A Coeur Ouvert

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Les articles du mois

Articles pour le mois de juillet

Le disciple et l'Esprit  

Lire Luc 11.5-13 – Jn. 14.17    

Jésus remarqua que ses disciples étaient troublés à l'annonce de son prochain départ. Mais il avait pour eux un merveilleux dessein, il leur annonce la venue du Saint-Esprit. "Et moi, dit Jésus, je prierai le Père et il vous donnera" (v.16). C'est par la médiation de Jésus-Christ que nous recevons le don du Saint-Esprit. 

La vie du disciple appartient au domaine de l’Esprit, et l’œuvre de Dieu s’accomplit par la puissance de l’Esprit. C’est ce que Jésus révèle à ses disciples, particulièrement dans l’évangile de Jean. 

Le Saint-Esprit présent dans la vie du disciple

Le titre que le Seigneur donne au Saint-Esprit : Le CONSOLATEUR (le Paraclet en grec), désigne le ministère que l'Esprit-Saint accomplit en faveur des disciples. Le mot désigne le fait de parler avec autorité, d'où exhorter, encourager, réconforter par la parole, appeler à aller de l'avant. 

"Il sera en vous", le disciple ne doit pas être insensible à l’Esprit qui le remplit, l’habite, sa vie intérieure doit-être abondante, c’est d’elle que dépend son activité extérieure. "Il parlera en vous", une "communication" des choses qui appartiennent au royaume de Dieu, qui viennent du Seigneur Jésus-Christ. Le Saint-Esprit opère dans la vie intérieure. L’homme intérieur devient nouveau par la présence sanctifiante de l’Esprit, et est conduit, intérieurement, par cette même présence : "Il vous conduira". Il est donc vital, pour tout disciple, de prendre soin de l’homme intérieur (Eph. 4.22-24 et 30), donnant ainsi à l’Esprit de Dieu, qui l’habite et le remplit, toute la liberté de poursuivre en nous et par nous l’œuvre de Christ en ce monde. 

Le Saint-Esprit enseigne les disciples Le mot Maître, désignant Jésus comme "celui qui enseigne", se trouve aussi appliqué à l'œuvre du Saint-Esprit auprès de nous, montrant son œuvre d’enseignement dans nos vies :

• Jean 14.20 Vous connaîtrez 14.26 Vous enseignera 15.26 Rendra témoignage 16.8 Il convaincra, Vous conduira dans toute la vérité, Vous annoncera (3x), il glorifiera Jésus.

• 1 Jn. 2/20,26,27 : Vous enseigne, l’Onction reposant sur nous convainc nos cœurs, enseigne nos cœurs, confirme à nos cœurs la vérité transmise. Que faut-il au disciple pour vivre enseigné de l’Esprit ? Demeurer dans l’amour du Seigneur et dans sa Parole (Jn. 14.15-21), demeurant dans sa communion, veillant à ne pas attrister son Esprit-Saint. Quelle est la manière d'enseigner du Saint-Esprit ? 

1)- L’Onction qui amène en nous une approbation sur ce que nous entendons, étudions; c’est encore le "Témoignage intérieur".

2)- La Révélation qui projette en nous une lumière particulière sur la lecture, l’écoute de l’Ecriture, alors que nous méditons et prions, nos yeux s'ouvrent.

3)- La Conviction qui établit l’assurance, la foi, en nos cœurs de la vérité entendue, lue, ce qui conduit au vouloir et au faire.

Quel est cet enseignement ? 

• Tout ce qui concerne la personne et l’œuvre de Jésus-Christ, Jn. 16.13-15 - 1 Cor. 2.6-7 : Nous enseignant la raison, la nécessité de la croix; reconnaître Christ dans toute l’Ecriture ; la vérité qui affranchit des erreurs, des ignorances … Tout ce qui est de Christ, aimer, pardonner, servir.

• Tout ce qui est nécessaire pour saisir la vérité de l'Ecriture et l'appliquer à notre vie. L’enseignement de l’Esprit ne sera pas quelque chose qui ajoutera à l’Ecriture, mais, au contraire, éclairera nos cœurs de la vérité enseignée par l’Ecriture. 

Le Saint-Esprit consolateur pour le disciple

Le disciple n’est pas épargné par les épreuves et la souffrance, mais il a la promesse et la certitude d’être aidé, fortifié, assisté de l’Esprit pour pouvoir passer l’épreuve victorieusement. Jésus a assuré ses disciples de cette assistance : Luc 12.11-12. Dans notre faiblesse, Il est la force dont nous avons le secours, sur laquelle nous pouvons compter.

