Les Psaumes

Publié le par Le Ministère A Cœur Ouvert

  ðŸ•—Temps de lecture : 4mn 

Introduction

Sous les deux alliances, les Psaumes ont eu dans la vie spirituelle du peuple de Dieu une place de première importance

Le Sauveur lui-même, dans son supplice, a trouvé dans les paroles inspirées des psalmistes l’expression de ce qu’il ressentait. Les discours et les lettres des apôtres sont remplis d’allusions et d’emprunts faits aux Psaumes, à tel point qu’aucun livre de l’Ancien Testament n’est cité plus souvent dans le Nouveau. L’Église, même aux époques où la Bible était laissée à l’écart, n’a pas cessé d’entendre dans ses cultes soit la lecture, soit le chant des Psaumes, et quand l’étude de la Bible a été formellement interdite au peuple par les conciles, des réserves expresses ont été faites en faveur de l’usage du Psautier.

Le chant des Psaumes, particulièrement propre à soutenir la foi des opprimés et à consoler les persécutés, a contribué puissamment aux progrès de la Réformation. Enfin chaque fidèle sait par expérience combien il est naturel à l’âme chrétienne de chercher dans les Psaumes l’aliment dont elle a besoin.

NDLR : Les Psaumes expliqués dans cette rubrique sont tirés de la Bible Annotée de Neuchâtel - traduction française réalisée au début du XXème siècle par une équipe sous la direction du théologien protestant suisse Frédéric Godet. Elle se base sur les textes originaux hébreux et grecs.

Livre deuxième

Le deuxième Livre des Psaumes (42 à 72) 
ne comprend que des psaumes élohistes (voir l’introduction)

Il s’ouvre par un groupe de huit cantiques des fils de Koré. Cette famille de Lévites descendait de ce Koré qui s’éleva au désert contre Moïse et fut l’objet d’un terrible jugement de Dieu. Le livre des Nombres mentionne expressément le fait que ses fils ne périrent pas avec lui (Nombres 26.11). Eux et leurs descendants semblent avoir eu à cœur de faire oublier la faute de leur ancêtre par un redoublement de zèle au service de l’Éternel. Déjà au désert, les fils de Koré ont pour fonction de garder les portes du sanctuaire (1 Chroniques 9.19). Sous David, cette famille a une charge analogue (2 Chroniques 26.1-19). Mais c’est surtout dans l’organisation et la direction de la musique sacrée que les fils de Koré eurent un rôle important. Un d’entre eux, Héman, dont le nom figure en tête du psaume 88, fut un des trois maîtres chantres revêtus de cette fonction par David. Ses fils furent, avec ceux d’Asaph et de Jéduthun, à la tête des vingt-quatre classes de chantres et musiciens appelés à officier dans les solennités religieuses (2 Chroniques 6.33 - 2 Chroniques 23.5). À l’époque de Josaphat, les fils de Koré sont encore parmi ceux qui dirigent les chœurs sacrés (2 Chroniques 20.19). À l’exception d’Héman, aucun des membres de cette famille n’est spécialement désigné, les fils de Koré semblent avoir été unis par un tel esprit de corps, que leurs œuvres étaient attribuées à la famille entière. Elles portent du reste toute l’empreinte commune d’une piété particulièrement intime, d’une entière fidélité au Roi céleste et d’un profond attachement à Jérusalem, la ville du sanctuaire.

Plan du commentaire biblique de Psaumes 50

Le culte véritable

Asaph, dont le nom figure en tête de ce psaume, ne fut pas seulement l’un des trois chantres préposés par David à tout ce qui concernait la musique sacrée (1 Chroniques 15.17 - 1 Chroniques 25.1) : La postérité le mit au nombre des Voyants spécialement inspirés de Dieu, Ézéchias, dans les ordres qu’il donne aux Lévites pour remettre en honneur le culte de l’Éternel, le place, comme tel, à côté de David lui-même (2 Chroniques 29.3). Douze psaumes sont attribués à Asaph. Ils sont tous réunis au commencement du troisième Livre, à l’exception du Psaume 50, qui se trouve isolé dans le deuxième Livre, entre les psaumes des fils de Koré et ceux de David. Cette place, du reste, lui convient fort bien, à la suite des menaces du Psaume 49 et avant le cri de repentance du Psaume 51.

Les psaumes dits d’Asaph ne remontent pas nécessairement tous au contemporain de David dont nous venons de parler. Les dons poétiques et musicaux du premier Asaph semblent s’être conservés dans sa famille de génération en génération, comme ce fut le cas dans la famille des fils de Koré. Les descendants d’Asaph jouent un rôle important dans le culte sous Josaphat (2 Chroniques 29.13) et même au retour de la captivité (Esdras 2.41 - Esdras 3.10). Il se peut donc que plus d’un de nos douze psaumes ait pour auteur un des descendants du premier Asaph. Un trait commun cependant se retrouve dans tous ces cantiques : C’est leur ton prophétique. Ils annoncent pour l’avenir l’apparition de Dieu comme juge (Psaumes 50 et 75), ou ils font ressortir dans le passé l’intervention de Celui qui ne cesse pas d’être le Berger d’Israël (Psaumes 74, 77, 78). Cette image du berger, dans ses relations avec son troupeau, revient fréquemment dans ces psaumes.

