Vivre en communion

 

 

 

Vivre en communion

 

 

 

 

Nous  connaissons souvent la signification des choses, la manière dont elles doivent être pratiquées, mais nous avons  des difficultés à les vivre. Or la communion fraternelle doit avant tout "se vivre".

 

Dans le Nouveau Testament, elle a un sens profondément spirituel.

 

Selon la pensée de Dieu, c'est une relation particulière entre ses enfants, une situation dans laquelle ceux qui sont engagés sont réellement unis, dépendants les uns des autres, jusqu'à n'avoir qu'un cœur, une âme et même des biens communs, parce qu'ils sont nés d'un même Père. 

 

La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux. (Actes 4.32)

 

L'apôtre Paul définit cette communion par une phrase très forte : "... Ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée". (Philippiens 2.2) 

 

La communion, selon la pensée de Dieu, est le fruit de l'amour de Dieu que le Saint-Esprit produit dans le cœur des disciples de Christ. Elle renferme l'idée d'affection, d'amitié, de lien, bien précisée dans les  instructions données aux disciples de Christ, les enfants de Dieu : Par amour fraternel, soyez pleins "d’affection" les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques. (Romains 12.10)

 

Soyez fidèles à Dieu, et en même temps ayez de "l’amitié" pour vos frères et sœurs chrétiens. Ayez de "l’amitié" pour eux et aussi de "l’amour". (2 Pierre 1.7) Mais, par–dessus tout cela, mettez la ceinture de l’amour, car l’amour liera ces vertus parfaitement ensemble et rendra votre communion indissoluble. (Colossiens 3.14)

 

Jésus exprime le sens de cette communion dans sa prière :

 

"... Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé". (Jean 17.21) 

 

La communion fraternelle, comme son nom l'indique, concerne des frères et des sœurs d'une même famille spirituelle : Les enfants de Dieu. Elle est donc d'origine et d'essence divines. Elle prend sa source en Dieu et en Christ par le Saint-Esprit. Si la communion fraternelle est inspirée par le Saint-Esprit,  elle demande aussi notre participation active pour  la rechercher, l'établir, l'entretenir et la développer. Elle n'est pas exclusive à l'église locale ou à la communauté à laquelle nous appartenons. Elle va bien au-delà. 

 

Elle n'est pas le produit de la volonté de s'unir pour faire des choses ensemble, dans différents domaines : Caritatif. religieux  des cultes, des réunions de prière, des rassemblements chrétiens ou d'autres activités "chrétiennes". Elle n'est pas "l'unité œcuménique".

 

La communion fraternelle est le fruit du Saint-Esprit qui fait naître dans le cœur de tout enfant de Dieu, né de nouveau, la conscience de son union avec les autres membres de sa famille spirituelle, en dehors de toute dénomination, églises, mouvements ou autres groupes. Bien souvent ces derniers, sont des obstacles à sa réalisation, car ils élèvent des murs entre les enfants de Dieu. 

 

Nous remarquons hélas qu'il suffit de déclarer son appartenance à telle église ou telle mouvement ou dénomination pour que les visages, les cœurs et les portes se ferment. Dans une même ville, un même quartier, un même immeuble, on peut se dire bonjour en se croisant dans la rue, dans l'ascenseur ou le hall, avec la Bible dans la main, pour aller à des cultes différents, mais la relation s'arrête à cette salutation polie. La communion fraternelle est plus qu'une fréquentation d'église, plus que chanter ou prier ensemble, quoique ces choses en font partie. Si je suis né de nouveau, le témoignage intérieur du Saint-Esprit m'inspire, à l'égard des enfants de Dieu, des sentiments d'amour fraternel, la joie de les rencontrer et de les découvrir, le désir d'établir et d'approfondir une vraie communion spirituelle.

 

"Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui" (1 Jean 5.1)

 

La communion fraternelle, selon l'Esprit de Dieu, a sa source en Dieu et en Jésus-Christ par le Saint-Esprit. C'est parce que nous sommes dans cette communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit, que nous pouvons être en communion avec ceux qui vivent le même témoignage. Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont palpé, il s’agit de la parole de la vie (car la vie s’est manifestée, nous avons vu, nous rendons témoignage et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous) ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, pour que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus–Christ.

 

Cela, nous, nous l’écrivons, pour que notre joie soit complète. Le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a pas en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne faisons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme lui–même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché. (1 Jean 1.1-7)

 

Soyons  à l'écoute de Dieu. Persévérons dans l’amour fraternel. (Hébreux 13.1) - Veillons à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés. (Hébreux 12.15) 

 

"Faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété,  à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection, car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée" (2 Pie 1.5-11).  
Marc Pottier - ACO  - octobre 21

 

 
Pour écrire à la modératrice du blog  'A Coeur Ouvert, veuillez svp cliquer sur
l'enveloppe - Merci 
 

                               

 

Retour page 'Accueil

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :