A Coeur Ouvert

A Coeur Ouvert

Blog ayant pour but la diffusion de l'Evangile. Edification - Evangélisation - Méditations - Ressources gratuites - Musique - Vidéos - L'info du jour - Agenda des évènements et activités chrétiennes : (Hauts de France et Belgique francophone) - etc ... Dix nouveaux articles chaque mois - Mises à jour quotidienne.

Sous le signe du Poisson

     

- On les voit partout : Sur les voitures, les vélos, les motos, les sacs de voyage et  même sur les documents commerciaux ... Non, il ne s'agit pas d'une pub pour l'émission "Thalassa" de la chaine de TV française FR3 !

Mais quelle en est la signification ?

ICHTUS ...

un code secret en grec
Ce poisson est un cryptogramme, un "code secret". Au premier siècle de notre ère, les chrétiens persécutés par les autorités romaines l'utilisaient comme code secret pour se reconnaître. A cette époque, le grec était davantage parlé dans l'empire romain que le latin. Mais pourquoi un poisson ? En grec, poisson se dit ICHTHYS. Les cinq lettres grecques correspondaient à la première lettre d'un des noms de leur Sauveur :
  

I  Iessous Jésus
CH Christos Christ
TH Theou Dieu
Y hYios Fils
S Soter Sauveur

qui sont rassemblés dans la déclaration : Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur. C'est ainsi que ces premiers chrétiens s'identifiaient à Jésus-Christ. A l'époque, s'affirmer chrétien était lourd de conséquences. Fidèle aux enseignements du Christ, le chrétien vivait différemment de ses contemporains, dont la vie sociale gravitait autour de l'adoration de nombreux dieux et de festivités sanglantes et parfois de débauche. Seuls ceux qui vivaient leur foi dans tous les domaines de leur vie portaient le nom de chrétiens.

Quel sens pour aujourd'hui ?  

Le poisson est un signe de ralliement des chrétiens, indépendamment de toute appartenance dénominationnelle. Celui qui adopte le signe du poisson témoigne ainsi qu'il a découvert Jésus-Christ, qu'il croit en lui. Il affirme son appartenance à Jésus-Christ. Il reconnaît Christ comme son Sauveur, prie, suit ses enseignements et l'exemple de sa vie tels que les rapporte la Bible. Pour Christ, il abandonne des comportements que son Sauveur désapprouve et conduit sa vie sur de nouvelles bases. 
                        La Croix Huguenote  

  cxh_or.gif

Telle que nous la connaissons, la Croix huguenote complétée par le "Saint-Esprit" en pendentif semble avoir été imaginé par l'orfèvre nimois Maystre demeurant 4 rue du Marché vers 1688 (trois ans après la Révocation de l'Edit de Nantes).

L'abbé Valette, curé de Bernis, fait état de l'engouement qui se manifesta pour cette parure pendant et après l'apparition des "prophètes" cévenols. On rendait ainsi hommage au Saint-Esprit et au sacerdoce universel en portant un insigne irréprochable pour les persécuteurs, puisqu'il dérivait d'une très officielle et très catholique décoration.

Des femmes protestantes ont choisi la croix huguenote comme bijou, de préférence à la croix latine qui avait un caractère catholique accusé et dont Théodore de Bèze avait récusé la figure matérielle.

Cependant, le pendentif des Croix huguenotes, même très anciennes ne se présente pas toujours comme une colombe, mais comme une espèce de boule allongée qui fut appelée en langue d'oc le "trissou", c'est à dire le petit pilon destiné à écraser une substance ou un aliment dans un mortier.

L'imagination populaire et la recherche érudite ont pourvu le "trissou" de diverses explications : Larme de l'Eglise affligée ou langue de feu semblable à celles qui à la Pentecôte se posèrent sur la tête des disciples.

