots du paragraphe précédent. Car pour chacun d’eux, il y a une expression opposée qui explique pourquoi Paul ne se laissa pas décourager, en dépit de tous ses ennuis.

S’il était pressé de toute manière, il n’était pas réduit à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir, persécuté, mais non abandonné; s’il "portait la mort de Jésus" la vie de Jésus se manifestait en lui. 

Quel exemple extraordinaire — un croyant qui pouvait triompher des circonstances.

Maintenant nous pouvons venir au cœur de ce qui faisait vivre Paul si triomphalement. C’était vrai qu’il était encouragé parce que dans toutes ses épreuves il avait la présence de Dieu et il savait qu’en dépit de tous ses ennuis, il faisait quelque chose d’autre qui rendait Paul capable d’être vainqueur, Il possédait l’espérance de la gloire Éternelle.

Paul était certain de la résurrection. Qu’est-ce que cela pouvait lui faire de mourir pour l’Evangile ? Sa vie réelle était au-delà de la tombe. Il risquait sa vie pour en gagner d’autres au Seigneur, mais il savait que beaucoup de ceux-ci partageraient avec lui les gloires du temps de la résurrection.

Peut-être qu’au-dessus de tout autre chose, Paul avait reçu une vision de la gloire qui l’attendait dans la vie à venir. C’était sa conviction que les choses temporelles, de cette vie, ne sont pas à comparer avec les choses éternelles et ce qui est éternel est le plus important.

NDLR : Fortifiez-vous et que votre cœur s’affermisse, vous qui espérez en l’Eternel.(Psaume 31.24)

Le But de l’Espérance - (2 Corinthiens 5.1-10)

Dans le chapitre 5, l’apôtre Paul continue sa ligne de pensée. Il commence avec les mots triomphants "nous savons". Ce n’était pas une vague anticipation : son espérance était basée sur des faits dont il était sûr. Dans ce passage, Paul glisse dans une métaphore par laquelle il illustre ce qu’il veut dire concernant la vie future. Il décrit son corps terrestre comme une tente, une structure temporaire; il se réfère alors au genre de corps qu’il aura dans la vie à venir comme une construction, quelque chose de permanent.

Si nous pouvions saisir la véritable signification de ce que Paul dit ici, le point de vue de la mort que nous avons pour la plupart serait profondément changé. Bien que ce soit vrai qu’on ne peut s’empêcher de regretter un bien-aimé quand il quitte cette vie, le point de vue chrétien devrait cependant être entièrement différent de celui du monde.

Illustrons-le de cette façon : Supposez que vous vivez avec un ami dans des tentes dans une contrée septentrionale. Supposez qu’il ait vécu dans cette tente pendant des années, et qu’elle ne lui ait donné qu’une pauvre protection contre les vents d’hiver. Supposez que cette tente soit devenue vieille et qu’avec l’écoulement du temps elle ne puisse plus garantir une protection adéquate contre les éléments. Supposez alors que, par un heureux hasard, cet ami reçoive un héritage qui inclut une nouvelle et magnifique maison dans une partie du monde qui jouit d’un climat délicieux. Il reçoit également des revenus suffisants qui pourront combler tous ses besoins et au-delà. Il devrait naturellement faire le voyage vers ce nouvel endroit; mais en une nuit, en voyageant par avion, il pourrait atteindre cet endroit nouveau. Même si la compagnie de votre ami vous manquerait, vous ne pourriez quand même pas être rempli de tristesse à son départ — spécialement si vous saviez que vous pourrez le suivre dans le même genre de circonstances heureuses avant peu ?

C’est ce que Paul essaie de dire dans ce passage de l’Ecriture. Il décrit nos corps comme des tentes parce que nous sommes temporaires. Dans le monde à venir, Dieu prépare une demeure pour chacun de nous, quelque chose qui ne passera jamais et qui surpassera notre état présent plus que nous pouvons le décrire ou même l’imaginer. Nous ne pouvons nier qu’en vieillissant nos corps deviennent de moins en moins une habitation convenable pour notre âme. Au moment où nous naissons, nous commençons à mourir. Mais quelle "demeure" Dieu a bâti pour ceux qui L’aiment.

Paul savait que ce transfert d’une tente à une demeure pouvait se faire d’une de ces deux manières : Soit par la mort et alors la résurrection à la venue de Christ, soit à l’enlèvement, si nous sommes encore vivants quand Jésus reviendra. Comme beaucoup qui croient à la seconde venue de Christ, Paul espérait vivre jusqu’à ce moment-là. Mais en réalité, cela lui importait peu, car il avait le même point de vue à longue échéance que Dieu. En outre, il savait que s’il devait mourir, il serait immédiatement présent avec le Seigneur, Celui qu’il aimait.

La première ambition de l’apôtre (et elle devrait être la nôtre) ne concernait pas ce qui lui arriverait, mais ce qui arriverait en lui. Selon les versets 9 et 10, le premier intérêt de Paul était de vivre d’une telle façon que son apparition devant le tribunal de Christ lui vaudrait une récompense et non un blâme. Il savait qu’un jour il rendrait compte de ce qu’il avait fait dans son corps. Il voulait vivre d’une façon à plaire au Seigneur. Cela ne provoquait pas de terreur en Paul, car il savait que les choses qu’il avait faites pour la gloire de Dieu lui procurerait une récompense quand il se présenterait devant son Maître.

Pour avoir une liste des épreuves par lesquelles Paul passa, lire 2 Corinthiens 11.23-33.

Pour apprendre davantage concernant l’espérance de Paul, lire 2 Timothée 4.8 et Philippiens 1.20-21. Le dernier passage insiste sur l’attitude convenable qu’il faut avoir envers la vie et la mort.

adra

Le courage de David
 
Lecture : 1 Samuel 30.1-3 - 8-11 - 15-18

Il y a quelque chose de poignant, de douloureux parfois, dans les diverses circonstances parfois si dissemblables au milieu desquelles David s'est trouvé jeté, au cours de la période de sa vie que nous étudions ici. Sans qu'il se fût jamais révolté contre Dieu ni même contre Saül, David s'est trouvé souvent dans des situations qui ne lui ont pas fait honneur.

Tout homme a ses points faibles, et il n'est pas toujours facile à Dieu de nous faire apprendre la leçon d'une totale dépendance à Son égard.

Pour son compte, David ne comprit cette leçon que lorsque, pour s'arracher à l'emprise du roi Saül persécuteur, il eut vainement tenté de prendre personnellement en mains la direction des mesures destinées à assurer sa propre délivrance. 

De quelle lamentable confiance en lui-même on le vit alors témoigner ! Et son insuccès eut vite fait de le plonger dans le découragement le plus noir.

Par bonheur, David reconnut honnêtement sa défaite. Ce qui l'amena dès lors à se tourner résolument vers Dieu pour trouver la réponse et la délivrance attendues.

I)- La fuite en avant- (1 Samuel 27.1.12)

A)- La foi de David usée par la crainte. (V.1,2, ...)

Quels mots significatifs que ceux-ci : "David dit en lui-même ..." ! Les raisonnements et les déterminations qui suivent en découlent. 

Graduellement, la foi et la force spirituelle de David ont été minées par les échecs et les déceptions. Découragé, l'ancien vainqueur de Goliath oublie ses délivrances passées et son cœur, privé de gouvernail, le conduit aux errements du désespoir. 

Voir le contraste avec ses affirmations des Psaumes 63.7 et 57.1. 
Lire aussi dans 1 corinthien 10.12 et Ephésiens 6.16, les remèdes que l'apôtre Paul prescrit pour prévenir ou guérir une telle "maladie".

B) D'indignes façons d'agir. (V.8,10,12)

Voici David qui a rejoint les rangs des philistins : Pour assurer sa propre sécurité, le fils d'Isaï est passé au camp de l'ennemi! Une telle aberration est la triste conséquence d'un abandon des voies de l’Éternel. 

C'est par une manœuvre trompeuse que David obtiendra d'Akisch la ville de Tsiklag, laissant croire à ce roi que les incursions faites seraient conduites contre le peuple de Juda. Dieu ne peut mettre Sa bénédiction sur un tel esprit de mensonge. Quels pauvres témoins sont les chrétiens qui ont déserté le lieu où Dieu les avait appelés à se tenir !

II)- Un découragement accablant - (1 Samuel 30.1.4)

Le jour devait venir où les plans de David, si habilement établis, tourneraient à sa propre confusion. Les Philistins partirent en guerre contre Israël, et sans une miséricordieuse intervention de Dieu, David et ses hommes auraient été jetés malgré eux dans le conflit. Sur l'insistance de quelques princes, ils furent renvoyés à Tsiklag, où ils purent mesurer la folie de leur frauduleuse attitude : "La voie des perfides est rude", dit en effet le livre des Proverbes (13.15). 

