Espérance en Israël

 

 

 

Espérance en Israël

 

 

 

 

"Ainsi parle l’Eternel des armées : Je suis ému d’une grande jalousie pour Jérusalem et pour Sion, et Je suis saisi d’une grande irritation contre les nations orgueilleuses, car Je n’étais que peu irrité, mais elles ont contribué au mal. C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel : Je reviens à Jérusalem avec compassion, Ma maison y sera rebâtie, et le cordeau sera étendu sur Jérusalem … L’Eternel consolera encore Sion, Il choisira encore Jérusalem … Que toute chair fasse silence devant l’Eternel ! Car Il s’est réveillé de Sa demeure sainte" (Zacharie 1.14-17 et 2.13)

 

Malgré cette catastrophe nationale, Israël ne restera cependant pas pour cela sans espérance, comme au temps d’Esdras - 10.2 – car au cours des siècles qui suivront, Israël ne cessera de tourner les regards vers Sion continuant de symboliser à travers son histoire, le pays dans son entité nationale et non seulement ethnique.

 

Combien nous devrions prendre au sérieux la parole prophétique mentionnée ci-dessus, alors que tant de moqueurs et de détracteurs s’ingénient à mettre en doute la réalisation du plan divin à l’égard d’Israël qui doit bientôt voir l’établissement du Royaume Messianique. Car nous vivons sans nul doute le temps qui précède le retour du Prince de la paix, et ainsi la conversion d’Israël à son Messie.

 

Sous prétexte que ce peuple rentre dans l’incrédulité, certains "croyants" bien intentionnés refusent de reconnaître l’existence d’Israël tandis que d’autres ne veulent y voir le moindre accomplissement biblique, vu qu’Israël a pris les armes pour reconquérir le pays.

 

Ainsi ne voient-ils avant tout dans la création de cet Etat, qu’un acte politique ! Dans ce cas que peuvent-ils bien penser de la conquête du pays de Canaan au temps de Josué qui battit tous les peuples occupant précédemment cette région ?

 

Aujourd’hui comme autrefois, Israël doit combattre pour garder possession de son héritage mais nous frémissons à la pensée que bientôt Dieu lui-même combattra pour Son peuple, anéantissant les nations orgueilleuses qui ne veulent pas reconnaître les droits de Son peuple sur la terre.

 

Quant à l’incrédulité d’Israël, elle ne fait que confirmer l'Ecriture, en particulier ce que l’apôtre Paul écrit en Romains 11.25-26. Ne faut-il pas qu’Israël soit à nouveau séparé des nations païennes, et que l’Eglise de Jésus-Christ soit ravie dans la gloire, pour qu’enfin le cœur de ce peuple se tourne vers son libérateur ? (voir Actes 28.25-28).

 

Certes, il reste évident que l’Etat d’Israël, tel que nous le voyons aujourd’hui avec ses nombreuses lacunes, ne saurait être une fin, mais bien plutôt un moyen entre les mains de Dieu pour la réalisation de Ses desseins futurs. Tout au long de son histoire, n’en a-t-il pas été ainsi ? Sur une trentaine de confessions religieuses, dites chrétiennes, que compte Jérusalem aujourd’hui, toutes refusent de reconnaître l’existence du nouvel Etat hébreu, à quelques exceptions près.

 

Quoi qu’il en soit, les sceptiques de notre temps devraient pouvoir admettre facilement qu’une résurrection physique de la nation d’Israël s’avère indispensable avant sa conversion au Messie, tel que cela est si clairement signifié en Ezéchiel 37 !

 

En dépit de la complexité et de l’âpreté des problèmes d’Israël, nous ne pouvons faire moins que de reconnaître la résurrection des os desséchés sur lesquels croissent des nerfs et de la chair, en attendant que l’Esprit de vie entre en eux selon la promesse de Dieu en Ezéchiel 37.14 : "Je mettrai Mon Esprit en vous et vous vivrez Je vous rétablirai dans votre pays, et vous saurez que Moi, l’Eternel, J’ai parlé et agi, dit l’Eternel".

 

Un bruit – un mouvement – les os s’approchant les uns des autres – les nerfs – la chair – la peau – et enfin l’esprit – toutes ces expressions relevées en Ezéchiel 37 représentent les différentes étapes de la résurrection du peuple d’Israël marchant vers son avenir glorieux.

 

Ainsi en est-il également du pays et de Jérusalem qui doivent retourner à Israël avant sa conversion au Messie, afin que le plan divin se réalise l’égard des nations devant être jugées d’après leur attitude envers Israël à la fin de la grande tribulation (voir Zacharie 12.9).

 

Le grand retour va s’accentuer dans les prochaines années au point que les frontières d’Israël dépasseront à nouveau les limites actuelles, soyons cependant persuadés que ce mouvement doit avant tout orienter les regards et le cœur de tout Israël vers Sion, là où Dieu lui-même revient comme autrefois afin de faire briller "la schékinah" de Sa gloire sur le reste de Son peuple et sur ce monde dévasté.

