Christ vit en moi

 

 

Christ vit en moi

 

 

 

Si je n'avais que l'existence qui m'est commune avec tous les hommes, je n'aurais pour me guider ici-bas que la lumière de ma raison, pour me faire agir, que ma propre volonté; et pour issue, qu'une réussite terrestre.

 

Alors donc, me dit l'Écriture, "étant sans espérance et sans Dieu dans le monde", je pourrais bien jouir des avantages du "siècle présent", mais ceux du "siècle à venir" me seraient inconnus.

 

 

C'est ainsi que je pourrais bien être un homme supérieur par mon rang, mon intelligence, mon génie ou mon savoir ou peut-être un homme utile par mes talents, ma force ou mon habileté ou bien encore un homme honoré pour mes qualités et mes vertus mais ainsi que les plus hardis sommets des plus hautes montagnes n'atteindront jamais l'étoile même la plus voisine, ainsi toute cette dignité de ma nature humaine ne serait jamais qu'à une distance infinie du ciel de Dieu.

 

Mon existence terrestre ne serait donc pas "la vie", puisqu'elle demeurerait ce que dit l'Écriture qu'elle est, quand elle prononce que "de sa nature l'homme né de femme est enfant de colère" ce qui veut dire qu'en venant au monde, il n'y est né que comme semence d'Adam déjà pécheur maudit et "mort" et par cela même comme ayant "l'image et la ressemblance" d'un père qui ne l'engendra qu'après avoir été chassé d'Éden, et non point quand il portait encore "l'image de l'Éternel". (Gen 5.3) — Adam, âgé de cent trente ans, engendra un fils à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth. (Eph. 2.1-2) — Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion ...)

 

Que m'est donc précieux ce "second homme", ce "dernier Adam", qui, venu du ciel en "Esprit vivifiant", a mis sur moi sa propre image, et par elle, à la place de ma souillure naturelle, sa céleste beauté, et à la place de ma "mort", la vie impérissable : La vie même de Dieu !". (1 Cor. 15.45-50) — C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal ce qui est spirituel vient ensuite. Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre le second homme est du ciel. Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres et tel est le céleste, tels sont aussi les célestes. Et de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste. Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité ...)

 

Je suis donc rétabli dans ma création première! Que dis-je? C'est une bien autre dignité que je possède maintenant. Dans le premier Adam, même avant qu'il eût péché, ce ne fut qu'en "âme vivante" que je fus fait, et je ne fus donc alors qu'une "créature" de Dieu. Mais dans le "dernier Adam", en Jésus-Christ, le Fils même du Père, j'ai été fait "enfant de Dieu", par la "puissance vivifiante du St-Esprit !"

 

Je le redirai donc : Oh ! que m'est précieux Celui qui m'a révélé le Père, et qui, par l'Esprit éternel, m'a fait, en lui-même, "participant de la nature divine", tellement qu'avec lui je puis m'écrier : "J'ai été mort et voici, je suis vivant aux siècles des siècles !". (Éph. 2.5-6) — Nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ. (Apoc. 1.18) — Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. (Rom. 6.8) — Si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. (Col. 3.3) — Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ...

 

Mais quelle que soit l'excellence de ma nouvelle nature en Jésus, toutefois ce n'est encore qu' "en espérance que je suis sauvé" et c'est sur la terre, dans une chair de péché et au travers de la lutte et du travail de ce monde que je dois me rendre au ciel.

 

Qu'en serait-il donc de moi si j'étais seul, et qu'ainsi Dieu, après m'avoir bien créé pour son ciel, mais enfin pour un ciel encore distant, m'eût abandonné, en me disant de marcher par ma propre force ?

 

Mais ce n'est pas là ce qu'a fait la grâce du Seigneur. Quand le Père m'a voulu aimer en Jésus, c'est complètement qu'il l'a voulu et aussi quand j'ai reçu mon Sauveur, ai-je avec lui reçu l'Esprit Saint et cet Esprit, non seulement m'a fait connaître toujours plus abondamment cette grâce, mais chaque jour plus aussi il me fait sentir tout ce que Jésus est pour moi. 
Anne Laure Chalmont - ACO

 

 
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