Le saviez-vous ?

Publié le par A Coeur Ouvert

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Temps de lecture 7 mn

La Bible est loin d’être le vieux livre poussiéreux que plus personne ne lit. Vous seriez surpris d’apprendre que beaucoup de nos expressions courantes proviennent de ce livre ! Archaïque vous avez dit ? Loin de là : La Bible est bien plus moderne qu’il n’y paraît à en croire ces expressions ci-dessous couramment utilisées  !

1)- Pleurer comme une madeleine

Marie de Magdala (plus connue sous le nom de Marie-Madeleine) apprenant la venue de Jésus chez un Pharisien, entra dans la maison, se jeta aux pieds de Jésus et lui lava les pieds de ses larmes. Pleurer comme une madeleine, s’est laisser ses émotions se traduire facilement en larmes. C’est pleurer très facilement, ce qui n’est pas de la faiblesse.

2)- S’en laver les mains (Matthieu 27.24)

Lors du procès contre Jésus intenté devant Pilate, celui-ci donne au peuple rassemblé le choix de sauver Barabas ou Jésus. Le peuple choisit de gracier Barabas. Pilate se lave alors les mains. C’est ne pas s’engager, ni s’associer à titre personnel à la décision prise…

3)- Être en tenue d’Eve (Genèse 2.25)

Après avoir goûté au fruit de la connaissance, Adam et Ève surent qu’ils étaient nus. C’est être totalement dévêtus, être à poils.

4)- Vieux comme Mathusalem (Genèse 5.27)

Mathusalem est le personnage de la Bible qui mourut le plus vieux. Il vécut 969 ans. Cette expression veut dire que cela ne date pas d’aujourd’hui et qu'il a tenu, résisté au temps et l’espace.

5)- Être pris la main dans le plat (Matthieu 26-23)

Cette expression évoque le dernier repas du Christ pendant lequel Jésus dévoila que Judas le trahirait. C'est être pris en flagrant délit. De façon incontestable commettant un acte répréhensible.

6)- Être pauvre comme Job (Job 5.15)

Job était une personnage très riche et très croyant. Un jour Satan mis sa foi à l’épreuve et lui prit tous ses biens. En dépit de sa pauvreté, Job resta fidèle à Dieu. Cette expression veut dire tout perdre matériellement et financièrement après qu’on ait été très riche.

7)- Être le benjamin de la famille (Genèse 49)

Benjamin fut le dernier des treize enfants de Jacob. C’est être le dernier né d’une fratrie.

8)- Passer par le chemin de Damas (Actes 9)

Le chemin de Damas correspond à la route sur laquelle l’apôtre Paul,  envoyé à Damas pour persécuter les chrétiens, vit le Christ lui apparaître. Cela parle d’une rencontre ou d’une visitation qui finit par bouleverser votre destinée, d’un vrai changement et d’une conversion radicale et incontestable.

9)- Être changé en statue de sel (Genèse 19.26)

Pendant leur fuite de Sodome et Gomorrhe, la femme de Loth fut transformée en statue de sel après s’être retournée vers la ville que Dieu était en train de détruire. Cette expression fait allusion au fait de ne point s’attacher et s’attarder aux choses de ce monde qui occupaient la première place dans notre coeur..En effet là où est ton trésor, là ton cœur sera attaché.

10)- La traversée du désert (Exode 2)

Cette expression fait référence à la  fuite de Moïse dans le désert après avoir assassiné un Égyptien qui frappait un Hébreu. Ceci voudrait dire que vous cela mettra longtemps avant votre retour à la visibilité, avant que l’on ne reparle de vous et que vous ne reveniez à la lumière.

11)- Être le bouc émissaire (Lévitique 16.10)

Le bouc émissaire renvoie à un commandement divin de Dieu aux Israélites, d’envoyer un bouc dans le désert pour expier leurs fautes. Cette expression veut dire qu’il faut bien trouver quelqu’un à qui imputer le malheur ou la calamité qui sont arrivés.

12)- Œil pour œil, dent pour dent (Exode 21.23)

La loi du Talion est une loi de l’Ancien Testament qui fixait le montant à verser dans le cas de dommages physiques envers son prochain. Et surtout cette loi exigeait qu’il y ait  justice et impartialité lors du dédommagement. La vraie valeur d’un œil quand c’est un œil qu’il a perdu, et la vraie valeur d’une dent quand c’est une dent qu’il a perdue.