 

Malgré la condition d’Israël incrédule envers son Messie encore aujourd’hui, la prière de ce peuple continuant de monter vers son Dieu depuis de nombreux siècles, doit bientôt être exaucée : "Puissent nos yeux voir le jour où Tu reviendras dans Ta miséricorde, à Jérusalem, Ta cité, à Sion, demeure de Ta gloire, au royaume de David et au temple".

 

En effet, Dieu ne peut rester sourd à cette prière, car si Israël a été infidèle, Dieu demeure fidèle et ne saurait rejeter indéfiniment Son peuple et ceci à cause des nombreuses promesses qui le concernent encore dans l’avenir.

 

Soulignons en particulier la promesse concernant sa restauration en Ezéchiel 11.17 à 19 : "Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel Je vous rassemblerai du milieu des peuples, Je vous recueillerai des pays où vous êtes dispersés, et Je vous donnerai la terre d’Israël. C’est là qu’ils iront, et ils en ôteront toutes les idoles et toutes les abominations. Je leur donnerai un même cœur et Je mettrai en vous un esprit nouveau … " (voir aussi 28.25-26).

 

Vu cette irrévocable promesse de rédemption, nous pouvons assurément considérer cette perspective glorieuse, tout en soulignant les premiers agissements de la résurrection nationale d’Israël, au travers d’événements récents, nous réjouissant avant toutes choses du grand retour du Messie d’Israël délivrant Son peuple. De nos jours l’attitude des nations demeure la même que dans le passé : Chasser le peuple élu de Dieu et piller son héritage. L’antisionisme actuel, qui n’est après tout qu’une forme déguisée de l’antisémitisme de toujours, veut ignorer que Sion appartient à Israël en tant que race, peuple, nation et pays, de sorte que même si ce terme "sionisme" est relativement récent, il répond cependant à un vieil idéal qu’Israël ne saurait abandonner : Le retour à Sion, c’est-à-dire à Jérusalem.

 

La Bible nous révèle comment cet esprit sioniste animait fortement Israël déjà à l’époque de la déportation à Babylone ainsi qu’au temps de Jésus, alors que la population juive de Jérusalem et du pays correspondait à peu près à celle d’aujourd’hui.

 

Pour détruire cet esprit, la tactique de l’ennemi n’a pas changé au cours des siècles. Rappelons-nous comment il agissait au temps de la déportation des tribus.

 

Nous lisons en 2 Rois 17.24 "Le roi d’Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Cutha, d’Avva, de Hamath et de Sépharvaim, et les établit dans les villes de Samarie à la place des enfants d’Israël. Ils prirent possession de Samarie, et ils habitèrent dans ses villes".

 

La Samarie correspond aujourd’hui à l’ex-Cisjordanie, territoire contrôlé par Israël depuis juin 1967. Au retour de la déportation, lorsqu’Esdras et Néhémie entreprendront la reconstruction du temple et de Jérusalem laissée en ruines, ils rencontreront l’opposition de ceux qui "eurent un grand déplaisir de ce qu’il venait un homme pour chercher le bien des enfants d’Israël … Sanballat, le Horonite, Tobija, le serviteur Ammonite, et Guéschem, l’Arabe, en ayant été informés, se maquèrent de nous et nous méprisèrent" (Néhémie 2.10-19).

 

C’est pendant la longue et douloureuse dispersion d’Israël que le pays fut transformé en désert Joël nous en donne une vision prophétique lamentable : "Le feu a dévoré les plaines du désert, et la flamme a brûlé tous les arbres des champs. Les bêtes des champs crient vers Toi; car les torrents sont à sec …" (Joël 1.19-20).

 

Cependant Dieu affirme en 2 Rois 19.30-31 : "Ce qui aura été sauvé de la maison de Juda, ce qui sera resté poussera encore des racines par-dessous, et portera du fruit par-dessus. Car de Jérusalem, il sortira un reste, et de la montagne de Sion des réchappés. Voilà ce que fera le zèle de l’Eternel".

 

Quelle consolation de savoir que le jour est proche, où la puissance de Satan s’opposant à la délivrance de Sion, sera annihilée par le Roi des rois, Jésus-Christ le grand Vainqueur revenant pour sauver la nation repentante, par laquelle même ses ennemis béniront le Dieu d’Israël !

 

C’est pourquoi le grand espoir d’Israël doit résider, non pas seulement dans le sionisme qui contribuera toutefois à sa résurrection nationale, mais surtout dans l’ère messianique où s’instaurera le véritable Royaume d’Israël dans son pays libéré de tout ennemi. "Il y a de l’espérance pour ton avenir, dit l’Eternel tes enfants reviendront dans ton territoire" (Jérémie 31.17).
Malik Askane - ACO - octobre 21

 

 
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