Quelles souffrances ? Rom. 8.18 : Celles du temps présent, les épreuves de la vie, de la santé, de la vie au sein de notre société 8.35-36 : Celles dues à la vie de notre foi. Dans ce magnifique texte de Rom. 8, nous voyons combien le Saint-Esprit nous aide à prier (v.26), nous aide à vaincre les réactions de la chair (v.13) et nous console en renouvelant le témoignage de Christ en nous (v.15). Bien-aimés, c’est cette part à la vie de l’Esprit que nous avons en Christ afin d’être et de demeurer en Lui jusqu’à la fin.

Comme le mot Consolateur l'indique, le ministère du Saint-Esprit auprès de nous sera de nous exhorter, de nous encourager, de nous appeler à la persévérance, de nous aider à traverser les épreuves, de nous qualifier pour l'œuvre des progrès de l'évangile. 

Le disciple et l’humilité

Samuel L. Brengle a servi plus de 40 ans dans l’Armée du Salut. Au début de son ministère, il refusa la fonction de pasteur dans une église riche et célèbre, et demanda à entrer à l’Armée du Salut. William Booth, fondateur de l’Armée, l’avertit alors : "Brengle, vous avez été votre propre patron depuis si longtemps que je ne pense pas que vous aurez la volonté de vous soumettre à la discipline de l’Armée du Salut". 
 
Brengle, cependant, rejoignit l’Armée en 1887, et on l’envoya rapidement nettoyer les chaussures dans une cave peu confortable. Après un certain temps, il se posa des questions quant à cette perte de temps et de talent manifeste. Désireux d’obtenir une rapide promotion, il pria : "Seigneur Dieu, est-ce que j’enfouis mes talents ? Est-ce là tout ce qu’ils peuvent faire pour moi dans l’Armée du Salut ?" La question posée, la réponse vint aussitôt, quand il vit dans son esprit Jésus agenouillé et lavant les pieds de ses disciples – son propre Seigneur accomplissant, en apparence, une tâche tellement "peu importante". Des années plus tard, Brengle écrivit à propos de cette période pendant laquelle il nettoyait les chaussures : "C’est la meilleure formation que j’ai pu avoir. Je pratiquais l’humilité. Cette expérience m’a fourni la clé pour ouvrir le cœur des gens modestes dans le monde entier pendant les 40 années qui ont suivi".

Brengle apprit les véritables conditions requises pour qu’une personne soit utilisée par Dieu. Et, ceux qui le connaissaient, se souvinrent de lui comme d’un puissant évangéliste qui aimait profondément et servaient les gens simples. Le prédicateur Billy Graham donnait une conférence devant une assemblée de futurs pasteurs. L’un d’eux lui posa la question suivante : "Si vous aviez mon âge dans le monde tel qu’il est, trouveriez-vous bon de passer tant d’années à faire des études de théologies ?"

La réponse de Graham surprit toute l’assistance : "Jeune homme, je ne vois pas de meilleure manière de passer votre temps que de développer en vous les dons que Dieu vous a octroyés. Si l’on vous disait d’aller dans une forêt et de couper des arbres avec une hache de bonne qualité, mais émoussée, vous ne tiendrez pas pour perdu le temps passé à l’affûter. Prenez donc patience, aiguisez votre hâche".

adra

 

Les peines éternelles

Lecture : Jude 7 

L’enfer ! Réalité ou fable !? - L’Ecriture affirme la réalité de ce "lieu"

L’Ecriture affirme la réalité de ce "lieu". Ce sujet, difficile à comprendre face à l’amour de Dieu, Jésus en donne les grandes vérités, donnant la preuve de l’existence, dans l’au-delà, du juste jugement à venir où la Justice de Dieu doit punir les impies et les réprouvés. Rien ne permet de limiter la portée de ces affirmations de l’Ecriture. Si souvent Jésus faisait mention de ce "feu éternel" qui ne s’éteint pas. Lui, le Messager de la Grâce, le Salut de Dieu même, plus qu’aucun autre, en connaissait la réalité, avertit et affirme "l’éternité des peines".

Des mots redoutables

La Géhenne, l’Enfer, la Seconde mort, le Feu éternel, les Tourments éternels … Suivons en Matthieu, sur les lèvres de Jésus, les textes évoquant ces mots :

3.7 : La colère à venir, celle du jugement dernier et de la condamnation (10/15 - 11/22,24 - 12/36,41,42) – Le grand Trône blanc (Apocalypse 20.11-15). 