Il s'agirait, selon Pierre Bourguet, d'une ampoule ou petite fiole semblable à la Sainte Ampoule destinée au Sacre des Rois de France : Celle que Saint-Rémy aurait reçu du ciel portée par une colombe pour le baptême de Clovis. La colombe du Saint-Esprit figurait sur cette ampoule vénérée. Aussi ne serait-il pas surprenant que la représentation de la colombe alterne avec celle du réceptacle sacré, sous les Croix huguenotes empruntées par les Protestants au symbolisme de la Royauté persécutrice. Hommage héroïque de fidélité au Roi ou signe de reconnaissance habilement camouflé, peut-être les deux à la fois, la Croix huguenote dut en partie son succès à son ambiguïté. 

La Croix :  

Symbole chrétien, la croix a été représentée sous des formes très différentes dans l'art et l'héraldique du Moyen Age.

La croix huguenote dérive de la Croix de Malte avec des échancrures triangulaires à l'extrémité de chaque branche, alors que la Croix du Languedoc est une croix de Malte dont les branches sont allongées par des triangles qui forment des pointes de flèches.

On dit en héraldique qu'elle est "boutonnée" à cause des boules qui terminent les pointes. Elle présente une grande analogie avec la Croix de "L 'Ordre du Saint-Esprit", instituée par Henri III en 1578: "croix suspendue d'or à huit pointes émaillée blanc et vert, cantonnée de fleurs de lis, portant à l'avers la colombe rayonnante".

Plusieurs autres décorations françaises sont conçues d'après ce type de croix: L' Ordre de Saint-Michel fondé par Louis XI en 1469 pour commémorer la résistance du Mont Saint-Michel aux attaques anglaises; l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis créé par Louis XIV en 1693 qui était accessible aux bourgeois comme aux nobles mais dont les non-catholiques étaient exclus; le Mérite militaire créé par Louis XV en 1759 qui était destiné à récompenser des officiers protestants servant dans les régiments étrangers; la Croix de la Légion d' Honneur instituée par Napoléon Ier en 1805.

Dans la Croix huguenote, les quatre motifs qui relient les branches entre elles sont des fleurs de lis stylisées qui rappellent celles qui figurent à la même place dans les Ordres royaux de Saint-Michel, du Saint-Esprit, de Saint-Louis et dans le Mérite militaire. Pour Pierre Bourguet, il s'agirait de coeurs stylisés.

La Colombe :     

La colombe est un symbole biblique, dont les réformateurs, ont admis la reproduction en "image taillée". C'est la colombe qui avertit Noé que le niveau des eaux du déluge a baissé : "La colombe revint à lui sur le soir; et voici, une feuille d'olivier arrachée était dans son bec" (Genèse 8.11). Les quatre Evangélistes attestent que Christ, au moment de son baptême, "vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe" (Mathieu 3.16) - Marc 1.10 - Luc 3.22 - Jean 1.32).

Dans l'histoire légendaire de la France, c'est encore la colombe du Saint-Esprit qui apporta à Clovis l'huile de l'onction royale. Conservée à Reims dans une ampoule d'or portant l'image d'une colombe, c'est la même huile qui était censée oindre tous les Rois de France. Elle est gardée le jour du sacre par les Chevaliers de la Sainte Ampoule dont l'insigne était la colombe sur une croix de Malte et, au-dessous, une "main d'incarnation" recevant la Sainte Ampoule.

En joaillerie, la colombe du Saint-Esprit est presque toujours représentée la tête en bas et les ailes déployées, volant du ciel vers la terre. Elle est dite "rayonnante". C'est ainsi qu'elle apparait au milieu de la Croix de l' Ordre du Saint-Esprit et, en pendentif, au-dessous de beaucoup de Croix huguenotes.

La colombe a souvent été employée, seule, comme bijou. Elle était représentée tantôt avec beaucoup de détails réalistes (bec, plumes, ailes), tantôt en filigrane. Elle était parfois rehaussée d'une ou de plusieurs pierres précieuses : Brillant, grenat, rubis ou émeraude. Elle peut prendre l'aspect d'une petite croix.

Merci de bien vouloir nous informer de tout lien mort ou anomalie sur cette page   
Prière de ne pas utiliser l'adresse de contact ci-dessous pour nous écrire, svp - Merci 

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil

Partager cet article