Prier sans cesse

 

 

Prier sans cesse

 

 

 

D'où vient ce peu de dispositions à prier sans cesse ?

 

Comme toutes nos autres misères, il prend sa source dans la faiblesse de notre foi.

 

Par faiblesse de foi, nous sommes peu pénétrés de l'importance des choses qui tiennent au salut éternel des âmes, nous sommes facilement distraits ou absorbés par les choses de ce monde, et notre cœur appesanti est peu disposé à s'élever à Dieu par la prière.

 

Par faiblesse de foi, nous croyons peu à tous les avertissements que la Parole de Dieu nous donne sur la malice de notre cœur, sur les ruses du grand ennemi des âmes, sur la nécessité de veiller et de prier en tout temps.

 

Par faiblesse de foi, nous n'avons pas une persuasion assez pratique de notre absolue impuissance en toute chose, nous comptons encore sur notre sagesse, sur nos efforts, sur notre prudence : Ce qui détourne nos regards de Celui en qui seul réside toute force.

 

Par faiblesse de foi, nous nous défions des promesses de Dieu, de sa puissance et de sa fidélité à les accomplir, et comme l'ancien peuple, coup sur coup nous tentons le Dieu Fort, et nous donnons des bornes au Saint d'Israël (Ps. 78.4) — Ils ne cessèrent de tenter Dieu, Et de provoquer le Saint d’Israël.

 

Mais la faiblesse de notre foi est surtout une grande cause de négligence dans la prière, en ce qu'elle nous laisse dans une propre justice qui nous prive de cette confiance propre à servir en tout temps d'appui à nos prières.

 

Si l'on veut faire reposer sa prière sur quelque chose qui vienne de soi, si l'on croit ne pouvoir prier que lorsqu'on est, comme l'on dit, bien disposé, alors on ne pourra certainement pas prier sans cesse.

 

Lorsqu'on se sentira sec, charnel, sans ferveur : Lorsqu'on aura fait des chutes, on dira : "Je ne puis pas prier, parce que je ne suis pas bien disposé", et l'on n'osera pas élever les mains vers Dieu jusqu'à ce qu'on pense qu'une meilleure disposition nous y autorise.

 

Mais si l'on prie en s'appuyant uniquement sur la foi en Jésus et sur les promesses de Dieu, on pourra toujours prier parce qu'on aura toujours la disposition en faveur de laquelle Dieu a promis d'exaucer toutes les prières, c'est de prier au nom de Jésus :

 

Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. (Jean 16.23.)

 

Vous donc qui jusqu'à présent, retenus par la crainte de vous présenter à Dieu tel que vous êtes, avez trouvé de la difficulté à prier sans cesse, appliquez-vous à vous-mêmes, dans un certain sens, cette parole de Jésus à ses disciples : Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom , demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit accomplie. (Jean 16.24.)

 

Jusqu'à présent vous n'avez pas compris toute l'étendue de la liberté que nous avons, de nous approcher avec confiance du trône de la grâce par le sang de Jésus. (Héb 4.16 - 10.19) — Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. Ainsi donc, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire.

 

Dans vos prières, vous n'avez pas porté uniquement vos regards sur ce Souverain Sacrificateur qui peut compatir à nos infirmités parce qu'il a été tenté de même que nous en toutes choses. (Héb 4.15)

 

Jusqu'à présent vous avez, si je puis m'exprimer ainsi, prié en votre nom et au nom de Jésus, vous avez prié en vous reposant sur vos bonnes dispositions et sur ses mérites. À cause de cela, vous n'avez pas pu prier en tout temps, parce que vous n'avez pas pu trouver en vous en tout temps ces bonnes dispositions sur lesquelles vous faites reposer la moitié de votre confiance.

 

Dès maintenant demandez au nom de Jésus, et vous recevrez, et votre joie sera accomplie.

 

Faisant reposer le succès de votre prière uniquement sur le regard de foi que vous tournez vers Jésus, vous pourrez toujours prier, parce qu'il peut toujours sauver ceux qui s'approchent de Dieu par Lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux. (Héb 8.25)

 

- Quand vous serez dans des jours de sécheresse, de langueur, d'incrédulité et de révolte, vous pourrez encore prier, car vous ferez de ces misères même le sujet de votre prière.

 

- Quand vous vous sentirez peu disposés à prier, vous vous humilierez devant Dieu, vous lui demanderez l'Esprit de prière et de supplication.

 

- Quand vous craindrez de manquer de droiture en demandant une grâce, vous vous adresserez librement à Dieu, pour obtenir de lui cette droiture dont vous sentez que vous manquez.

 

- Quand vous ne pourrez pas prier par des phrases suivies, vous prierez par des mots entrecoupés, vous pousserez un cri, un soupir, vous jetterez un simple regard sur Jésus, sans vous lamenter de ce que Dieu ne vous donne pas de pouvoir faire davantage, vous souvenant qu'il est écrit : L'a-t-on regardé ? on en est tout illuminé, et l'on n'en a point la face confuse (Ps 34.5) — Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne se couvre pas de honte.

 

En un mot, aucune misère, aucune impuissance ne vous empêchera plus de prier, parce que vous vous serez défaits de la misérable prétention d'apporter à Dieu quelque autre chose que le sang de son Fils en vous présentant devant lui.

 

Étant simple de cœur, ne cherchant plus à vous contrefaire, parce que vous ne croirez plus en avoir besoin devant un Dieu qui vous veut tel que vous êtes pour vous sauver et vous changer, vous trouverez qu'un des plus grands obstacles à prier sans cesse a été enlevé de votre cœur.

 

Dieu veuille, par sa grâce, enlever de votre cœur et du mien cet obstacle ainsi que tous les autres  ?

 

Qu'il daigne vous donner de prier sans cesse, en vous donnant tout premièrement de lui demander cette grâce avec sincérité  !

 

Qu'il daigne accorder à ses enfants, lorsqu'ils sont réunis, de ne pas perdre leur temps en vaines conversations dans lesquelles la curiosité, l'amour-propre ou la médisance jouent trop souvent un rôle  !

 

Qu'il leur donne d'accompagner ou d'entremêler leurs conversations de prières, afin que par ce moyen l'esprit charnel en soit de plus en plus banni et qu'elles soient de plus en plus assaisonnées de sel en grâce  !

 

Enfin que Dieu donne à ceux qui liront cette exhortation et pour qui Dieu daignera la bénir, de prier en faveur de celui qui la leur a adressée, qui lui-même en a plus besoin que tout autre.
Anne Laure Chalmont - ACO

 

 
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