3.12 : Un feu qui ne s’éteint point - La fournaise ardente, avec pleurs et grincements de dents (13.42,49,50 - 24.51 - 25.41) – L’étang de feu, qui est la seconde mort (Apocalypse 20.10, 14 et 21.8).

5.29 : Etre jeté dans la Géhenne - Ce qui devient une image de l’Enfer, ce "lieu inférieur" - Les ténèbres du dehors (22.
13 - 25.30), lieu d’une séparation définitive d’avec Dieu et sa vie - Etre coupé et jeté au feu (7.19). 

8.29 : Nous tourmenter – Ce lieu est un lieu de "tourments éternels" préparé particulièrement pour le diable et ses démons (Apocalypse 20.10).

25.46 : le châtiment éternel (23.33) – On a cherché à démontrer que le sens du mot "éternel" peut ne représenter qu’un temps limité ! Jésus utilise le même terme pour parler soit de la vie éternelle soit des Peines éternelles. La durée de l’une et la durée de l’autre ne peuvent être différentes.

Un Châtiment aux Peines éternelles

On peut en suivre les étapes :

1)- La résurrection des impies pour le jugement. Ils sortiront du séjour des morts pour se retrouver face au divin Juge.
2)- Le jugement du Trône Blanc : confrontation solennelle, à laquelle nul ne pourra se soustraire.
3)- La condamnation à la seconde mort, qui n’est pas l’anéantissement de l’être, mais sa séparation définitive du divin Créateur, de la vie et de la lumière véritable.
4)- Jeté dans l’étang de feu, lieu de souffrances éternelles.

Pour Qui ?

Le diable et les démons, mais aussi "Pour les lâches, les incrédules, les abominables, les magiciens, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort" (Apocalypse 21.8); "Par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres". (Romains 2.5-11). 

Comprendre !

a)- Tout d’abord, l’Ecriture déclare qu’unanimement au ciel tous et chacun reconnaîtront que Dieu est Juste dans ses jugements : "Tu est juste, Toi qui a exercé ce jugement". Le ciel ne pourrait être un lieu de félicité pour les élus, sauvés par grâce en Jésus-Christ, s’il leur fallait vivre éternellement avec une conscience malheureuse du souvenir des disparus ! La conscience éclairée du juste jugement de Dieu dissipera toute ombre à cet égard.

b)- Ensuite, la question de la sévérité de la sentence se mesure à la grandeur du dessein éternel de Dieu. Comprenons pourquoi Dieu a envoyé son Fils dans le monde : pour nous sauver de cette condamnation, conséquence du péché qui est une rébellion contre Dieu. Et, ici, le mot "sauver" prend toute sa force, il s’agit bien de nous sauver hors de ce feu, hors de la perdition, hors des ténèbres, loin des pleurs et grincements de dents. 

c)- Enfin, on ne peut minimiser la portée de l’œuvre accomplie en Jésus-Christ crucifié et ressuscité, c’est une œuvre d’éternité pour arracher l’homme aux conséquences de la chute. Si la perdition n’existait pas, à quoi bon la prédication de l’Evangile : "mangeons et buvons, car demain nous mourrons".

La seconde mort

Jésus aurait trompé ses auditeurs si ces choses n’étaient pas ! La première mort, c’est la mort physique par laquelle nous quittons ce monde. La seconde mort, c’est le sort final de tous les impies, non pas leur destruction, leur anéantissement, mais leurs tourments éternels, leur séparation d’avec Dieu : "Loin de la face du Seigneur" (2 Thes 1.9). Si la vie éternelle, c’est être introduit dans la présence de Dieu, la mort éternelle, c’est être à jamais éloigné de cette présence. L’Evangile est incompatible avec l’idée d’un universalisme proclamant qu’en définitive, un jour, tous seront sauvés, même ceux qui auront passé un séjour en Enfer ! 

Urgent ! 

Le temps est court ! Jésus vient bientôt ! Rachetons le temps ! Si vous croyez réellement à la punition consciente et éternelle des perdus, et si cette doctrine vous empoigne véritablement, vous travaillerez comme jamais auparavant, au salut des âmes. Si, d’une manière ou d’une autre, vous affaiblissez cette doctrine, votre zèle s’affaiblira également … Ne croyez pas à cette doctrine d’une manière froide, intellectuelle

… Mais faites-en le sujet de votre étude jusqu’à ce que votre cœur vous pousse à dépenser … Vos dernières forces, pour sauver ces âmes en danger.

adra

Se convertir 

Passage clé : 1 Thessaloniciens 1.9 

"Deviens un autre homme !" Tel est bien le sens de cet appel à se convertir à Dieu

"On raconte … comment vous vous êtes convertis à Dieu". En lire le récit en Actes 17.1-4. Se convertir à Dieu ne demande pas beaucoup de temps, en 3 week-ends d’évangélisation, une multitude a cru en Jésus-Christ. Paul a prêché que le Messie, c’est Jésus.