Les Amalécites avaient envahi et détruit la ville, n'y laissant que des cendres; les femmes et les enfants avaient été emmenés captifs. David était loin d'avoir à se féliciter des procédés astucieux qu'il avait imaginés. Avec le peuple, il ne lui restait plus qu'à pleurer, jusqu'à l'épuisement. Le sourire de Dieu n'est pas accordé à ceux qui, sciemment refusent de connaître et de faire la volonté du Très-Haut.

III)- Une foi sous-jacente redresse la situation - (1 Samuel 30.6-8)

A) L'heure de la crise pour David (V.6-7)

L'heure est atrocement sombre pour le fils d'Isaï : Dans une situation troublante, sans issue, David se voit sur le point d'être lapidé par ceux là mêmes qui avaient fait de lui leur idole. 

Combien le cœur naturel de l'homme est inconstant ! Assurément, David s'était mis dans une situation gravement répréhensible. Mais c'est précisément dans l'épreuve qu'apparaissent, dans toute leur grandeur, l'amour et la fidélité. 

Aimer comme Christ a aimé; aimer dans la prière, devant Dieu, ceux de Ses serviteurs qui ont eu des faiblesses; aimer plutôt que critiquer ou blâmer : Telle doit être la voie du Chrétien, celle que Dieu bénit, en donnant la victoire, en nous rendant "plus que vainqueurs". (Cf. Romains 8.35-39.)

B) Son assurance restaurée. (V.6-8)

"Mais David reprit courage, en s'appuyant sur l’Éternel". Revenu se placer sur le terrain de la foi, David s'enquit du conseil de Dieu auprès du sacrificateur Abiathar (v. 7). Que l'on soit dans l'adversité ou dans la prospérité, on a vite fait un faux-pas quand on a oublié la nécessité d'être guidé par Dieu. 

En consultant Dieu, dans la foi, Il nous honore et nous Réponds en nous donnant Sa pleine assurance.

Lire Esaïe 30.21 : "Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira : Voici le chemin, marchez-y". C'est ce que Dieu fit pour David, lui donnant, avec la certitude de la victoire, les moyens de l'obtenir. "Poursuis, car tu atteindras et tu délivreras". 1 Samuel 30.8

IV)- Retournement des circonstances de l'action - '1 Samuel 30.9.11,15,18)

A) Une poursuite difficile (V.9.10)

La foi et le courage de David furent contagieux. Fort de l'assurance qu'il avait reçue du Seigneur, il rallia ses hommes autour de lui et se mit à poursuivre les Amalécites. La route était difficile et la troupe fatiguée. Mais désormais, on envisageait les difficultés sous un autre angle. La foi s'était emparée des cœurs, et même si un tiers des soldats étaient physiquement inaptes à la traversée le tumultueux torrent de Besor, les autres n'en furent pas découragés mais continuèrent la poursuite avec une nette détermination.

B) Une providentielle découverte. (V.11,15)

Les Amalécites avaient trois jours d'avance sur David mais de façon toute providentielle, les troupes de David rencontrèrent un esclave égyptien, à moitié mort d'épuisement, qui avait été abandonné par ses maîtres amalécites. 

David le fit traiter avec bonté. Cet homme apporta d'utiles informations à David, pour lui permettre de continuer sa poursuite. 

C) Un ennemi surpris. (V.16-18)

Conduits par cet esclave égyptien, David et ses hommes furent rendus capables d'attaquer par surprise les Amalécites sans méfiance. Pour célébrer leur victoire, ceux-ci s'étaient gavés de nourriture et de boissons fortes, ce qui les mettait à la merci des troupes, cependant moins nombreuses, de David. 

Non seulement les Amalécites furent battus, mais ils durent restituer tout ce qu'ils avaient emporté de Tsiklag. Victoire complète, par conséquent!

V)- Un témoignage magnanime - (1 Samuel 30.26)

Non seulement la foi et le courage renouvelés de David l'amenèrent à ordonner à ses hommes de rendre tout honneur à Dieu, mais ils lui firent se souvenir des amis qui l'avais jadis aidé quand il fuyait devant Saül. Assurément, ils avaient été dépités lorsque David s'était enfui chez les Philistins. 

Pour se racheter de cet acte indigne, semble-t-il, non seulement David refuse de s'enrichir personnellement des dépouilles de l'adversaire, mais il pense à ses anciens amis pour leur témoigner sa reconnaissance - tardivement sans doute - pour leur bonté d'antan; cela en leur faisant participer à ce butin, preuve manifeste de la bonté de Dieu à son propre égard.

Ce témoignage devint effectif après la mort de Saül. Les gens de Juda reconnurent que la main de Dieu avait été sur David en le couronnant roi à Hébron immédiatement.

adra

Victoire sur l'opposition

Lecture : Néhémie 4.1 à 5-19

Néhémie pouvait mettre la main à beaucoup de choses. li ne possédait pas seulement la capacité de prier, mais aussi de faire des plans. II était dévoué non seulement à Dieu, mais aussi à ses devoirs. Sous sa direction, le travail de reconstruction des murs avança convenablement. En fait, Néhémie était telle­ment à même d’inspirer les gens, depuis les souverains sacrificateurs et les chefs de la ville jusqu’aux personnes les plus humbles, que les murs furent reconstruits en cinquante deux jours exactement.

Cela ne se fit pourtant pas sans problèmes. Irrités parce que le travail avançait si bien, certains ennemis firent leur apparition, essayant de contrecarrer les plans de Néhémie. Ce furent Sanballat, le gouverneur de Samarie et ses deux associés. Tobija l’Ammonite et Geshem l’Arabe. Ils lancèrent leurs attaques de différentes façons, mais ils ne réussirent pas, parce que Néhémie fit face à l’opposition avec courage, foi et action.

L’opposition de l’extérieur - (Néhémie 4.1-23)

Une des armes les plus employées de Satan, et certainement une des plus effectives est le ridicule. Sanballat et ses amis l’employèrent pour commencer. "A quoi travaillent ces Juifs impuissants ?". Ils insultèrent les travailleurs. Ils attirèrent l’attention sur les monceaux de détritus. Sanballa se moqua en disant : "Si un renard s’élance, il renversera leurs murailles de pierres".

Mais le ridicule de ces ennemis de l’oeuvre de Dieu n’eut aucun effet sur Néhémie. Il n’était pas le genre d’hom­mes dont on se moque parce qu’il faisait ce qu’il savait être la volonté de Dieu. li fallait plus que des plaisanteries jalou­ses noir l’arrêter.

Les ennemis samaritains espéraient produire la crainte et la division dans les rangs des Juifs par le ridicule, mais ils échouèrent. Ils avaient sous-estimé la foi et le courage de Néhémie.

Comment Néhémie agit-il devant cette attaque ? II employa la prière comme arme principale pour repousser l’ennemi. Il savait qu’il faisait l’oeuvre de Dieu et c’est pourquoi il pouvait s’attendre à l’aide de Dieu. Au travers du livre de Néhémie, nous trouvons des prières de cet homme de Dieu. Quand un problème se posait, Néhémie avait recours à la prière. Néhémie 4.9 dit : "Nous priâmes notre Dieu". il est possible que Néhémie convoqua une réunion de prière spéciale à cause de la situation.

Sage est l’individu, sage est l’Église qui fait de la prière sa première ligne de défense. Après tout, notre véritable combat n’est pas contre la chair et le sang. Satan est notre véritable ennemi. Naturellement, il emploie parfois des hommes, mais nous devons les reconnaître comme n’étant que les agents de Satan et que celui qui est derrière est notre ennemi réel.

Quels mots pleins d’inspiration suivent la prière de Néhémie au chapitre 4 "Nous rebâtîmes la muraille, qui fut partout achevée jusqu’à la moitié de sa hauteur. Et le peuple prit à cœur ce travail". Néhémie employa l’arme appelée "travail" avec la prière, et avec la volonté et la détermination de réussir, et le peuple continua de bâtir le mur. Sous la stimulation de l’opposition de l’extérieur et de la prière de l’intérieur, le travail avança rapidement.

Quand les ennemis de l’oeuvre de Dieu virent que le ridicule ne servait à rien, leur colère augmenta et ils menacè­rent d’employer la violence pour empêcher le travail sur la muraille. Quelques personnes commencèrent alors à se décourager à cause de ces difficultés. La grande quantité de débris les empêchait de travailler. De fausses rumeurs commencèrent à se répandre que l’ennemi attaquerait bientôt. Les problèmes se multipliaient pour Néhémie.