13)- Rendre à César ce qui est à César (Matthieu 22:21)

Il s’agit de la réponse de Jésus aux Pharisiens qui lui demandaient s’il était conforme à la loi juive de payer les impôts romains. C'est donc de respecter les lois lorsqu’elles sont établies par les hommes, par exemple payer nos impôts à notre Etat mais aussi de rendre à Dieu ce qui lui est dû par exemple l’adoration, la dîme et l’honneur.

14)- Faire des jérémiades (Lamentations)

Cette expression fait référence aux livres des "Lamentations", écrit par Jérémie qui inlassablement suppliait Dieu.

15)- Le colosse aux pieds d’argile (Daniel 2.31-45)

Le colosse aux pieds d’argile renvoie à l’interprétation d’un rêve que fit  le prophète Daniel qui annonçait l’effondrement du royaume de Babylone à Nabuchodonosor II. Cela fait allusion au fait de la fragilité qui peut se cacher dans tout ce qui à priori paraît invincible.

16)- Au chant du coq (Matthieu 26.34)

Cela fait allusion aux paroles du Christ annonçant à Pierre que celui-ci le reniera trois fois avant le premier "cocorico", chant matinal du coq.

17)- Vivre un calvaire (Matthieu 27.33)

Cela fait allusion à l’injustice, aux supplices et aux souffrances. Jésus  a été accusé injustement, a subi des supplices et des souffrances et a été  mis à mort sur le mont Golgotha, mot qui se traduit par lieu du "Crâne" ou "Calvaire".

18)- A chaque jour suffit sa peine (Matthieu 6.34)

Cette expression est une parole de Jésus en Matthieu 6.34 et  qui veut dire que la providence divine sera agissante chaque jour.

19)- Jeter la pierre (Jean 8.7)

Jeter la pierre signifie accuser quelqu’un sans se remettre en question soi-même. Cette expression fait référence à la lapidation et à l’épisode biblique où les Juifs souhaitaient mettre à mort une femme adultère. Cependant, Jésus s’interposa en demandant à celui qui n’avait jamais péché de jeter la première pierre sur cette femme.

20)- Être incrédule comme Saint-Thomas (Jean 20.25)

Thomas ne crut pas à la résurrection de Jésus-Christ jusqu’à ce que ce qu’il le voie. être thomiste c’est ne croire qu’à ce que l’on voit. (Alors ne soyons pas des Thomas, ne vivons pas par la vue, mais par la foi).

21)- Nul n’est prophète en son pays

Lorsque Jésus revint prêcher à Nazareth, ville où il avait passé son enfance, les Nazaréens voulurent le chasser de la ville. Cette expression fait allusion au rejet dont est souvent l’objet par les proches surtout lorsque l’on est "habité" et qu’on accomplit des signes des prodiges et des miracles et que l’on se réclame de Dieu.

22)- Être un bon samaritain (Luc 10.25-35)

Cette expression souvent teintée d’ironie renvoie  à la parabole du Bon Samaritain qui met en scène un voyageur samaritain, capable de compassion envers un inconnu gravement blessé, alors qu’à l’inverse, un prêtre et un lévite hommes "religieux" sensés à priori de le secourir sont passés avant lui sans s’arrêter et sans assister le blessé.

23)- Rien de nouveau sous le soleil (Ecclésiaste 1.9)

Cette expression provient du livre de L’Ecclésiaste : "Ce qui fut, cela sera, ce qui s’est fait se refera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil". Même si le monde change, tout demeure en fait identique et rien de nouveau ne se fait.

24)- Crier sur les toits (Matthieu 10.27)

Autrefois, en orient, les toits des maisons étaient en fait de grandes terrasses. On avait pour habitude d’y monter afin de discuter plus facilement avec ses voisins. Mais aussi  à partir de cette hauteur il était plus facile d’être vu et surtout en criant d’être écouté pour annoncer une information.

25)- Tohu-bohu (Genèse 1)

Dans le récit la Genèse, le monde n’était que "solitude et chaos" (Tohu wa-bohu), d’où l’expression tohu-bohu qui connote une situation de grand désordre.

