La Paracha Hebdo
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Sarah Cohen Pérès - Ministère A Cœur Ouvert
🕗 Temps de lecture : 3mn
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Dans les cultes Juifs, la Paracha, signifiant 'portion' en hébreu, est une sélection de textes hebdomadaires de la Torah. C'est aussi connu sous le nom de 'Portion hebdomadaire' (Parshat HaShavuah). Le nom pluriel est parachot. Chaque paracha prend normalement son nom dans un mot unique ou d'un groupe de mots du texte hébreu à lire
La Paracha Yitro
du 07 février 2026
Lecture : Exode 18.1 - 20.23
Les commentaires ci-dessous ne sont pas des études, mais des pensées
que la lecture de la paracha, chaque semaine, inspire
Synthèse de la Paracha Yitro
Le beau-père de Moïse, Yitro (Jethro), a eu connaissance des grands miracles accomplis par Dieu pour les enfants d’Israël. Il quitte Midiane pour rejoindre le camp des Israélites, accompagné de l’épouse de Moïse et de ses deux fils. Yitro conseille à Moïse d’établir une hiérarchie de magistrats et de juges qui l’assisteront dans sa tâche de gouverner le peuple et de rendre la justice.
Les Enfants d’Israël campent face au mont Sinaï, où il leur est dit que D.ieu les a choisis pour être pour Lui un "royaume de prêtres" et une "nation sainte". Le peuple répond en proclamant : "Tout ce que l’Éternel a dit, nous le ferons".
Le sixième jour du troisième mois (Sivane), sept semaines après la Sortie d’Égypte, le peuple d’Israël tout entier se rassemble au pied du mont Sinaï. D.ieu descend sur la montagne au milieu du tonnerre, des éclairs, d’une épaisse fumée et au son du chofar, et ordonne à Moïse de monter.
Dieu proclame les Dix Commandements, faisant ordre au peuple d’Israël de : Croire en Dieu, rejeter l’idolâtrie, ne pas invoquer le nom de l’Éternel en vain, observer le jour du Chabbat, honorer ses parents, ne pas commettre de meurtre, ne pas commettre d’adultère, ne pas commettre de vol, ne pas porter de faux témoignage, ne pas convoiter ce qui appartient à son prochain.
Les Israélites s’écrient à Moïse que la révélation est trop intense pour eux et lui demandent que ce soit lui qui reçoive la Torah de Dieu et qu’il la leur transmette ensuite.
Changer ?
Quand on a épuisé toutes les excuses
Un alcoolique décrit ce qui fut le catalyseur de sa désintoxication et de sa guérison : "Je pensais que l’alcool pourrait noyer mes peines, dit-il, jusqu’à ce que j’ai réalisé que les peines flottent".
Il existe une tendance tout humaine à mettre la responsabilité de nos problèmes, de nos erreurs et de nos échecs sur la terre entière sauf sur nous-mêmes : "Si seulement j’avais grandi avec des parents plus aimants, j’aurais plus d’estime de moi ..." "Si mon professeur ne m’avait pas fait honte en CE1, je n’aurais jamais fini comme ça ..." "Si je n’avais pas été entourée par de si mauvaises amies, j’aurais été différente ...".
Le don de la Torah au Sinaï fut un événement monumental. Ce fut un moment dans le temps qui a radicalement changé la face du monde et a laissé sa marque sur chaque être humain. Dieu s’est révélé ! Dieu Lui-même est apparu à des millions de personnes et a déclaré : "Je suis l’Éternel, votre Dieu".
Pas de place pour le doute ou l’ambiguïté : Ce fut l’accomplissement du souhait : "Si seulement Dieu me disait qu’Il existe ..." auquel nous rêvons tous.
Mais la suite du rêve que nous avons tous également : " ... Alors je ne ferais jamais rien de mal !", ne s’est pas concrétisée. Quelques jours à peine après cette expérience extraordinaire, les Juifs ont succombé. Effrayés à l’idée que Moïse les ait abandonnés, ils créèrent un veau d’or et commencèrent à l’adorer. Oublié, le "Tu ne servir point d’autres dieux" qu’ils venaient d’entendre de la voix du Tout Puissant. Oubliées la certitude et la conviction intense avec laquelle ils avaient été remplis. Ils étaient les mêmes êtres humains faillibles avec des doutes et des tentations comme toujours, et ils ont échoué.
Car, au bout du compte, personne d’autre que nous n’est en mesure de changer nos vies. Tout comme l’alcool ne peut pas résoudre les difficultés émotionnelles, l’inspiration ne peut pas prendre la place de l’effort. Tout comme le don de la Torah ne pouvait pas empêcher les Juifs de pécher, de meilleurs parents, enseignants, amis ou conditions financières ne le peuvent pas non plus. C’est nous, et nous seuls, qui sommes les créateurs de notre destin. Nous avons reçu le libre arbitre.
Lorsqu’il était enfant, un célèbre sage juif vit sa maison partir en flammes dans un incendie. Alors qu’il se tenait à côté de sa mère qui regardait les derniers vestiges de leur maison réduite en cendres, il vit qu’elle pleurait, inconsolable. "Notre arbre généalogique ! s’exclamait-elle encore et encore. Le livre qui retrace notre belle lignée ! Il est perdu à tout jamais". Le petit garçon consola sa mère en déclarant : "Ne t’inquiète pas pour ce livre. Je vais établir un nouvel arbre. Je serais à l’origine d’une nouvelle lignée dont vous pourrez être fiers".
Laissons de côté le "si seulement j’avais eu ..." et commençons à le remplacer par "Je vais créer une nouvelle lignée". Ne regardons pas en arrière vers "ce qui aurait pu être", mais plutôt de l’avant vers "ce qui doit être". "Ce qui aurait pu être" n’aurait rien changé de toute façon. "Ce qui sera" est entre nos mains.
Mendy Wolf
Chabbat Chalom ! 🕎
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En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : "Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme" (Pirké Avot). Le sage n'est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d'apprendre de chacun.
Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit.
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