Néhémie fit face aux problèmes avec son allant habituel et une préparation soigneuse. Le verset 14 révèle l’attitude double de Néhémie. Au sujet de l’ennemi, il dit au peuple : "Ne les craignez pas" Au sujet de Dieu, il dit "Souvenez-vous du Seigneur, grand et redoutable". En se rappelant l’assurance de l’aide de Dieu et Sa puissance, Son peuple n’avait pas à craindre l’ennemi.

Parfois des croyants travaillent avec cette idée qu’ils ne devraient rien faire, s’ils se confient en Dieu. Néhémie prouve que cette idée est incorrecte. Il prépara tout pour prévenir une attaque de l’ennemi. En outre, même avec de grands handicaps, il continua de pousser de l’avant le travail de construction. Il fit des plans soigneux et conduisit les gens à faire ce qu’ils pouvaient. Mais en plus de tout, il se confia en Dieu en disant "Notre Dieu combattra pour nous" (Néhémie 4.20).

Jamais travail ne fut fait sous de plus difficiles circonstances. D’une main, les ouvriers tenaient leurs outils pour bâtir le mur et de l’autre ils tenaient une arme en cas d’attaque soudaine. Les ouvriers étaient assez éloignés les uns des autres sur la muraille; alors, Néhémie établit un système d’alarme. Un homme avec une trompette se tenait près du gouverneur pour donner le signal en cas d’attaque.

Ces préparatifs produisirent un bon résultat. Quand l’ennemi vit la vigilance du peuple de Dieu, il abandonna ses essais d’empêcher le travail au moins temporairement.

Opposition de l’intérieur - (Néhémie 5.1-13)

Nous considérons l’opposition extérieure comme notre plus grand problème. Mais l’opposition intérieure peut même être plus mortelle, il y a même plus de dangers pour l’Eglise de l’intérieur que de l'extérieur. Les faillites de soi-disant chrétiens ont fait plus de tort à la cause de Christ que toutes les persécutions que l’Église a eu à supporter.

Les gens du pays passaient par un temps de grande tension. La plupart des gens étaient pauvres. La famine était venue dans le pays, et pour payer leurs taxes au roi de Perse, certaines personnes avaient été obligées de mettre en gage leurs terres, leurs vignes et leurs maisons. Même certains avaient été forcés de vendre leurs enfants comme esclaves afin de se procurer le nécessaire pour vivre.

Le peuple réclama contre le fait de vendre leurs enfants qui leur étaient aussi chers que ceux de leurs frères plus riches pourtant, à cause de leur pauvreté, ils étaient en danger de perdre leurs propriétés aussi bien que leurs enfants.

Néhémie avait de forts sentiments et il s’indigna justement contre cette pratique. "Je fus très irrité lorsque j’entendis leurs plaintes et ces paroles-là, dit-il" (Néhémie 5.6). Comment le peuple du pays pouvait-il s’attendre à ce que Dieu pourvoie à leurs besoins s’ils ne Lui obéissaient pas ? Longtemps auparavant, Dieu avait défendu à Son peuple de prêter à leurs frères et spécialement d’exercer l‘usure sur ce prêt. En opprimant leurs frères plus pauvres, ils ignoraient et négligeaient l’esprit même de fraternité.

Néhémie était un homme droit. Il croyait à l’action. Avant tout, nous est-il dit, il réfléchit. D’habitude il est bon de discuter de la question avec les autres, nais Néhémie sentit que c’était une situation qui n’exigeait pas de discussion.

Le gouverneur Néhémie convoqua une assemblée publique. Courageusement, il réprimanda les nobles et les chefs devant tous. Il nomma leurs péchés et il leur demanda de faire ce qui était correct en rapport avec leurs frères.

Néhémie n’aurait pas été dans la posi­tion de pouvoir le faire s’il n’avait pas lui-même montré le bon exemple. Il avait employer son argent pour aider à rache­ter quelques Juifs qui avaient été vendus aux païens. II était évident que ce n’était pas correct pour ces mêmes personnes d’être vendues à leurs frères. Néhémie trouva une magnifique raison de faire ce qui est convenable : "Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu pour n’être pas insultés par les nations nos ennemies ?" (Néhémie 5.9). Nous devrions faire ce qui est correct, naturellement, simplement parce que c’est correct. Mais il y a une raison supplémen­taire de témoignage que nous offrons à ceux qui ne connaissent pas notre Dieu.

La réprimande porta effet. Ceux qui avaient péché de cette façon firent restitution et promirent de ne plus pécher dans ce sens. Pour renforcer cette promesse, Néhémie leur fit faire serment qu’ils accompliraient leur promesse.

Néhémie nous présente un exemple vivant de la façon dont nous devons nous conduire en face de l’opposition. Nous devons d’abord présenter la question au Seigneur dans la prière. Ensuite, nos actions doivent basées sur la Parole de Dieu. Et nous devons être droit en arrivant à la décision finale. Et, ce qui est très important, nous devons agir d’une manière qui amènes les autres à avoir confiance en nous.

adra

 

Quel est le secret d’une vie chrétienne victorieuse ?

Lecture : Jean 5.1-15

Hébreux 11.6 déclare que sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, car dans l’acte même de venir à Lui, nous devons croire qu’il existe et qu’il répondra à notre recherche. En faisant la liste des vertus chrétiennes, l’apôtre Pierre, dans 2 Pierre 1, nous exhorte de commencer par la foi et d’y ajouter les autres vertus.

La Victoire par la foi - (1 Jean 5.1-5)

Au travers de son évangile, l’apôtre Jean met en avant l’importance de croire en Christ, il insiste aussi sur cela dans sa première épître et spécialement dans la partie que nous considérons maintenant.

Ce n’est pas à un genre de foi vague que Jean se rapporte ici. Le verset 1 déclare que nous devons croire que Jésus est le Christ. Le résultat en est la nouvelle naissance qui, à son tour, produira d’autres résultats.

La nouvelle vie qui vient par la foi en Christ nous conduit à aimer "celui qui l’a engendré" (verset 1), et à aimer aussi les autres qui sont nés de Dieu. Nous faisons maintenant partie de la même famille.

Nous avons les mêmes objectifs et les mêmes intérêts

L’amour produit par la foi en Dieu est différent de celui de nos affections naturelles et de nos préférences. Cela nous amènera à obéir à Dieu et même à trouver "que ses commandements ne sont pas pénibles" (verset 3).

Nous qui sommes nés de nouveau par la foi en Jésus, nous trouverons que cette foi est une source de victoires. Pour résumer tous les obstacles qui nous empêchent d’accomplir la volonté de Dieu, Jean n’emploie qu’un mot : "le monde".

Par cela, il veut dire que toute la création est affectée par la chute de l’homme. Et Cela signifie que le monde autour de nous est organisé selon les principes qui tordent les plans de Dieu.

Mais nous ne devons pas craindre. La même foi nous aidera aussi à être victorieux sur le "monde" qui est opposé à Christ et à Sa foi.

Le Témoignage de la foi - (1 Jean 5.6-12)

A ce moment, Jean fait intervenir le témoignage de l’eau et du sang. Au baptême de Jésus au Jourdain, le Père reconnut publiquement Jésus comme son fils. La purification du cœur des hommes par le sang de Christ, versé au Calvaire, est aussi un témoin.

Pourquoi Jean fait-il ceci ? Inspiré par l’Esprit, il nous dit que la foi qui remporte la victoire est plus qu’une attitude mentale. En plus du rapport du passé, nous avons aussi le témoignage de l’Esprit continuellement présent avec les croyants.

Ce témoignage est effectif dans notre expérience. Quand nous recevons Christ comme Sauveur, nous avons le témoignage en nous-mêmes. Le Saint~Esprit nous donne l’assurance que nous sommes fils de Dieu. Ensuite, comme nous continuons à croire et à agir dans la foi et dans l’obéissance, nous continuons d’avoir son témoignage avec nous.

Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi.

L’Assurance par la foi - (1 Jean 5.13-15)

Quelle confiance nous pouvons avoir de la vie éternelle ! La vie éternelle est en Christ, et en Le recevant, nous recevons cette vie.

En outre, nous avons confiance et assurance dans la prière. La seule exigence pour nous est que nous demandions selon la volonté de Dieu. Si nous le faisons, nous avons la promesse qu’il entend et en plus, la promesse que s’il entend, Il répond. C’est ce qui change l’espérance et le désir en une foi qui est certaine.

Vous découvrirez l’importance de la foi en examinant des passages tels que Ephésiens 2.8-9 - Romains 10.9,10,17.