Nous avons un témoignage, quelque chose à "raconter" ou que les autres peuvent "raconter", dire sur notre conversion car ils nous ont vu nous convertir à Dieu. Vous souvenez-vous comment vous vous êtes convertis à Dieu ? Et si vous le racontiez de temps en temps à d’autres ! Dans le livre des Actes des apôtres nous avons 3 fois le témoignage de la conversion de l’apôtre Paul (Actes 9.22 et 26).

Se convertir à Dieu

- La définition en est donnée ici : En abandonnant les idoles
- Pour servir le Dieu vivant et vrai
- Pour attendre des cieux, son Fils, Jésus.
- Pour un athée, c’est parvenir à la foi en Dieu.
- Pour quelqu’un qui a déjà une religion, c’est passer des idoles au vrai Dieu, du monde occulte à la lumière.
- Pour quelqu’un qui a déjà une confession chrétienne, c’est passer des traditions humaines à la foi personnelle, vivante, salutaire en Jésus.

Autre traduction : "Comment vous vous êtes tournés vers Dieu. Vous avez laissé les faux dieux, pour servir le Dieu vivant et véritable". Un des aspects de "se convertir", c’est bien de passer des idoles au vrai Dieu, comme de passer des ténèbres à la lumière.

Rendre un culte à Dieu

Pour autant, il ne suffit pas de se convertir à Dieu, de se tourner vers lui pour être pardonné, guéri, sauvé, il faut aussi le "servir". Ce qui signifie premièrement "lui rendre un culte".

Autrefois soit vous ne rendiez aucun culte à aucune divinité, soit un culte à des idoles, soit un culte à des divinités païennes, soit un culte à Dieu mais sans vérité. On parle d’une terre inculte, ce qui au figuré nous rappelle que nous pouvons avoir un cœur impropre au culte de Dieu car trop encombré d’épines et de ronces. Une terre que Dieu ne peut cultiver, ensemencer de sa bonne parole.

C’est pourquoi, le croyant a parfois besoin de se convertir, de revenir à Dieu de tout son cœur, de se tourner tout à nouveau vers Dieu pour tout à nouveau le servir, lui rendre un culte digne de son Nom, digne de son amour, digne de son salut. Rétablissez une bonne terre dans vos cœurs, pour rendre à Dieu un culte qui lui soit agréable par Jésus-Christ notre Seigneur (Rom. 12.1-2 - Phil. 3.3), un culte personnel, notre piété; un culte public, au sein de l’Assemblée; un culte en esprit et en vérité qui ne dispense pas de venir dans la Maison de Dieu.

Convertissez-vous en étant réconciliés avec Dieu votre créateur et Sauveur

Anecdote : Gaspard de Groote, né en 1340, avait une vie dissipée avant sa conversion. Un jour, il assistait à un spectacle à Cologne, lorsqu’un inconnu l’aborda et lui dit à brûle-pourpoint : "Que regardes-tu ? Deviens un autre homme !" Ce fut son chemin de Damas. Il prit la résolution de servir Dieu, s’arracha aux plaisirs et embrassa une carrière qui fut apostolique en tous points. Sa conviction, son ardeur étaient telles qu’elles entraînèrent d’autres hommes à le suivre et ils formèrent ce que l’on appela d’abord la communauté des bonnes volontés. Groote disait : "L’essentiel de toute étude et le vrai miroir de la vie humaine se trouvent dans l’Evangile du Christ".

adra

Tradition ou Parole de Dieu

Lire Matthieu 15.1-9 

Aujourd'hui encore, le poids de la tradition, religieuse ou profane, est souvent un obstacle à la foi en Jésus-Christ, foi qui amène une vie nouvelle !

Jésus se trouve confronté à la question de la tradition des anciens.

Le fait de ce récit part de la simple constatation, des chefs religieux, que les disciples ne s'étaient pas lavés les mains avant de manger. Les discussions sans fin comme bien des disputes reposent souvent sur des éléments simples de la vie, mais dont la tradition ou nos traditions donnent une importance démesurée.