26)- Travailler à la sueur de son front (Genèse 3.19)

Formulation du châtiment, après le péché originel : "À la sueur de ton visage, tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol, en effet  avant que le pain ne soit porté  à la bouche il a fallu durement travaillé ( depuis la semence du blé, en passant par la moisson, et le moulin et le four, beaucoup d’effort, d’énergie ont été indispensables et donc beaucoup de sueur ont dû couler. Car c’est de lui que tu as été pris. Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras".

27)- Baisser les bras (Exode 17.8-16)

Cette expression fait allusion à l’épisode de l’attaque des enfants d’Israël par Amalek. Ce dernier prend le dessus quand Moïse baisse les bras, mais il finit par être vaincu quand Aaron et Hur relèvent les bras de Moïse. C’est donc ne pas être secouru ou bénéficier de l’aide.

28)- Goûter au fruit défendu (Genèse)

Le fruit défendu, traditionnellement représenté par une pomme (chose qui n’est pas précisée dans la Bible) fait référence au fruit cueilli par Ève et mangé avec Adam dans le jardin d’Éden, malgré l’interdiction de Dieu. Ceci veut dire de ne pas faire ce que Dieu au travers de sa Parole nous interdit de faire.

Merci à Jérémy pour les cinq suivantes :

29)- Deux poids deux mesures (Proverbes 20.10)

Nous avons l’habitude de prononcer cette expression. Saviez-vous qu’elle a une origine biblique ? D’ailleurs la balance qui symbolise la justice existe depuis l’Antiquité. Elle fait référence à la justice. Et qui qualifie-t-on de juste ? Christ. Il est la représentation de cette justice. Cette locution est mentionnée à de nombreuses reprises dans les Écritures. Par exemple, dans Proverbes 20.10 où il est écrit : "Deux poids deux mesures : Le Seigneur en a horreur". Cela signifie que Dieu n’aime pas la malhonnêteté, les choses trafiquées, les injustices sociales…

30)- Tomber du ciel (Exode 16.4)

Quand on se penche un peu plus sur cette formule, elle peut s’apparenter aux choses qui viennent d’en haut. Dont Dieu. De nos jours, elle se traduit par "arriver comme par miracle" (ou par magie), inopinément. Encore une allusion indirecte au Tout-Puissant. Pourtant, ce n’est pas un hasard. Pour comprendre le contexte dans lequel il était employé, il faut remonter au livre d’Exode. Le peuple d’Israël se plaint d’un manque de nourriture qu’ils avaient autrefois chez les Égyptiens. Dieu insensible à leur cri de détresse dit à Moïse : "Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne, et ainsi, je vais le mettre à l’épreuve : Je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi". Le pain est remplacé par le mot manne. En hébreu, c’est man hou qui se traduit par "qu’est-ce que c’est ". Le souverain a fait miraculeusement tomber la manne du ciel par amour.

31)- Ça me fait ni chaud ni froid (Apocalypse 3.16)

Quand quelque chose nous indiffère, on prononce cette phrase. En réalité, elle est issue de la parole de Dieu. Dans Apocalypse 3.16, ce dernier déclare : "Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche". Il s’adresse aux chrétiens qui ne marchent pas à 100% avec Lui. Il les qualifie donc de tiède. Soit on est avec Lui soit sans Lui, mais il n’y a pas d’entre-deux.

32)- Un de perdu, dix de retrouvés (Luc 15.3-10)

Après une rupture amoureuse, il arrive que cet ami nous sorte : "Un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s". À savoir qu’au 13e siècle, c’était : "Un(e) de perdu(e), deux de retrouvé(e)s". Ne me demandez pas pourquoi le nombre a augmenté, je ne sais pas. Bien que cette expression soit amusante, elle a un tout autre sens dans les Saintes Écritures. Dans l’évangile de Luc, on retrouve la parabole de la brebis et de la pièce perdue. 

33)- Il y a un temps pour tout (Ecclésiaste 3.1-15)

Dans ce texte, le roi Salomon explique qu’il y a un temps pour tout, naître, mourir, pleurer, se réjouir, travailler, planter, semer … Cela veut dire qu’il faut utiliser son temps que l’on a ici-bas de manière sage. Ne pas la gaspiller pour faire tout et n’importe quoi.

Vσʋs eɳ cσɳɳɑissez ɗ'ɑʋtɾes ??? Fɑites cσɱɱe Jéɾéɱʮ, écɾiνez-ɳσʋs, ɳσʋs les pʋɓlieɾσɳs. Meɾci !

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