Jean insiste sur le fait que la vie spirituelle dont nous avons besoin est dans le Fils de Dieu. Voyez ces références dans son évangile : Jean 5.26 - 10.10 et 14.6.

adra


 

Quel est le vrai succès dans la vie d'un Homme ?

Lecture : Luc 12.13-34

Dans toute la Bible, on ne trouve le mot "succès" que dans Josué 1.8. Là, Dieu ordonne à Josué de méditer sa Parole et de lui obéir, et alors Dieu lui dit : "Tu auras du succès dans tes entreprises".

En commençant une nouvelle année, nous pouvons nous demander ce que contient le futur et s’il sera bon. Dans le passage de l’Écriture devant nous, en continuant d’étudier l’Évangile de Luc, nous trouvons les principes que Jésus a donné à ses disciples pour obtenir du succès. Les disciples de Christ, doivent avoir un point de vue différent de ceux qui vivent pour ce monde. Jésus parle de cet homme qui était riche selon le point de vue du monde, mais pas pour Dieu.

La Folie de l’Envie - (Luc 12.13-21)

Pendant qu’un jour Jésus parlait à la multitude, un homme l’interrompit plutôt brutalement. Le sujet qu’il introduisit ne se trouvait en aucune façon en rapport avec l’enseignement de Jésus. "Maître", lui dit-il, "dis à mon frère de partager avec moi notre héritage".

Puisque la rudesse de l’homme se manifestait devant la multitude, Jésus le reprit aussi ouvertement et dit : "O homme, qui m’a établi pour être votre juge ou faire vos partages ?". L’homme n’avait pas prêté attention à l’enseignement de Jésus, Il était absorbé par ses propres griefs. Et ainsi, il avait une fausse idée de ce que Jésus était venu faire. Jésus établissait de grands principes de justice, de miséricorde et d’amour, mais n’essayait pas de forcer les hommes à les appliquer. Il laissait les questions légales aux autorités civiles.

L’homme qui avait besoin de cette réprimande dut être surpris lorsque Jésus lui parla ainsi. Au lieu de se laisser prendre pour être juge entre cet homme et son frère, Jésus s’occupa du problème de base de la vie de cet homme. Et il prit aussi l’occasion d’avertir toute la foule, car cet homme n’était pas le seul qui devait être repris pour la convoitise.

La convoitise, dit Jésus, est un péché dangereux. En accordant trop d’attention aux affaires de cette vie, nous pouvons perdre de vue les valeurs éternelles. Et la convoitise est un péché si subtil qu’il peut envahir nos vies sans que nous le sachions. Certains péchés peuvent se reconnaître instantanément, mais pas la convoitise. Et le danger supplémentaire de ce péché, c’est qu’il conduit à d’autres péchés. Ce n’était pas étonnant que Jésus le dénonce.

Cet avertissement est aussi d’actualité que du temps du Seigneur. C’est un péché que Dieu hait et il le compare à l’idolâtrie. Reconnaissons-le pour ce qu’il est : une manifestation de la nature charnelle qui ne devrait pas contrôler la vie chrétienne.

Comme Jésus le faisait souvent, il raconta une histoire vivante pour illustrer la vérité dont il parlait. Il parla d’un certain riche fermier qui devint très prospère. Dans son avidité, il décida d’abattre ses greniers et d’en construire de plus grands pour y amasser sa moisson grandissante. Alors, il se reposerait et se relaxerait, sûr de son futur.

Au premier abord, il peut sembler étrange que Jésus appelât cet homme insensé, puisqu’il avait d’admirables qualités. Il était industrieux et Dieu ne désire certainement pas que nous soyons paresseux. Il était économe, car il ne gaspilla pas ses biens. Il était sage en faisant des plans pour le futur. La plupart des gens l’auraient considéré comme un bon exemple.

Pourquoi alors Dieu appela-t-il cet homme un insensé ce n’était pas parce qu’il était riche. La Bible ne dit pas que c’est un péché d’être riche. C’est l’amour de l’argent - une mauvaise attitude à son égard - que Dieu condamne.

Voici les attitudes qui montrent que cet homme était un insensé : 

1) Apparemment, il ignorait Dieu, le laissait hors de sa vie. Dans les versets 17,18 et 19, cet homme emploie les mots "je" et "ma ou mes" onze fois. 

2) Il ne semble pas avoir pensé aux autres bien qu’il puisse avoir employé ses richesses pour leur bien. 

3) Il ne montra aucun intérêt pour son âme et commit la faute de penser qu’il pouvait la satisfaire par des biens matériels. 

4) Il ne manifesta aucun intérêt pour l’éternité et agissait comme si la vie présente était la seule vie.

Quel choc pour cet homme quand Dieu lui parla et lui dit que cette nuit était sa dernière sur la terre. Bien qu’il se crut sage, Dieu l’appela insensé. Bien qu’il pensât avoir beaucoup d’années pour jouir de ses possessions, il apprit qu’il ne verrait même plus une autre aurore. Il pensait que ses possessions lui appartenaient, il apprit qu’il devrait les laisser à d’autres.

D’une manière dure, il apprit ce que devrions tous savoir : "Vous ne pouvez pas l’emporter avec vous". Au lieu de garder nos possessions, nous devrions les employer. Cette histoire devrait aussi nous enseigner la brièveté de la vie. Puisque la mort peut venir à tout instant, nous devrions toujours être prêts. L'homme sage, c’est celui qui est "riche en Dieu".

Jésus ne voulait pas seulement appliquer cette leçon uniquement aux riches. Tout homme qui a les mêmes attitudes, même s’il a peu de possessions, est un insensé.

La Sagesse de se confier en Dieu - (Luc 12.22-28)

Jésus continua d’appliquer les vérités de l’histoire. Il insista sur le besoin d’avoir une sage perspective de la vie. Combien d’ennuis nous nous épargnerions si nous suivions les conseils du Seigneur. Soyons sûrs, cependant, de ce que Jésus veut dire quand il avertit ses disciples "de ne pas se soucier pour leur vie". Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas faire de plans pour l’avenir. Mais bien plutôt que nous ne devrions pas nous mettre en souci et nous tracasser d’une manière inconsidérée. L’apôtre Paul dit dans 2 Thessaloniciens 3.10 que ceux qui ne veulent pas travailler ne devraient pas non plus manger.

Nous mettre en souci pour la vie ruinera notre santé. On a dit : "Ce n’est pas le travail qui tue les gens, mais les soucis. Le travail est sain; vous ne pouvez mettre sur un homme plus qu’il ne peut porter. Le souci est la rouille sur le fer".

Se mettre en souci est aussi une dépense d’énergie, car ce n’est pas nécessaire. C’est aussi décevant, car cela nous rend victimes de problèmes qui sont simplement des inventions de notre imagination. Et cela ne va pas avec la foi en un Père céleste qui nous aime.

Comment les chrétiens peuvent-ils se garder de cette pression d’anxiétés pour les choses matérielles qui semblent envelopper le monde en réalisant que cette anxiété ne peut nous aider d’aucune façon. Nous ne pouvons allonger notre taille en nous tracassant. Une autre réponse à l’anxiété, c’est de placer notre confiance en un Père céleste dont l’amour infini se dirige vers nous et qui s’occupera de nous. S’il prend soin des fleurs et de l’herbe des champs, combien ne prendra-t-il pas plus soin de ses enfants.

La Valeur des vrais Trésors - (Luc 12.29-34)

Jésus fit remarquer à ses disciples et à la multitude qu’il y a une grande différence - où qu’il devrait y avoir une grande différence - entre les croyants et les incroyants. Notez la répétition du mot "cherchez" dans les versets 29, 30 et 31. Les "païens du monde" se rapportent à ceux qui n’ont pas une connaissance intime de Dieu. Ils passent leur temps dans une recherche sans fin de ce qu’ils considèrent comme essentiel à la vie. Au contraire, le croyant sait que, bien que Dieu ne nous ait pas promis tout ce que nous voulions, il a promis de pourvoir à tous nos besoins. Il n’a pas seulement pourvu pour nous dans le présent, mais il a pourvu pour notre futur dans l’éternité aussi bien que dans cette vie. "Votre Père trouve bon de vous donner, le royaume" à dit Jésus. Si nous savions seulement tout ce qui est compris et inclus dans le "royaume", comme nos attitudes seraient différentes.

Le grand principe de la vie au sujet des choses matérielles, fait remarquer Jésus, est de placer le royaume de Dieu en premier. Alors, Dieu veillera à ce que toutes les choses nécessaires de la vie soient à nous. Philippiens 4.19 sera toujours vrai : "Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins".