La tradition des juifs disait : Il faut se laver les mains avant et après le repas, même au cours du repas, il est recommandé de se laver les mains à chaque nouveau plat.

La tradition représentait l'ensemble des préceptes et décisions venant de l'autorité religieuse (les Rabbins), on la trouve dans les livres de la Mishna et les Talmuds. C'était une seconde loi, parfois considérée comme supérieures à la loi de Moïse. Dès lors, la transgression de l'un de ces commandements était, pour les chefs religieux, jugée impardonnable.

L'intervention de Jésus

Il ne s'arrête pas à discuter sur ce point précis, cela aurait été vain. Il va leur démontrer ce qu'il y a au fond de ces traditions humaines : De l'hypocrisie et le désir de dominer sur les âmes plus que de les aider à vivre de la foi en Dieu. Quand la tradition des hommes ne sert qu'à couvrir le péché (v.5 : Avarice), et qu'à annuler la Parole de Dieu, elle se révèle incapable d'aider l'homme à devenir meilleur, à changer son cœur, c'est une religion fausse et vaine !

Cet événement révèle simplement l'apparence dans laquelle la tradition tient les gens, ils ont l'apparence de la religion, de la pratique de leur foi, mais sont, en vérité, loin de la vraie foi en Dieu qui est faite de soumission au commandement de la Parole de Dieu : Ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force (2 Tim. 3.5).

Partant de ce fait, se laver les mains, Jésus va préciser la véritable source de l'impureté dont l'homme a à se purifier, v.10.20 : Le cœur, l'intérieur de ses pensées, de ses sentiments. Pour cela il appelle la foule, foule habituée à la tradition qu'on lui impose, pour lui faire entendre la vérité :

- Les traditions ne peuvent transformer le cœur mauvais de l'homme
- C'est du cœur de l'homme que viennent les impuretés
- Ce n'est pas l'observation méticuleuse des traditions qui procure la pureté du cœur

La vérité de l'Evangile, comme le Seigneur l'enseigne, c'est que seules la repentance et la conversion à Dieu avec la foi en Jésus-Christ assurent un cœur pur. Eux se souciaient de l'extérieur, oubliant l'intérieur, Jésus se soucie de l'intérieur. Il a le souci de l'intérieur de votre cœur, désirant le purifier de toutes choses mauvaises.

L'Evangile est la proclamation qu'en Jésus-Christ, sans les œuvres de la loi, ni des traditions des hommes, nous recevons un cœur pur et un esprit nouveau par la foi en son sacrifice.

Jésus vous appelle, vous aussi, à le comprendre et à secouer le joug pesant des traditions, pour le suivre dans la foi et la vérité de sa Parole qui vous sauve.

Tradition ou Parole de Dieu ?

Ce que le Seigneur déplore c'est l'attitude de l'homme remplaçant :

- Le commandement de Dieu par le commandement de l'homme
- La Parole de Dieu par la tradition des hommes
- L'estime excessive donnée aux commandements des hommes au détriment de la foi en Dieu et sa Parole

Qu'est-ce qui est le plus important, la tradition des hommes ou la Parole de Dieu ? Dieu est Dieu, et les hommes, quelles que soient leurs vertus, restent des hommes ! Des deux qui doit l'emporter ? C'est se tromper soi-même, et tromper les autres, que de donner à la parole de l'homme plus d'importance qu'à la Parole de Dieu. En Israël on disait : 
- Les paroles des scribes sont plus aimables que celle de la loi (l'Ecriture), et les paroles des anciens sont plus importantes que celles des prophètes. La loi, la Parole de Dieu, se trouvait non pas interprétée mais surchargée par une multitude d'observance qui en altéraient l'esprit.

La Bible est la Parole de Dieu

Dans l'A.T on trouve 3808 fois "Dieu dit" ou une expression semblable.

Dans le N.T le Seigneur Jésus parle de l'A.T comme de "La Parole de Dieu" (Matth. 15.4-6 - Jn. 17.17). Les apôtres feront de même, et affirmeront que l'Evangile est de Dieu : Pour annoncer l'Evangile de Dieu (Rom. 1.1). L'apôtre Paul écrit avec l'assurance de la révélation du Seigneur même : C'est par révélation que j'ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d'écrire en peu de mots (Eph. 3.3). L'apôtre Jean a la même autorité, il écrit sous l'inspiration de l'Esprit : Ecris donc les choses que tu as vues (Apoc. 1.19).

