Les fruits de l'esprit

 

 

Les fruits de l'esprit

 

 

 

 

"Le fruit de l'esprit c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la bonne foi, la douceur, la tempérance : Contre de telles choses il n'y a pas de loi. Ceux qui appartiennent à Christ ont crucifié la chair avec ses Passions et ses désirs. Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi par l'esprit" (Galates 5.22-25)

 

 

Je voudrais m'entretenir avec vous ce mois-ci des richesses que l'Esprit de Dieu met dans l'âme du chrétien, et surtout dans le fond de son âme. Outre les dons de l'Esprit, les forces spirituelles. Il y a une grande richesse, un jaillissement de la vie chrétienne, quand on considère cette variété des dons qui communiquent des forces. Il est question maintenant, non plus des forces, non plus des fruits de l'Esprit, mais des états profonds de l'âme imprégnée et pénétrée de vertus chrétiennes. Ce ne sont point des dons, point des vertus hautes et profondes que le Saint-Esprit donne aux croyants, et par lesquelles il les transforme et les soutient.

 

À proprement parler, l'apôtre n'a pas classé ces différentes vertus : On a l'impression qu'elles jaillissent, qu'elles sont comme des ondes qui se franchissent, il y en a, et il y en a encore. Mais en examinant le texte de prés, on voit que l'apôtre vise des choses très particulières.

 

D'abord, le premier fruit de l'Esprit, c'est l'amour. L'Apôtre énonce les différents dons dans le chapitre 13 de la 2ème épître aux Corinthiens. Il montre que le sommet de tous les dons c'est la charité : La charité qui énonce que, les dons de l'Esprit, ces forces, sont données au chrétien pour être mises au service des âmes.

 

Puis viennent deux vertus énoncées ensemble, des vertus chrétiennes qui sont des états de l'âme, des états de première grandeur, des vertus mises à part la joie et la paix.

 

Cet état de joie et de paix rend la bonté possible, s'il n'y a pas de joie et pas de paix, on pourrait soustraire au chrétien toutes ses vertus. La joie est comme la fleur de l'âme, la joie chrétienne est l'épanouissement suprême de toutes les vertus chrétiennes. La vie chrétienne complète doit être joyeuse, dans les temps les plus difficiles, dans les épreuves les plus grandes.

 

La paix et la joie sont deux états superposés : La paix, c'est le sol sur lequel nous sommes, c'est un état profond sur lequel il faut s'appuyer. Sommes-nous en paix avec nous-mêmes ? avec Dieu ? avec les autres ? La joie est le couronnement qui fait à tout l'édifice une voûte magnifique. La joie est le rayonnement qui nous fait vivre. Il faut voir le cœur du croyant dans son architecture : La base, c'est la paix, la voûte, c'est la joie. Avons-nous cette paix ? Avons-nous cette joie ?

 

Ensuite, vient la patience vis-à-vis des autres. Ici le mot patience veut dire bonté, longanimité. Le mot grec traduit ici par patience est différent, il signifie capacité de souffrir ce qui se présente, de le supporter, tandis que la longanimité est la vertu du chrétien qui supporte beaucoup de la part du prochain. La longanimité avale les couleuvres, les unes après les autres, autant qu'il y en aura que l'on puisse supporter.

 

La mansuétude. Le texte grec emploie un terme beaucoup plus joli : C'est quelque chose qui a bon goût, matériellement et spirituellement, quelque chose d'agréable à rencontrer, le mot exprime ce qui est tout à fait bon.

 

La qualité qui suit est la bonne foi, puis la douceur, la tempérance. La bonne foi comprise d'une manière un peu spéciale, dans le sens de loyauté, non pas la foi, mais la philosophie de la loyauté. Le chrétien doit être un homme qui garde en toute circonstance sa loyauté, la parole de l'âme, que nous avons donnée : La fidélité, si l'on veut. Puis la douceur : Non une façon molle de traiter les choses, mais la douceur accompagnée de force et de valeur.

 

La tempérance, qui est la maîtrise de soi, la force avec laquelle on tient sa vie avec laquelle on tient ses résolutions et on les réalise.

 

Ensuite crucifier la chair, marcher par l'Esprit, vivre par l'Esprit, ce n'est pas vivre uniquement dans le sentiment chrétien, non, une vie doit correspondre à une marche.

 

Ne pas porter envie les uns aux autres, il est probable que ces recommandations visaient des situations spéciales. Mais, ne pas porter envie, est une des recommandations les plus nécessaires et les plus tragiques.

 

Prenons très au sérieux les recommandations morales qui se trouvent dans les écrits de l'apôtre L'idée des dons de l'Esprit apparaît à certains comme une chose extraordinaire, mais non, si nous voulons être des âmes arrivées à la vie spirituelle, à la maturité intérieure, et qui mettent dans leur vie de l'harmonie, toujours.

 

Ô Seigneur notre Dieu, puisque notre Sauveur nous donne son Esprit qui doit nous pénétrer, donne-nous de pouvoir, saisir ces vertus. Enseigne-nous la discipline intérieure, que ces vertus ne restent pas dans notre imagination, mais qu'elles deviennent la réalité de notre vie, qu'elles représentent la pénétration de nos âmes par ton Esprit, et que nous recevions ces dons dans le silence et dans le secret de la consécration.
Manon Adrian - ACO

 

 
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