 

adra

Les dons du Saint-Esprit

Lecture : 1 Corinthiens 12

Pour faire un travail convenablement, il ne suffit pas d'avoir de la bonne volonté, il faut encore des capacités. Celles-ci s'acquièrent par une formation adéquate plus ou moins longue.

Le chrétien, comme les autres, est soumis aux mêmes obligations. Il n'y a pas de solution miracle qui nous qualifierait sans formation préalable. Nous allons commencer à parler des dons du Saint-Esprit parce que l'apôtre Paul en a parlé à l'église de Corinthe. Mais, autant le dire tout de suite, les dons du Saint-Esprit ne sont pas le raccourci qui nous dispenserait de faire l'effort de bien nous former.

Il y en a encore trop qui le croient et qui encombrent parfois les œuvres chrétiennes parce qu'ils sont des incapables. J'ai lu récemment dans un bulletin de l'Union évangélique médicale et paramédicale ("Aimer et Servir") ce reproche, hélas justifié, à propos de la carence du personnel dans les œuvres chrétiennes : "La plupart de ces œuvres sont pauvres dans ce domaine. Nombre de cadres actuellement en fonction dans des postes de responsabilités n'ont pas le niveau culturel et technique voulu. L'expérience et le dévouement ne suffisent pas. A coté de quelques apôtres déployant un zèle admirable, les œuvres sont le refuge de multiples parasites profiteurs : ratés, paresseux, éducateurs gauchisants, incapables, revendicateurs, inadaptés sociaux investis d'un pouvoir usurpé". 

Un de mes anciens professeurs nous disait un jour : "Le Saint-Esprit a promis de venir en aide à votre faiblesse, pas à votre paresse". 

Nous devons donc nous préparer aussi soigneusement que les autres hommes pour toutes les tâches qui nous attendent, afin d'être qualifiés et de donner satisfaction à ceux qui nous emploierons. Notre témoignage en dépend.

Mais, ceci dit, il faut reconnaître que pour bien accomplir un travail pour le Seigneur, pour être en bénédiction, pour porter un fruit qui demeure, il faut autre chose que des qualifications humaines, si exceptionnelles soient-elles. L'œuvre de Dieu se situe sur un autre plan, plus élevé, spirituel. 

Pour que les gens soient capables de saisir la vérité qui sauve, il faut l'action du Saint-Esprit. Cette action s'incarne dans la vie des croyants et se manifeste en eux par les dons spirituels. Ainsi, parallèlement à une bonne formation technique, scientifique, pratique ou intellectuelle, le chrétien a besoin d'un équipement spirituel supplémentaire. Il va le trouver dans les dons que le Seigneur est prit à lui accorder. Les dons du Saint-Esprit ne nous font donc pas faire l'économie d'une solide préparation, ils ne sont surtout pas un appel à la paresse, à la négligence, à la nonchalance mais ils sont ce revêtement indispensable à tout homme qui veut marcher dans le monde comme témoin du Christ et parler, agir avec force et en toute humilité, au nom du Seigneur.

Les dons ne seront jamais recherchés pour eux-mêmes. Ils ne sont pas un but mais un moyen pour servir les autres, en servant le Seigneur.

Celui qui a reçu un ou plusieurs dons n'est pas un homme remarquable, mais responsable, selon cette parole de l'évangile : "A celui qui a beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé".

Il n'est pas question de recevoir les dons du Saint-Esprit avant d'avoir reçu, dans sa vie, le Saint-Esprit. La réception du Saint-Esprit est l'expérience initiale de tout chrétien qui met sa vie sous le commandement de Jésus-Christ en l'acceptant comme Sauveur et Seigneur. 

Il vient vivre en lui et le fait précisément par l'action du Saint-Esprit. Avant de toucher à la caserne les différentes parties de son équipement militaire, le jeune soldat doit d'abord avoir été régulièrement enrôlé dans l'armée. Avant d'être équipé spirituellement comme soldat de Jésus-Christ, il faut lui appartenir. C'est la thèse que l’apôtre Paul va développer, avant de passer à une description des différents dons spirituels. 

Voici la citation biblique :

"Frères, je désire que vous connaissiez la vérité au sujet des dons du Saint-Esprit. Vous savez que lorsque vous étiez encore païens, vous étiez entraînés irrésistiblement vers les idoles muettes. C'est pourquoi, je veux que vous en soyez bien convaincus : aucun homme dirigé par l'Esprit de Dieu ne peut dire : "Maudit soit Jésus!" et personne ne peut déclarer : "Jésus est Seigneur !" s'il n'est pas dirigé par le Saint-Esprit".

Voilà donc ce texte qui pose le principe de base : Il faut d'abord appartenir à Jésus-Christ et confesser son nom dans la dépendance du Saint-Esprit pour envisager un équipement spirituel adéquat. 

Aux remarques de apôtre je voudrais pourtant ajouter ceci : Paul ne connait pas encore une situation de tradition et de routine, tout est neuf. Nous sommes dans le premier siècle de l'ère chrétienne et l'apôtre écrit à Corinthe, une ville grecque, païenne. Dans ce contexte historique, les situations sont nettes, tranchées. Pour dire "Jésus est Seigneur", il faut avoir reconnu Jésus-Christ comme le Fils de Dieu, le Sauveur et le Seigneur de la terre. Et cela ne se peut que par l'illumination intérieure que donne le Saint-Esprit. 

Aujourd'hui, malheureusement, après 2.000 ans de christianisme, la tradition permet de parler de Jésus comme Seigneur sans que nécessairement le Saint-Esprit soit à l'œuvre dans le cœur de celui qui parle. 

Cette "confession" peut être simplement une leçon de catéchisme apprise par cœur, une vaine redite, vaine en ce qu'elle est vide de sens véritable pour celui qui la prononce. Car dire aujourd'hui: Jésus est Seigneur, c'est le laisser effectivement diriger toute notre vie.

Paul enchaîne en parlant maintenant des dons spirituels : "Il y a diverses sortes de dons spirituels, mais le même Esprit qui les accorde. 

"Il y a diverses façons de servir, mais c'est le même Seigneur que l'on sert. il y a diverses activités, mais c'est le même Dieu qui les produit toutes en tous". L'apôtre insiste ici fortement sur le principe de l'unité spirituelle : divers dons, diverses façons de servir, diverses activités MAIS le MÊME ESPRIT, le MÊME SEIGNEUR, le MÊME DIEU. 

Quelle chose étrange alors, de voir, au nom du Saint-Esprit, tant de chrétiens divisés, opposés entre eux, rivalisant dans leurs activités, jalousant le succès du voisin. Ont-ils vraiment le Saint-Esprit ? J'en doute fort puisque cet Esprit caractérise son activité en marquant toute chose du sceau de l’unité spirituelle autour de Jésus-Christ le Fils et de Dieu le Père.

Et voici enfin la liste donnée par Paul : "En chacun, l'Esprit se manifeste pour le bien de tous. L'Esprit donne à l'un de parler selon la sagesse et à un autre le même Esprit donne de parler selon la connaissance. Ce seul et même Esprit donne à l'un la foi et à un autre le pouvoir de guérir les malades. L'Esprit accorde à l'un de pouvoir accomplir des miracles, à un autre le don d'annoncer des messages reçus de Dieu, à un autre encore la capacité de distinguer les faux esprits du véritable Esprit. A l'un, il donne la possibilité de parler avec des mots étranges et à un autre la possibilité d'expliquer ce que signifient ces mots. C'est le seul et même Esprit qui produit tout cela. Il accorde à chacun un don différent, comme il veut".

Le Saint-Esprit est souverain. Il est la troisième expression du Dieu vivant, après le Père et après le Fils. Il n'est pas une simple influence, un fluide que l'on pourrait manipuler à sa guise. Le Saint-Esprit ne reçoit d'ordre que de Jésus-Christ et du Père. Les hommes n'ont pas à le commander, c'est plutôt lui qui les commandes. Le Saint-Esprit n'est pas au service des hommes, mais ce sont les hommes qui sont au service de Dieu par le Saint-Esprit. C'est ainsi qu'il nous distribue les dons spirituels, à chacun, en particulier, comme IL VEUT. Dans le grec original, le verbe "vouloir" employé ici est le plus fort de ceux qui sont à disposition dans le vocabulaire. C'est vouloir avec une intention délibérée, réfléchie, souveraine, autoritaire. 

Nous pouvons donc souhaiter recevoir tel don et le demander, mais ultimement, c'est lui, l'Esprit, qui décidera s'il nous l'accorde ou pas. Nous pouvons aspirer, mais pas exiger.

La liste que j'ai lue il y a un instant, est une parmi d'autres. Elle ne prétend donc pas être complète, exhaustive mais indicative. Elle nous montre dans quelle direction s'orientent les dons spirituels. Ils nous sont donnés pour mieux servir nos frères et les hommes en général. 

