✔La flamme d'amour
/image%2F1528270%2F20260205%2Fob_6e7675_logoaccueil3-removebg-preview.png)
La flamme d'amour
Par Aurélien Laigre - Ministère A Cœur Ouvert
/image%2F1528270%2F20260504%2Fob_fbe90c_capture-photoroom.png)
🕗 Temps de lecture : 2mn10
"C’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire selon Son bon plaisir"
(Philippiens 2.13)
Paul affirme : "C’est Dieu qui produit le vouloir et le faire selon Son bon plaisir", mais la plupart d’entre nous refusent d’associer obéissance et plaisir ! D’habitude nous obéissons surtout lorsque nous craignons d’être l’objet de représailles ! Peut-être nos parents nous ont-ils habitués à obéir sans comprendre, sans discuter. Certes il est normal que les enfants obéissent à leurs parents tout autant que les employés doivent prêter attention aux ordres de leur patron, mais ce n’est pas le meilleur argument pour les amener à obéir. L’élément manquant dans cette équation est le "vouloir" que Dieu a placé en nous le jour de notre rédemption. Au lieu de penser à Dieu comme s’Il était notre garde-chiourme, prêt à nous fustiger allègrement à la moindre incartade, nous devrions plutôt vouloir Lui obéir afin de Lui plaire puisqu’Il a tant fait pour nous.
L’obéissance à Dieu n’est pas une qualité que vous devriez créer en vous, mais plutôt une qualité que vous devriez activer et développer puisque le désir de Lui plaire vous a déjà été inculqué. Obéir au Seigneur veut simplement dire "Le servir dans la joie" ! Tout le reste n’est que servilité hypocrite ! Comme dans le cas de ce petit garçon qui s’est mal conduit et que sa mère vient de punir en lui ordonnant d’aller s’asseoir dans un coin de la pièce et d’y rester sans bouger. Quelques minutes plus tard, quand elle lui demande s’il est toujours assis dans son coin, il répond d’un ton rebelle : "Oui, j’ai toujours l’apparence d’être assis, mais dans ma tête je suis debout !" Faisait-il vraiment preuve d’obéissance, ou seulement de servilité ? Au fond de lui-même ne se trouvait aucun sentiment de joie ni de gratitude. L’obéissance selon la Bible consiste à agir avec joie pour accomplir les desseins de Dieu, en plein accord avec le désir profond de Lui plaire et de répondre à Son amour à notre égard.
Jésus a dit : "Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car Je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes. Oui, mon joug est facile à porter et la charge que Je vous impose est légère" (Matthieu 11.29-30). Parmi les gens qui L’écoutaient se trouvaient pas mal de fermiers habitués à labourer leurs champs avec des bœufs. Ils comprenaient ce que Jésus voulait dire car il ne leur serait pas venu à l’esprit de placer sur leurs bêtes un joug mal ajusté au risque de les irriter ou de les blesser. Et Dieu agit de même envers nous ! Ces fermiers savaient aussi que les bœufs ont besoin d’un joug afin d’obéir à leurs directives et remplir leur rôle avec efficacité.
"Mais si Dieu a placé au fond de moi le désir de Lui plaire et de bien faire, pourquoi ne puis-je le découvrir ?" direz-vous peut-être. En premier lieu vous êtes toujours revêtu d’une enveloppe charnelle et tant que vous n’aurez pas reçu votre corps nouveau, ne vous imaginez pas pouvoir échapper aux impulsions de votre corps d’origine. Ensuite s’il vous est difficile de découvrir en vous ce désir de Lui obéir, c’est parce que les années passées à faire seulement ce qui vous paraissait indispensable ou ce que vous étiez obligé de faire, ont créé une couche de durillons sur votre épiderme, semblable à la peau durcie de la plante de pieds habitués aux chemins caillouteux. Pour retrouver la peau douce qui se cache dessous, le pédicure doit d’abord traiter la surface endurcie de la plante de vos pieds.
De même le Saint-Esprit doit faire disparaître de notre cœur les durillons qui s’y sont formés au cours des années afin de le rendre réceptif à la douce voix de Dieu. Et comment s’y prend-Il ? En faisant preuve de beaucoup d’amour ! En faisant naître en nous de l’amour pour Christ à cause de tout ce qu’Il a fait pour nous.
L’homme qui essaye de gagner le cœur d’une femme se sent prêt à tout pour lui faire plaisir. Elle l’appelle au téléphone un soir pour lui dire : "Je sais, mon amour que tu es très fatigué et qu’il pleut, mais pourrais-tu venir me dépanner et me remplacer un pneu crevé ?" Et il se précipite, heureux de lui offrir son aide, un sourire aux lèvres. Dix ans se sont maintenant écoulés. Ils sont mariés, il habite auprès de celle à qui il faisait la cour le jour de la crevaison un soir de pluie. Il est affalé sur le canapé et elle s’approche de lui pour lui demander de venir l’aider à la cuisine. Il lui faut maintenant s’y prendre à trois ou quatre fois avant qu’il daigne l’écouter, et quand enfin il se lève vous pourriez vous imaginer qu’elle vient de lui demander de se couper un bras pour elle tant il geint et se plaint de son sort ! Pas étonnant qu’elle se sente frustrée et déçue. Ce qui dix ans plus tôt l’enthousiasmait est devenu une tâche désagréable et rébarbative, tout simplement parce que le désir de lui plaire a disparu.
Notre problème n’est pas vraiment un manque d’obéissance, mais notre incapacité à maintenir vivante la flamme d’amour qui devrait brûler au fond de nos cœurs envers Christ, car seul l’amour sait faire de l’obéissance un élan de joie. Un manque d’obéissance est la preuve d’un manque d’amour. Nous remplaçons trop souvent la grâce et l’amour divins par un ensemble de règles à appliquer dans notre vie, mais comment peut-on les appliquer dans la joie si l’amour a disparu de notre cœur ? Notre nouvelle nature s’épanouit lorsqu’elle s’enracine dans des relations d’amour avec Lui, pas dans un tissu de règles strictes à observer.
Sans amour les meilleures règles ne produisent que de l’indifférence et de l’éloignement. Christ a dit aux Chrétiens d’Ephèse : "J'ai cependant un reproche à vous faire : Vous avez abandonné votre premier amour" (Apocalypse 2.4). En d’autres termes : "Vous ne m’aimez plus autant qu’avant !" Puis Il leur a enjoint l’ordre de revenir à la case départ, et de retrouver le moment où ils avaient commencé à s’éloigner de Lui. Est-Il en train de vous dire la même chose aujourd’hui ?
/image%2F1528270%2F20260220%2Fob_ee243d_merged-image-2026-02-20t08-14-22-proce.png)
/image%2F1528270%2F20260227%2Fob_17f348_retour-sommaire.jpg)
/image%2F1528270%2F20260219%2Fob_5748d7_logoaccueil1-removebg-preview3.png)