Quelques exemples du secours de Dieu

Publié par A Coeur Ouvert

1)- Quand Dieu répond illico :

Le roi de Juda, Josaphat, et le roi d’Israël, Achab, sont en lutte contre le roi de Syrie (1 Rois 22.29-40), Achab réagit – humainement – par un stratagème en se déguisant comme un simple soldat. Ça semble marcher, on a repéré le roi Josaphat et tous vont contre lui. Comment réagit ce dernier ?  "Josaphat implora l’aide du Seigneur Dieu, … Qui le secourut en repoussant ses ennemis" (2 Chroniques 18.31). Après cela, un soldat syrien tira au hasard une flèche qui atteignit Achab … Entre les plaques protectrices de sa cuirasse. Et il mourut.

2)- Quand Dieu répond beaucoup plus tard que ce qu’on voudrait :

Anne, la mère de Samuel, a composé un chant de reconnaissance (1 Samuel 2) où elle dit : "Mon cœur se réjouit en l’Eternel, car je me réjouis de son secours" (v1). Mais cela faisait des années qu’elle attendait ce secours : Elle était stérile. Il y a de quoi se poser de sérieuses questions quand on lit à 2 reprises : "L’Eternel l’avait rendue stérile". Où est donc le secours de Dieu !? Mais Anne prie. Malgré ses questions et ses doutes, elle confie à Dieu son problème et sa douleur. Et au temps de Dieu, il l’a secourue, son fils est devenu le prophète Samuel.

Jaïrus, un des chefs de la synagogue, vient supplier Jésus de guérir sa fille qui est très malade (Marc 5.22-43). Jésus part avec lui pour se rendre à sa maison (vu la gravité de la maladie, il aurait quand même pu la guérir à distance, comme il l’a fait pour d’autres !) et en plus, il s’arrête, pour la simple raison que quelqu’un l’a touché ! Et il prend son temps … Et discute avec celle qui l’avait touché, elle qui venait d’être guérie. Ce temps perdu a été fatal : On vient annoncer à Jaïrus que sa fille est morte. L’épreuve se transforme en drame. Jésus alors lui dit simplement : "Ne crains pas, crois seulement" (v36). Et Jésus va ressusciter cette fille.

En général, on oublie que l’intervention du Seigneur peut nous sembler tarder et même qu’elle arrive trop tard. Mais pas pour Dieu. Le souvenir de son intervention dans le passé peut nous aider à attendre avec espérance au-delà de notre temps et de notre logique. La condition : La prière de confiance, et non la demande exigeante, selon notre conception.

3)- Le secours de Dieu (eben ezer) peut passer par le nôtre :

Si Dieu a créé l’Eglise, son corps, c’est aussi pour utiliser ses membres que nous sommes. Il peut toujours intervenir seul : Il est suffisamment puissant ! Mais il se sert aussi de nous pour accomplir sa volonté. Nous pouvons nous croire spirituel en pensant que c’est Dieu qui secourt mais quand cela nous déresponsabilise, il y a un problème.

Joab, face à l’attaque des syriens, dit à son frère Abishaï : "Si les syriens sont plus forts que moi, tu viendras à mon secours, s’ils sont plus forts que toi, j’irai te secourir. Et que Dieu fasse ce qui lui semblera bon" (2 Samuel 10.11-12), résultat : Ils ont battu les syriens et les ammonites alliés. La reconnaissance de notre besoin d’être aidé est un premier pas, et l’aide mutuelle est voulue par Dieu. Et au-delà de cette entraide, il y a la confiance en Dieu mais elle n’élimine pas le soutien mutuel.

Voici deux 2 images : Laquelle vivons-nous réellement entre nous, envers ceux qui sont dans le besoin ?

Dans le métro, une personne est attaquée, mais personne ne se risque à la défendre et c’est même l’indifférence qui règne.

Lors d’une course de voiliers autour du monde, un marin lance un signal de détresse, le 2ème et le 3ème se détournent alors pour aller le secourir. Ils ont perdu du temps, d’accord qui leur sera décompté à la fin, mais pas leurs forces,  ni l’usure du bateau, ni le risque d’avoir un ennui pendant ce détour.

En quoi nous intéressons-nous aux autres pour pouvoir les aider ?

Pour conclure, revenons au secours que Dieu peut accorder.

"Approchons-nous du trône du Dieu de grâce avec une pleine assurance. Là, Dieu nous accordera sa bonté et nous donnera sa grâce pour que nous soyons secourus au bon moment" (Hébreux 4.16). La notion de grâce revient à 2 reprises dans ce seul verset : On ne peut imposer à Dieu son secours mais sa bonté est réelle et le pousse à nous secourir seulement, notre notion du temps n’est pas toujours la sienne. Mais si notre confiance en lui est plus grande qu’en nous-mêmes, nous concevrons plus facilement que son secours sera "au bon moment".

La seule condition qui nous est demandée est de nous approcher de lui avec confiance. Gustave Eiffel surveillait la construction d’un pont en Gironde, dont il était l’architecte, quand un ouvrier est tombé à l’eau. Eiffel alors a plongé et l’a sauvé. Il lui a alors dit : "Ayez la bonté de mieux vous attacher : J’aime nager, certes, mais pas quand je suis habillé !".

L’important est de rester attaché à Dieu. Heureusement, il est prêt à nous secourir quand nous l’appelons.
Malik Askane - ACO - Janvier 22

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