D'une certaine manière, on peut dire que la valeur d'un don est en fonction de sa capacité de bien servir les autres. C'est pourquoi certains parmi eux qui servent davantage à l'édification personnelle, comme le parler en langue, est moins important, moins utile que d'autres. Mais, de là à dire qu'il est désormais inutile, il y a un pas que nous ne franchirons pas. 

Certains dons sembleraient tellement utiles et pourtant ils sont si peu répandus, tels le don de guérison. Il y a tellement de malades, de nécessiteux dans ce domaine. Pourquoi le Saint-Esprit n'accorde-t-il pas davantage ce don ? Car tous ceux qui prétendent l'avoir ne l'ont pas nécessairement. Et déjà ceux-là sont peu nombreux. Il y a des mystères que nous ne sondons pas. C'est précisément parce que le Saint-Esprit distribue ces dons comme il veut, souverainement, que nous ne sommes pas autorisés à trop questionner. 

Dieu est libre d'accorder ou de ne pas accorder ces dons et ces grâces comme il l'entend sans devoir rendre compte à l'homme qui n'est que poussière. Si le Seigneur nous a refusé un don, il sait pourquoi. Ce don désiré aurait peut-être été une source d'orgueil et une occasion de chute. Dieu ne se trompe pas quand il donne, ni quand il refuse.
Mais ceci dit, soyons tout aussi soucieux de ne pas manquer, par incrédulité, par crainte, par paresse, par négligence, un don que le Seigneur serait prit à nous donner. Il serait dommage de passer à côté d'une telle bénédiction, et encore plus dommage d'y faire passer les autres.

adra

Changer de vie : C'est possible grâce à Jésus
  
Jésus peut changer notre vie : Il peut nous libérer de nos peurs, de nos chaînes intérieures. Grâce à lui, nous pouvons nous épanouir ...    
 
Vous êtes précieux pour Jésus. Il a donné sa vie pour vous et il désire vous aider dans votre vie quotidienne. Permettez moi de vous montrer quelques domaines où Jésus peut changer votre vie : vous donner la victoire dans des domaines douloureux pour que vous soyez heureux ...

Dans l'Evangile selon Luc (chapitre 4.18-20), Jésus nous dit :

1)- "L' Esprit du Seigneur est sur moi parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ...". Il ne s'agit pas ici des pauvres financièrement. Jésus fait référence à ceux et à celles qui se sentent seuls, qui ressentent un vide intérieur, qui veulent changer de vie : ils n'ont pas de relation privilégiée et intime avec un Dieu d'amour qui veut leur bien. Cela me fait penser au chanteur Freddie Mercury, mort en 1991, ancien leader du groupe Queen. Dans une de ses dernières chansons de l'album 'The Miracle', il écrivait : "Quelqu'un sait-il pour quoi nous vivons ?". Malgré la fortune colossale qu'il avait amassée et les milliers de fans qui l'adulaient, il admit peu avant sa mort, au cours d'une interview, qu'il se sentait désespérément seul. Il dit : "On peut tout posséder et demeurer l' homme le plus seul sur la terre. Et c'est bien là, la plus cruelle des solitudes. La réussite a fait de moi une idole au plan mondial et m'a apporté des millions mais elle m'a privé de la seule chose dont nous avons tous besoin : une relation d'amour durable". 
 
Il avait raison d'exprimer qu'une relation d'amour durable, c'est une des choses dont nous avons tous besoin. 

Quand j'étais petit, nous avions une vieille télévision noir et blanc. Nous n'arrivions pas à obtenir une bonne image. C'était toujours flou et souvent on avait des lignes sur l'écran. Mais nous étions bien contents parce que nous ne connaissions pas autre chose. Un jour, nous avons appris qu'il fallait la relier à une antenne ! En un instant, nous avons réalisé que nous pouvions avoir une image claire et nette. 

De même, vivre sans avoir une relation avec Dieu par Jésus-Christ, est comme regarder une télé sans antenne ! Certains ont l'air tout à fait heureux, parce qu'ils ne se doutent pas qu'il y a mieux. Une fois que nous avons fait l'expérience de cette relation avec Dieu, le sens et le but de notre vie deviendront clairs. C'est le premier changement dans votre vie que Jésus veut faire pour vous.
  
Oui, la bonne nouvelle que Jésus nous annonce par sa résurrection, c'est que nous pouvons avoir une relation profonde et durable avec ce Dieu qui désire être notre papa. Et le rôle d'un père, n'est-ce pas la consolation ? L'encouragement ? L'aide pour nos problèmes de tous les jours ? Bien sûr que si ! Alors, dites oui à ce miracle de Jésus ! Dieu n' attend que cela. 

2)- " ... Il m' a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ..." nous dit ce texte de Luc. Peut-être êtes vous brisé(e) alors que vous lisez ces lignes ? Un événement est arrivé et voilà que tout est par terre, en milles morceaux. Jésus nous dit : "Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos" (Mat.11-28). Par sa victoire sur la mort et le mal, Jésus peut restaurer, reconstruire votre vie ; il peut redonner un nouveau départ à votre situation ! Changer de vie est possible avec Jésus. Ne dites pas : "Oh , j'ai essayé tant de choses et cela n'a pas marché. Il n'y a plus d' espoir !". Recevez ce Christ d'amour qui enlèvera de vos épaules ce qui vous fait souffrir et qui vous donnera Sa paix. 

3)- " ... Pour proclamer aux captifs la délivrance".  Une autre parole qui nous promet la délivrance totale de tous liens, de toutes situations (affective, générationnelle, financière ...). "Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres", nous dit encore Jésus. Quelle promesse !

Et je pourrais citer encore d'autres paroles de Jésus qui nous montrent qu'Il est le véritable Libérateur et qu'avec lui, on est jamais déçu ! Mais vous me direz peut être : "Comment vivre cette résurrection dans ma situation présente ?" Et bien, tout simplement en lui confiant votre situation et en le laissant entrer dans votre vie. Voyez cette histoire :

John Patton (1824-1907) était un missionnaire parti pour parler de Jésus à des tribus des Nouvelles Hébrides. C'étaient des cannibales et sa vie était constamment en danger. Patton décida de travailler à la traduction de l'évangile de Jean. Mais il n'arrivait pas à trouver un équivalent dans la langue de ces tribus, aux mots "croire quelqu'un", "faire confiance", personne dans ce pays ne faisant confiance à quiconque. Un jour, au moment où un ami indigène est entré chez lui, Patton s'assit bien au fond de sa chaise, souleva ses deux pieds du sol et lui demanda : "Qu'est ce que je suis en train de faire, là ?" Pour lui répondre, son interlocuteur utilisa un mot qui voulait dire : "S' appuyer de tout son poids sur".  Et voilà l'expression que Patton utilisa : croire en Jésus, mettre sa confiance en Jésus, c'est s'appuyer de tout son poids sur Lui et sur ce qu'il a accompli pour nous à la croix ! C'est nous reposer sur lui, lui confier tous nos soucis comme on se dépose un fardeau sur une chaise pour se soulager.

Alors en conclusion, si vous désirez changer de vie, accueillez Jésus dans votre cœur, en vous confiant entièrement en Lui et vous verrez. Jésus vous aime et il a donné Sa vie pour vous à la croix !

Si vous ne l'avez pas déjà fait, voulez-vous prier pour inviter Jésus dans votre vie ? Prier, c'est tout simplement parler à Dieu, comme vous parleriez à un ami. Car Dieu est vivant et il souhaite vraiment que vous puissiez le connaître. 

* le mal est en moi et ce mal, qui s'appelle le péché, me sépare de Dieu et des autres.
 
* Jésus est mort pour mes péchés. Il m'offre ainsi le pardon de Dieu. Il est ressuscité pour me donner la vie éternelle, une vie de relation personnelle avec Dieu, qui commence déjà maintenant et qui se poursuivra après ma mort

* je désire suivre son exemple, écouter sa voix et faire ce qu'il dit, en renonçant  à mes mauvais comportements, pour vivre une vie nouvelle par sa force

Si vous êtes conscient(e) de ces choses et d'accord avec elles, si vous vous sentez prêt(e), alors faites cette prière pour avoir une relation personnelle avec Dieu :

"Mon Dieu, je te remercie de ton amour et de ce que, en Jésus-Christ, tu es venu dans le monde pour me pardonner mes péchés et m'apporter le moyen de te rencontrer. Je reconnais que jusqu'à présent j'ai dirigé ma vie sans toi. Je veux maintenant changer de vie, vivre avec toi et te suivre toujours. Pardonne mes péchés et par ton Esprit viens dans ma vie. Merci. Amen"

adra

 

Croyez-vous au bonheur conjugal ? Désirez-vous construire un couple heureux ? 