Beaucoup ne considèrent la Bible que comme un livre humain, un témoignage d'une époque particulière en Israël. D'autres la trouve difficile à comprendre, et préfèrent les traditions des hommes. D'autres en tordent le sens, faisant une application particulière des textes à leur idéologie (Jc. 4.11-12). On reçoit facilement le témoignage de l'histoire sur les faits et les paroles des grands, mais on ne reçoit pas le témoignage de l'Ecriture et des paroles de Dieu !

Il y a dans la Bible les paroles de Dieu à l'homme, mais aussi, il est vrai, les paroles de l'homme à Dieu, et à propos de Dieu, comme il se trouve l'expression des interrogations de l'homme face à la souffrance, et les témoignages de la foi de l'homme en Dieu qui s'est révélé.

Mais c'est justement cela la Parole de Dieu ! La Parole de Dieu n'est pas seulement le dit particulier de Dieu, mais l'ensemble des faits et des événements, des actes et réactions des hommes, de leurs pensées et de leurs prières. 

La Parole de Dieu c'est, au travers de tous ces éléments si divers, la communication d'une révélation : Dieu, créateur de l'univers et de l'homme, a envoyé son Fils, le Messie de la promesse, le Christ des évangiles, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, car l'homme est pécheur, cette vérité est tout au long de la Bible manifestée, mais qu'il ait la vie éternelle.

Jésus-Christ est lé clé de toute l'Ecriture, il est la Parole de Dieu, la révélation dont tout homme a besoin pour son salut éternel.

Anecdote : Un missionnaire avait distribué de nombreux N.T à des indigènes du Nord de l'Inde. L'un d'eux lui dit : 

- Est-ce après ton arrivée ici que tu as écrit le premier chapitre aux Romains ? - Pas du tout. Il y a presque 2000 ans qu'Il a été rédigé. 
- C'est extraordinaire, poursuivit l'interlocuteur, il fait une description exacte du péché tel qu'il existe en Inde aujourd'hui.

Telle est la force de la Bible, c'est un message toujours d'actualité ! Chacun y entend pour lui-même cette Parole de Dieu qui vient bouleverser sa vie. Que ce soit au travers de tel ou tel livre, de tel ou tel récit ou de tel ou tel passage de ce Livre, la Parole de Dieu se fait entendre encore aujourd'hui. 

On a retrouvé ce témoignage écrit dans la Bible d'un marin du 18ème siècle : 

- Cette Bible a été ma fidèle compagne durant 53 ans dont 41 passés en mer. Pendant ces longues années, j'ai assisté à 45 batailles navales, reçu plusieurs blessures, fait naufrage trois fois. Une fois, notre bateau a pris feu, deux fois le navire sur lequel je me trouvais fut complètement détruit, quinze fois j'ai eu des fièvres de différentes sortes. Mais toujours la Bible fut mon soutien et ma consolation. Tout cela est l'exacte vérité et je l'écris de ma propre main.

Tradition ou Parole de Dieu ? La différence est là dans ce fruit magnifique que produit la Parole de Dieu dans le cœur des croyants.

adra

 

Travailler et se Reposer 

Lire Exode 20.8-11

Il y a des groupements chrétiens qui croient qu'il faut observer le sabbat comme au temps de Moïse. D'autres acceptent les exigences du sabbat MAIS les transfèrent du samedi au dimanche, et ils l'appellent "le sabbat chrétien !" Et il y en a d'autres qui rejettent toutes restrictions, quel que soit le jour, croyant que les chrétiens sont libres de toute observance.


1)- Le quatrième commandement est unique 

a/ - Il est unique par le fait qu'il est le plus long des commandements. Certains n'ont que quatre mots. Celui-ci a quatre versets. 

b/ - Il est unique par le fait que c'est le seul commandement qui contient explicitement des ordonnances positives et négatives. 

Chaque commandement peut être vu positivement ET négativement : Ex. "Tu ne tueras point," implique que vous considériez chaque vie humaine comme sacrée. "Tu ne commettras point d'adultère," implique de mener une vie de pureté et de fidélité.
MAIS le quatrième commandement est LE SEUL à être énoncé positivement et négativement. "Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier." Est sous la forme positive. "Tu ne feras aucun ouvrage " Forme négative. 

c/ - Le quatrième commandement est le seul à ne pas être explicitement répété dans le N.T. 

