✔Regarder les autres

Publié par Le Ministère A Cœur Ouvert

Regarder les autres

Par Steevy False - Ministère A Cœur Ouvert

🕗 Temps de lecture : 1mn30

"Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité 
vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes" 
(Philippiens 2.3)

En lisant ce texte, très vite l’attention est portée sur la fin du verset et c’est ce qui interpelle, voire dérange. Cette fin de verset va à l’encontre de la nature humaine. Comment regarder les autres comme étant au-dessus de nous même ? Utopie ? Impossibilité ? Des fois oui et des fois non ?

Essayons tout d’abord de cerner le sens de ce verset en explorant différentes traductions. En effet, nous cherchons à savoir si le sens n’est pas forcé ou exagéré tellement il peut déranger, poser question !

La synthèse des différentes traductions permet d’établir le texte suivant :

Que rien ne se fasse, ne faites rien par esprit de rivalité, de parti ou par désir inutile de briller, de gloriole, ayez l’humilité de croire, d’estimer que les autres vous surpassent.

En fait, même si notre attention se porte rapidement sur la fin du verset, le début et son contexte éclairent sa signification.
L’apôtre Paul appelle précédemment les croyants à un esprit d’unité ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée.
Puis il en vient à expliquer comment cette unité peut être détruite.
Il utilise un mot peu utilisé en grec (grec : Eritheia) qui indique une ambition personnelle, telle qu’on la rencontre dans les partis politique. D’où cette expression : Ne faites rien par esprit de parti. On sait très bien qu’en politique il y a ambition personnelle. Cette ambition personnelle en vient à écraser l’adversaire. Un parti cherche à rallier à sa cause. Il cherche la moindre faille dans son rival pour l’exploiter et lui nuire.

Un prétendant politique regarde de haut son rival

Eh bien l’apôtre Paul nous souligne que l’église, le corps de Christ n’est pas un lieu de rivalité. Il n’y a pas d’adversaire, mais des frères et des sœurs en Christ, des partenaires. Plutôt que de regarder l’autre de haut, il nous invite à le regarder "de bas".

Ce que nous avons, n’est pas grâce à nous. Nous l’avons reçu de Dieu.

"Car qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ?" (1 Corinthiens 4.7).

Ainsi nous pouvons distinguer dans l’autre des points forts que nous n’avons pas, des dons qu’il a reçus et que nous n’avons pas. Dons différents, mais dons complémentaires utiles à l’édification du corps de Christ.

La rivalité et l’ambition personnelle, la vaine gloire sont les ennemis de la communion fraternelle. Elles brisent l’unité.

En regardant chez les autres ce qu’ils ont de bon et en ouvrant les yeux sur ce qui n’est pas très bon en nous … Nous éviterons de voir les défauts des autres, de les grossir, de ne voir que cela et d’en avoir du ressentiment. 

Regardons donc les autres en appréciant leurs points forts, les dons qu’ils ont et rendons-nous compte de nos propres faiblesses, nos propres limitations, nos propres failles … En toute humilité.

 

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