Je suis sûr que votre réponse est OUI. Dans un sondage du Pèlerin magazine/Sofres, on a demandé aux 15-25 ans quels éléments leur paraissaient indispensables pour réussir leur vie. 91% ont répondu : Réussir sa vie de famille. Manifestement, construire son bonheur conjugal et familial est une aspiration profonde pour chacun de nous. Alors, si nous aspirons à un couple heureux, ce serait dramatique d'espérer en quelque chose en train de disparaître !

Pensez-vous qu'il est possible de construire un couple heureux ?

Cette question rejoint en fait chacun dans son histoire personnelle. L'histoire du couple de vos parents. C'est votre première image du couple. C'est le seul que vous avez vraiment vu vivre. Malheureusement, si je me fie aux statistiques, il y a plus d'un tiers d'entre vous qui a vécu l'expérience de la séparation de ses parents. Pour ceux qui le vivent, ce n'est jamais un moment banal. Le divorce est une faillite et laisse toujours des cicatrices chez ceux qui le vivent. Et même si vos parents n'ont pas divorcé, peut être avez-vous grandi dans une ambiance de conflits. Pour certains, le couple et la famille évoquent plus la souffrance que le bonheur. Parler de couple heureux éveille peut-être en vous les souvenirs de l'incompréhension, des cris, des plaintes, de la méchanceté. Et avec ces souvenirs ressurgissent vos propres émotions d'enfant ou d'adolescent blessé, angoissé, culpabilisé. J'ai si souvent entendu ces confidences … Pas facile après d'espérer autre chose …

Votre propre histoire amoureuse. Peut-être avez-vous déjà expérimenté les joies ou les peines d'une expérience amoureuse, un bonheur partagé puis évanoui, un échec ou une désillusion ... Je rencontre des jeunes qui me disent : "Je n'ose plus faire confiance, j'ai peur de m'engager dans une relation amoureuse" parce qu'ils ont été trahis, joués dans leurs sentiments. Et ça fait tellement mal. C'est vrai. Il n'existe pas de relation qui, plus que celle du couple, porte en elle un tel potentiel pour le bonheur ... ou pour la souffrance. S'engager dans un couple, c'est prendre un risque. Il faut oser prendre le risque du bonheur. Mais pas n'importe comment et avec n'importe qui, même si c'est toujours un pas dans l'inconnu.

Alors, couples heureux : Une espèce en voie de disparition ? 

NON. Je crois qu'il existe encore beaucoup de couples heureux. La vraie question est : pour combien de temps ? L'explosion des divorces met surtout en évidence la difficulté pour un couple de construire dans la durée un bonheur mutuellement partagé. Au début, dans un couple, il y a toujours plein de promesses de bonheur. Pourquoi est-ce si difficile de réaliser durablement ces promesses ? Qu'est-ce qui rend si compliqué la marche en avant de l'amour ?

Couples heureux : En quête de la recette ... 

Un jour, il y a TOI : Amour qui éclot dans le coeur, amour des sentiments ... Pour cet amour, les Grecs utilisaient le mot "PHILIA". Si cet amour est partagé alors le voilà, notre couple heureux ! C'est l'amour électif, comme le renard disait au Petit Prince :  "Va revoir les roses, tu comprendras mieux que la tienne est unique au monde". Je suis heureux : quelqu'un m'aime plus que tout au monde. Quand tu me regardes, je deviens beau, je prends de la valeur, j'existe.

Interviewons des amoureux pour savoir ce qui rend leur couple heureux :

- Etes-vous heureux ensemble ? OUI ! C'est merveilleux.
- Pourquoi êtes-vous heureux ? Parce qu'on s'aime.
- Pourquoi vous aimez-vous ?  On ne sait pas. On s'aime c'est tout. C'est comme ça et on est heureux. Il est tout pour moi, je suis tout pour elle. Quand on est séparé, on est malheureux, ça nous fait un vide immense.
- Qu'est-ce qu'il (elle) a de plus que les autres ? Il est sublime, divin, mignon .... Elle est super, belle, intelligente … Il/elle me comprend, on est fait l'un pour l'autre. 
                            
On a la réponse : Au début, on est heureux parce qu'on est amoureux. Tout est simple ! C'est un amour spontané qui ne se commande pas, nous attire et nous attache l'un à l'autre.  On a des sentiments très forts l'un pour l'autre, que l'on ne contrôle pas. Ce n'est pas difficile d'aimer. 

Mais qu'arrivera-t-il quand il n'y aura plus les sentiments ? C'est là le mystère de l'amour : comment ces sentiments merveilleux dont il semble que rien ne pourra jamais les détruire peuvent-ils dégénérer au point de conduire à tant de divorces ? Généralement les jeunes mariés sont conscients des difficultés qui les attendent, mais ils sont sûrs que la force de leur amour pourra tout surmonter. Or il en va rarement ainsi. On ne peut réduire l'amour à un miracle.

L'amour amoureux est un amour idéalisé. L'être aimé est idéalisé : on ne le voit pas, on ne le connaît pas réellement tel qu'il(elle) est. "C'est la femme de ma vie !" dit sans cesse Johnny Halliday. Résultat : c'est souvent la désillusion, quand on commence à vraiment voir l'autre tel qu'il est. Et ceux qui veulent rester dans l'état idéal du début et n'acceptent pas la réalité d'un nouveau quotidien se séparent. 

Alors, qu'est-ce qui peut faire durer l'amour ? 

Aimer d'un amour qui dure

L'amour qui dure existe. C'est l'amour "AGAPÉ", d'un terme grec qui désigne un amour gratuit, l'amour don. Car aimer véritablement, c'est accepter l'autre avec ses imperfections.

Dans un couple, très vite on découvre l'imperfection de l'autre. Le TOI réel n'est pas le TOI rêvé. L'autre est imparfait, ne répond pas à toutes mes attentes. Mais moi non plus, je ne suis pas parfait ; je suis plein de défauts. Ne pas accepter l'autre, c'est être égocentrique ou ne pas s'accepter soi-même. L'amour vrai doit accepter la réalité de l'autre et son incapacité à répondre pleinement à nos désirs et à nos attentes. Le bonheur conjugal repose de façon déterminante sur cette capacité de chacun à accepter son partenaire tel qu'il est, à renoncer à le changer, à le manipuler, à le contrôler. Pour cela il faut de la maturité émotionnelle et affective.
 
Pourquoi y a-t-il plus de divorces aujourd'hui ? Parce que nous vivons dans une culture hédoniste qui ne nous prépare pas à vivre avec nos frustrations. Il faut vivre au plus près de ses désirs et éviter de faire face aux frustrations, empêchements, déplaisirs. Notre société a mis en avant les valeurs immatures et narcissiques de l'adolescence : Le plaisir et rien que le plaisir. C'est le tout, tout de suite. On se proclame sexuellement libérés et amoureusement épanouis. Pourtant il n'y a jamais eu autant de divorces et de ruptures, de solitude et de mal être, de consommation d'antidépresseurs et de consultation de psy.

Aimer c'est aussi donner

On ne peut vivre une vie de couple heureuse avec un grand MOI et un petit toi. Vivre centré sur son MOI mène à la solitude, à l'amertume et à la colère. Il faut sortir de son propre univers pour entrer dans l'univers de l'autre, le comprendre, le connaître, connaître ses besoins et chercher à y répondre. Donner le meilleur de soi-même à son partenaire, chercher à le valoriser, à l'encourager. Philippe Cabin écrit (revue "Sciences humaines" fév. 1999) : "Mai 68 ... C'est l'affirmation d'un individu ... Narcissique : Soyez libre, épanouissez-vous, soyez vous-mêmes ... Cet idéal d'individu conquérant capable de se débrouiller seul, a donné naissance à un individu inquiet, indéterminé, fragilisé."

Aimer c'est enfin vouloir aimer, décider d'aimer, choisir d'aimer, s'engager à aimer au-delà du ici et maintenant.
           
Aimer l'autre et se donner à lui, c'est devenir vulnérable. Pouvez-vous vous imaginer de vous donner à quelqu'un totalement, entrer dans une relation d'intimité profonde telle que vous devenez transparent, qu'il/elle connaît vos sentiments, vos peurs, vos aspirations ... sans confiance ? Or la confiance vient de l'engagement dans la durée, de la responsabilité et de la fidélité. 