Le Psaume 50 est la condamnation du formalisme. Aux sacrifices de toute espèce, il oppose le culte du cœur, comme seul agréable à Dieu. L’ancienne alliance se spiritualise, l’aube évangélique, se fait pressentir. Il n’en résulte pas néanmoins qu’il faille placer ce psaume, quant à la date de sa composition, dans les temps qui ont immédiatement précédé la nouvelle alliance. Des pensées analogues sont exprimées par les prophètes antérieurs à l’exil (voir surtout Jérémie 7.1-34), même déjà par Samuel (1 Samuel 15.22). Elles inspirent les Psaumes 15 et 24, qui appartiennent évidemment à l’époque de David, elles sont clairement exprimées dans les Psaumes 40, 51, 69. La nature même des reproches adressés à Israël indique une époque où l’idolâtrie n’existait pas dans son sein et où le culte était régulièrement célébré.

Le Psaume 50 commence par une introduction prolongée, qui décrit l’apparition solennelle de Dieu comme juge (versets 1 à 6). Puis Dieu lui-même parle à ses adorateurs formalistes (versets 7 à 15) et menace les hypocrites (versets 16 à 19). Les versets 20 et 21 forment la conclusion.

Psaumes 50 - Versets de 1 à 23

Le culte véritable

1 Psaume d’Asaph. Dieu, le Dieu redoutable, l’Éternel parle, Il convoque la terre, Depuis le soleil levant jusqu’au soleil couchant.
2 De Sion, parfaite en beauté, Dieu resplendit.
3 Il vient, notre Dieu, et il ne gardera pas le silence. Devant lui est un feu dévorant, Autour de lui une violente tempête.
4 Il crie vers les cieux en haut Et vers la terre, pour juger son peuple.
5 Assemblez-moi mes fidèles, Qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice.
6 Et les cieux proclament sa justice, Car c’est Dieu lui-même qui vient juger.
(Jeu d’instruments).
7 Écoute, mon peuple, et je parlerai, Et je t’avertirai, ô Israël ! Je suis Dieu, ton Dieu !
8 Ce n’est pas pour tes sacrifices que j’ai à te reprendre, Tes holocaustes sont devant moi toujours.
9 Je ne prendrai ni taureau dans ta maison, Ni boucs dans ta bergerie.
10 Car à moi sont tous les animaux des forêts, Toutes les bêtes des montagnes, par milliers.
11 Je connais tous les oiseaux des montagnes, Et tout ce qui se meut dans les champs m’appartient.
12 Si j’avais faim, je ne t’en dirais rien, Car c’est à moi qu’est le monde, et tout ce qu’il renferme.
13 Est-ce que je mangerais la chair des taureaux gras ? Et le sang des boucs, le boirais-je ?
14 Offre à Dieu la louange en sacrifice Et accomplis tes vœux envers le Très-Haut,
15 Et invoque-moi au jour de ta détresse, Je te délivrerai, et tu me glorifieras.

16 Quant au méchant, Dieu lui dit : Est-ce à toi d’énumérer mes commandements Et d’avoir mon alliance en ta bouche,
17 Toi qui hais la répréhension Et qui jettes mes paroles derrière toi !
18 Si tu vois un voleur, tu te plais avec lui, Et ta part est avec les adultères.
19 Tu livres ta bouche au mal, Et ta langue ne fait que tramer la fraude.
20 Tu t’assieds, et tu parles contre ton frère, Tu jettes le déshonneur contre le fils de ta mère.
21 Voilà ce que tu as fait, et je me suis tu : Tu as cru que j’étais comme toi. Je vais te reprendre, et tout mettre sous tes yeux.
22 Prenez-y donc garde, vous qui oubliez Dieu, De peur que je ne déchire, sans que personne délivre !
23 Celui qui pour sacrifice offre la louange me glorifie, Et il trace un chemin Sur lequel je lui ferai voir le salut de Dieu.

Commentaire biblique de Psaumes 50.7

Les formalistes (7-15)

Écoute … Comme autrefois en Sinaï.
Je suis Dieu : Donc j’ai le droit de te parler ainsi.

Rends-toi ici - mercredi 15 avril
Pour le commentaire biblique de Psaumes 50.8

                           Manon Adrian - Ministère A Cœur Ouvert - 14.04.26                           

 

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A
J'aime beaucoup lire la Bible et notamment les Psaumes. J'aime bien vos commentaires mais je trouve qu'ils son trop courts. Ils devraient être plus explicites
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