Tous les autres sont confirmés et répétés dans le N.T. sauf celui-là. Dans Act.15, il aurait pu être rappelé : La question était, "Faut-il que les païens convertis observent les ordonnances juives ?" C'était une belle occasion de le citer. On leur recommande de s'abstenir de 4 choses qui pourraient, sans nécessité, offenser les juifs. "Viandes sacrifiées aux idoles, l'impudicité, les animaux étouffés, et du sang …" C'était le moment parfait pour mentionner la violation du sabbat. 

d/ - Aucun verset du N.T. ne commande d'observer le sabbat et la violation du sabbat n'est jamais mentionnée dans aucune énumération des péchés. 


2)- Bref historique du sabbat :

a/ - Dans l'A.T. Dieu demandait l'observation du sabbat. Cela ne vient pas de Moïse, Dieu lui-même à la création en avait donné l'exemple. 

b/ - Dieu avait-il besoin de se reposer ? Il s'est tout simplement arrêté parce que son travail était terminé. 

C'était plutôt un exemple pour nous, qu'un besoin pour lui. 

c/ - Par Moïse Dieu a donné des ordonnances strictes …

Il fallait sanctifier ce jour parmi tous les autres. Il ne fallait faire aucun travail : Hommes, femmes, enfants, étrangers, animaux. Dieu a donné des détails sur les ouvrages interdits : Ensemencer un champ, tailler la vigne, ramasser du bois, allumer un feu, vendre de la nourriture, porter une charge, pêcher ou toute autre activité. Punition pour violation du sabbat : La peine de mort. 


3)- Le sabbat était une bénédiction, mais les Scribes et les Pharisiens l'ont transformé en fardeau

a/ - Ce que Dieu leur a donné comme règles ne leur suffisait pas. Les Scribes et les Pharisiens ont développé environ 1500 règles et règlements additionnels.

b/ - Ex. Vous pouvez soulever un enfant le jour du sabbat, mais pas si l'enfant a une pierre dans sa main, car la pierre est une charge même si l'enfant ne l'est pas. 
Un docteur peut intervenir sur un patient si son état est en train d'empirer, mais il ne doit pas chercher à améliorer son état. On ne peut pas faire de la cuisine, utiliser de fausses dents ou secourir quelqu'un qui se noie. 

c/ - Aujourd'hui en Israël, on programme les cuisinières et les fours. Les ascenseurs s'arrêtent à tous les étages… Appuyer sur le bouton est considéré comme allumer un feu !


4) - Qu'est-ce que Jésus a pensé de ce légalisme à son époque ?

a/ - Jésus a attiré l'attention sur le but du sabbat.
Le sabbat est un don de Dieu : "Le sabbat a été fait POUR L'HOMME et non l'homme pour le sabbat."

b/ - Souvent le Seigneur a passé outre les règlements des Pharisiens. Il a enseigné que les œuvres accomplies pour secourir, les actes de miséricorde et ceux de nécessité, peuvent être accomplis le jour du sabbat. 

c/ - Ex. Fréquemment il a guéri le jour du sabbat (Acte de miséricorde) Un acte de nécessité a été illustré quand il a approuvé les disciples qui ont ramassé des épis parce qu'ils avaient faim !

d/ - La lettre de la loi ne devait pas prendre le pas sur l'esprit de la loi. Ex. Récemment un magistrat a libéré "Le Chinois" Tueur récidiviste ! 


5) - Qu'en est-il de l'Eglise et de l'observance du sabbat ? 

a/ - Dieu n'exige pas la pratique du sabbat dans le N.T. La pratique du sabbat est contredite par le N.T. et par l'exemple. 

b/ - Rom. 14.5 - "Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction." 

c/ - Aucun prophète ni conducteur en Israël n'aurait jamais osé dire une pareille parole dans l'A.T."Le quatrième commandement ne contient pas de phrase disant : "Vous sanctifierez le sabbat, si vous en avez envie !" 

d/ - Il est donc claire que depuis la mort de Jésus et la fondation de l'église chrétienne, quelque chose a changé en ce qui concerne le 4ème commandement.

e/ - Col. 2.16 - "Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: C'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ".

f/ - Dans l'A.T. Dieu ordonne de juger en ce qui concerne le jour du sabbat; Dans le N.T. il est interdit de juger. 