C'est le sens et le but du mariage : Etre ce cadre sécurisant qui accueille l'amour et lui permet de grandir. Le Petit Prince dit : "Les hommes ont oubliés cette vérité : tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé". On ne peut vivre l'intimité sans l'engagement. Le mariage n'est pas l'assurance tout risque du bonheur. Mais l'unité des couples et l'amour dans les couples sont fragilisés parce que le mariage est fragilisé. On entre aujourd'hui dans le mariage en laissant la porte ouverte : on se marie, avec la pensée que si ça ne va pas, on se séparera. Cela n'aide pas à dépasser ensemble les inévitables conflits et à se battre pour son couple et sa famille. L'engagement, c'est pour le meilleur et le pire. Ça doit passer. 

Ainsi, pour construire un couple heureux, l'amour a besoin d'un OUI, d'un OUI dans toutes les dimensions de l'amour. Le oui de "PHILIA" n'est pas trop dur à donner tant que le désir et les sentiments sont là. Mais le bonheur du couple ne peut durer et se développer qu'avec le "oui" de l'"AGAPÉ". 

Où trouver cet amour qui dure ?

D'accord, mais où trouver la force d'aimer de cette manière si "parfaite" ? Comment dépasser l'égocentrisme, l'égoïsme et l'orgueil qui m'empêchent d'aimer ? Vous pourrez chercher beaucoup et longtemps mais je crois que seul Dieu pourra racheter l'égoïsme et restituer l'amour dans les couples. Pourquoi ? Parce que l'amour "AGAPÉ" est le terme utilisé pour parler de l'amour que Dieu a pour nous. C'est un amour qui ne dépend pas des circonstances ni de ce qu'on fait,qui est éternel. Dieu est la source de tout amour. Quand on veut boire, autant aller à la source, non ? 

Je ne dis pas que la foi en Jésus est l'assurance "tout risque" du bonheur conjugal. Mais ce que je crois c'est qu'un couple dont les partenaires ont choisi de mettre Jésus-Christ au centre de leur vie est un couple beaucoup moins vulnérable et infiniment plus porteur de l'espérance du bonheur conjugal.

(l'auteur est conseiller conjugal, mais souhaite rester anonyme)     

D'où vient l'angoisse ?

Qui d'entre nous n'a jamais connu l'angoisse ? Angoisse provoquée par une situation pénible, un échec cuisant, une impuissance devant la vie, un contexte politique inquiétant ... Le passé, le présent, l'avenir, tout peut nous paraître sombre. Les philosophes existentialistes, eux, déclarent que l'angoisse découle de l'expérience au cours de laquelle l'homme prend conscience de son identité, de sa personne.

C'est en effet un sentiment étrange que l'angoisse. Alors qu'on croit s'en détacher, par la connaissance ou l'expérience, on s'aperçoit qu'elle resserre ses liens plus fortement. Elle accable qui croit s'en libérer et augmente à mesure que l'on prend conscience de ce que l'on est et de ce qui nous entoure.

Pourtant il semble que le contraire devrait se produire. A mesure que notre connaissance grandit et que notre esprit s'éclaire, il serait logique de voir notre âme découvrir la paix, la sérénité. Mais nous sommes bien obligés de reconnaître que ce n'est pas le cas. Salomon, l'homme le plus sage de l'histoire, tirait cette conclusion : "Celui qui augmente sa science, augmente sa douleur." (Ecclésiaste 1.18)

L'angoisse est là, qui nous harcèle : point de réponse à l'énigme de la mort, au mystère de la vie, à l'au-delà, à la nature de Dieu ou de Satan. La conscience de notre limitation nous tiendra-t-elle esclave ? Par quel procédé peut-on arriver à cette connaissance qui apaise et ainsi libère de l'angoisse ? N'y a-t-il donc rien à changer ?

La Bible nous révèle que l'angoisse provient d'un état anormal, mais aussi qu'il y a un remède à cet état, qui est la conséquence de notre séparation d'avec Dieu. Mais Dieu n'a pas voulu laisser l'homme dans cette situation; c'est pourquoi il lui propose la réconciliation par Jésus-Christ, (Colossiens 1.20) seul médiateur entre Dieu et les hommes. (1 Timothée 2.5)

Il saura régler ce passé qui courbe nos épaules, ôter la culpabilité du péché, cette notion rejetée, et pourtant réelle. Il saura donner une assurance face à l'avenir; cela ne veut pas dire que nous connaîtrons à l'avance le déroulement précis des événements, mais qu'avec le secours de Dieu nous pourrons les affronter sans crainte. Il saura remplir nos coeurs d'espoir en nous offrant la certitude d'une vie de félicité après la mort. Il saura nous donner de vivre le présent paisiblement, avec confiance. Venons à lui et acceptons le pardon qu'il nous offre à la croix, et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera nos coeurs et nos pensées en Jésus-Christ. (Philippiens 4.7) Ainsi, notre angoisse disparaîtra et fera place à une sérénité profonde. 

Claire Léchot

Trois témoignages

1)- Horoscopes ... Juste ou faux ?

L'angoisse étreint les hommes, et l'insécurité les pousse à percer l'avenir, à consulter les devins, les astrologues, les diseuses de bonne aventure et les voyantes, ignorant le danger de se mettre en rapport direct avec les forces occultes. Voici pourtant ce que la Bible déclare: "Qu'on ne trouve chez toi personne ... qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Eternel". (Deutéronome 18.10-12)

Par ces versets, le Bible nous précise clairement la pensée de Dieu sur les horoscopes – spécialement à l'honneur au début d'une année – sur les prédictions d'événements et sur l'astrologie en général. Dieu interdit ces pratiques, pourtant si courantes et tellement recherchées. Et pourquoi les interdit-il? Parce que toutes sont sous la dépendance directe de l'esprit du mal qui, de plus en plus, régit le monde. 

Yvette Coigny

2)- Yoga : Impasse

J'étais à la recherche de Dieu ... Je me lançai dans l'étude des sciences psychiques, et je ne tardai pas à découvrir diverses formes d'occultisme. Je me mis à pratiquer l'astrologie, le karaté et le yoga. Mais il y avait un problème: plus je cherchais, plus j'étais entraîné par un courant que je n'arrivais pas à maîtriser. Dans la musique, la peinture ou la poésie, j'essayais d'exprimer mes sentiments, mais tout ce que je faisais était surréaliste et m'entraînait vers le chaos. Je fis un premier voyage en Inde, croyant trouver dans le pays des yogis la paix que je cherchais, mais je n'y vis que la misère, et j'avais honte d'être un occidental bien nourri ... Lorsque je rentrai en France, je me mis d'arrache-pied à la pratique du yoga. Je voulais à tout prix découvrir le sens de la vie, savoir pourquoi le monde existait et pourquoi j'allais mourir. Pendant les années qui suivirent, j'aspirais à une vie pure et droite, mais sans y parvenir ... Tout en cherchant Dieu, j'étais idolâtre, livré à des faux dieux et aux conséquences de l'occultisme. Lors d'un second voyage en Inde, nous sommes allés, ma femme et moi, avec notre enfant, dans des ashrams (écoles de yoga), et plus particulièrement à Pondichéry, là où l'un des yogis les plus influents de notre époque avait fondé son propre ashram. Mais ... Je restais insatisfait. Tout, dans le yoga, est personnel, égocentrique, et l'on cherche à faire de l'homme un surhomme. La paix et l'amour manquent terriblement ... 

Daniel Dossmann

3)- Magnétiseur, radiesthésiste, guérisseur ...

Depuis ma plus tendre enfance, j'étais attiré par tout ce qui est religieux et surtout occulte. N'ayant rien trouvé de satisfaisant dans les religions catholique, musulmane et bouddhiste, j'ai étudié tour à tour les sciences secrètes, le yoga, la radiesthésie; avec quelques camarades qui pratiquaient la magie noire, je me suis spécialisé dans l'hypnotisme et le magnétisme. J'étais à l'école des plus grands magnétiseurs (Durville, Alalouf, Camille Enard, etc.) Alors que j'allais ouvrir un cabinet de guérisseur à Saint-Denis, j'eus l'occasion de me rendre à une réunion évangélique où je fus frappé par le message de la Parole de Dieu. Un peu plus tard, le pasteur, à qui j'avais fait part de mes expériences, m'invita à lire les versets 9 à 14 du chapitre 18 du Deutéronome. Quand je lus que ces choses étaient en abomination à Dieu, mon cœur fut envahi par le regret d'avoir offensé celui que, depuis peu, je désirais servir. J'éprouvais même un profond dégoût de toutes ces choses; aussitôt, je brûlais tous mes livres, et ce que je ne pouvais brûler, je les ai jetés dans la Seine (appareils hypnotiques, pendules radiesthésiques, talismans, etc.) 

Louis Lohou

 

 

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