6) - Non seulement le N.T. enseigne que l'observation du sabbat n'est plus exigée, MAIS il le démontre par l'exemple :

a/ - Très tôt, le dimanche a remplacé le samedi comme jour de culte …
Act. 20.7 - "Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu'à minuit". Cela se passait à Troas. 1 Cor. 16.2 - "Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité, afin qu'on n'attende pas mon arrivée pour recueillir les dons". Apo. 1.10 - "Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur." 

b/ - Il est vrai que les apôtres allaient fréquemment encore dans les synagogues le samedi, mais c'était parce que là ils rencontraient de larges auditoires à évangéliser.

c/ - Quelqu'un pourrait peut-être conclure que les premiers chrétiens ont tout simplement transféré les exigences du sabbat, du samedi au dimanche ? 

d/ - Il n'en a pas été ainsi. Le N.T. dit que c'est une question de conscience personnelle. Certainement que ceux qui vivaient dans des communautés juives, se reposaient le samedi, parce que les voisins ne travaillaient pas ce jour-là et les magasins étaient fermés. Mais leur culte avait lieu le dimanche. 


7) - Mais il n'y a pas seulement le principe du repos qui subsiste toujours … 

a/ - Ce principe c'est que Dieu a établi un biorythme dans sa création ! Et cela n'a jamais été abrogé. C'est à dire, six jours de travail et un jour de repos. 

b/ - Une remarque importante : Nous avons focalisé notre attention sur le REPOS, mais il nous FAUT remarquer que le commandement ne parle pas seulement de REPOS. Le commandement dit aussi, "TU TRAVAILLERAS SIX JOURS …"

c/ - Six jours de travail, c'est le maximum pour une bonne santé physique, émotionnelle et spirituelle. Durant la révolution française, une tentative a été faite d'établir une semaine de 10 jours. Travaillant 9 jours et le 10ème, repos ! 

d/ - Aujourd'hui nous en sommes à 5 jours et même pour certains à 4 jours. 35 heures par semaine. Que penser de cela, si les 2 ou 3 jours sont consacrés aux plaisirs et aux loisirs ? Je ne sais pas si à la longue les effets seront positifs pour l'être humain ? 

e/ - Cela ne veut pas dire qu'il faut travailler 6 jours à l'usine; Le 6ème jour peut être employé à s'occuper de sa maison. A aider les autres… Le travail n'est pas un ennemi … Le commandement dit, "Tu travailleras six jours …" et pas seulement, "Tu te reposeras le 7ème"

f/ - Il est évident que si le travail est trop pénible au point de mettre en péril la santé, la famille et l'église, il est nécessaire de rectifier la chose…


8) - Une journée de repos, c'est aussi le maximum pour une bonne santé physique, émotionnelle et spirituelle 

a/ - Notre société court toujours, et parfois sans savoir vers où ! On travail sans relâche pour acquérir des choses qui finalement nous prennent encore plus de temps ! Finalement c'est le stress. 

b/ - Le rythme établit par Dieu c'est, un jour de repos sur sept. Il n'y a pas de substitut. Il peut arriver bien sûr, que nous ne puissions pas nous reposer un jour de repos, ou même deux semaines entières … sans que cela nous cause préjudice. Mais si nous continuons à ce rythme … !

c/ - Si un arc est toujours tendu, il finit par perdre son efficacité. 

d/ - Il faut même faire attention à nos moments de loisirs, ils peuvent nous épuiser complètement … Est-ce qu'après certaines détentes vous rentrez à la maison, reposé et rafraîchi ? 

e/ - Chacun doit voir pour lui-même ce qui le repose … Si vous êtes toute la semaine sans bouger devant un ordinateur, il est évident que vous avez besoin de bouger … sainement !


9)- Que faire le jour du Seigneur ? 

a/ - Les premiers chrétiens se réunissaient pour louer le Seigneur, être enseigné, prier, chanter, se retrouver autour de la table du Seigneur, évangéliser … 

b/ - "N'abandonnons pas notre assemblée, comme c'est la coutume de quelques-uns; Mais exhortons-nous réciproquement, et cela d'autant plus que vous voyez s'approcher le jour." 

c/ - Le jour le plus favorable pour nous, c'est le dimanche. 

d/ - Dieu s'est reposé de son œuvre et s'en est réjoui, nous devons faire de même le dimanche. C'est un jour de réjouissance. 

e/ - Jésus nous a montrés, malgré que les Pharisiens grincent des dents, que le jour du repos n'était pas pour le vivre égoïstement, mais qu'il fallait penser aux autres. Lui, il pensait aux pauvres gens malades. Pour nous c'est une participation au culte … École du dimanche, amener une grand-mère … Héb. 4.10 - " Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses oeuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes. Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance. "Le repos dont il est question ici, c'est que Dieu a tout accompli pour notre salut, il n'y a plus rien à ajouter. Christ a dit "Tout est accompli". En me reposant sur ce que Dieu a fait pour me sauver, j'entre dans son repos !

adra

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

    

 

 

     

 

 

 

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