La Paracha Hebdo

Publié le par Le Ministère A Cœur Ouvert

Page gérée par Sarah Cohen Pérès - Ministère A Cœur Ouvert 

🕗 Temps de lecture : 3mn

Dans les cultes Juifs, la Paracha, signifiant 'portion' en hébreu, est une sélection de textes hebdomadaires de la Torah. C'est aussi connu sous le nom de 'Portion hebdomadaire' (Parshat HaShavuah). Le nom pluriel est parachot. Chaque paracha prend normalement son nom dans un mot unique ou d'un groupe de mots du texte hébreu à lire

La Paracha Ki Tissa
du 07 mars 2026

Lecture : Exode 30.11 – 34.35

Les commentaires ci-dessous ne sont pas des études, mais des pensées 
que la lecture de la paracha, chaque semaine, inspire

Synthèse de la Paracha Ki Tissa 

Le nom de la paracha, "Ki Tissa", signifie "Quand tu prendras" et se trouve à Exode 30.11.

Par l’intermédiaire de Moïse, Dieu demande aux enfants d’Israël que chacun, pour le rachat de sa personne, donne un demi-sicle d’argent pour le Sanctuaire. Des instructions sont également données pour la fabrication de la cuve d’airain destinée aux ablutions et de son support. De même est indiqué le mode de confection de l’huile d’onction et de l’encens. Deux artisans au cœur empli de sagesse, Betsalel et Aholiab sont chargés de la construction du Sanctuaire. À nouveau, le respect du Chabbat est rappelé.

Moïse semblant tarder à redescendre du mont Sinaï, le peuple se fait un veau d’or et se livre à son adoration. Dieu veut détruire les enfants d’Israël, qualifiés de "peuple à la nuque dure". Mais Moïse intercède. Il descend de la montagne, portant les Tables de la Loi sur lesquelles sont gravés les Dix Commandements.

Voyant le peuple danser autour de l’idole, il brise les Tables, puis détruit le veau d’or. Il entreprend de châtier les coupables. Puis Moïse retourne vers Dieu et le supplie de pardonner, "sinon, dit-il, efface-moi de Ton livre que Tu as écrit".

Dieu pardonne, mais la faute exercera ses effets pour longtemps. Dieu propose d’abord d’envoyer Son ange pour qu’il accompagne le peuple. Mais Moïse obtient que ce soit Dieu Lui-même qui accompagne Son peuple vers la Terre Promise.

Moïse prépare de nouvelles Tables et s’en retourne au sommet du Sinaï. Sur ces secondes Tables, Dieu inscrit à nouveau les Commandements. Moïse reçoit la vision des Treize Attributs de miséricorde. À son retour, son visage est à ce point rayonnant qu’il doit se couvrir d’un voile qu’il ne retire que pour s’adresser à Dieu et pour enseigner Ses lois au peuple.

L’autel de l’âme

Le Veau d’or : Une ouverture au repentir

Le Talmud rapporte que les Israélites étaient incapables de commettre d’eux-mêmes le péché du Veau d’or, car ils avaient maîtrisé leur mauvais penchant. En fait, le péché fut "un décret du Roi, afin d’offrir une ouverture aux pénitents. Un pécheur pourrait en effet penser que le repentir est vain. C’est pourquoi il lui est montré que Dieu a même accepté la pénitence de ceux qui commirent l’odieux péché du Veau d’or". 

"Afin d’offrir une ouverture aux pénitents" ne se réfère pas seulement aux générations ultérieures, cela permit également aux Juifs de l’époque la possibilité de se repentir.

La techouva – le repentir – n’est pas une manière de service divin qu’une personne sans péché peut choisir. Bien au contraire : "Celui qui dit : "Je pécherai et je me repentirai" ne se voit pas accorder l’occasion de se repentir". Ce n’est qu’après qu’une personne a péché qu’elle a la possibilité de se repentir, de "faire techouva".

Malgré cela, le service du repentir est si élevé qu’il comporte certains mérites qui manquent même au service des véritables justes, comme disent nos Sages : "Le niveau atteint par les baalei techouva – les pénitents – ne peut pas être atteint par les tsadikim guemourim – les justes parfaits". 

Pour que les Juifs qui avaient vécu le don de la Torah, et qui étaient à travers cela devenus véritablement justes, fassent également l’expérience du repentir, il fut nécessaire qu’il y ait un "décret du Roi". Cela seul permit au mauvais penchant d’atteindre temporairement la domination sur eux, ils purent alors faire l’expérience de l’immense élévation du repentir.

L’une des qualités du repentir qui fait défaut au service des justes parfaits vient du fait qu’un juste est seulement capable d’élever les étincelles de sainteté présentes dans les choses permises. Son approche du mal est celle de la négation, il lui est impossible de le transformer en sainteté.

En revanche, un pécheur peut, par un repentir complet, effectuer la transformation des méfaits en mérites. Ainsi, non seulement il nie le mal, mais il est capable d’élever la sainteté qui était piégée en son sein.

Cette différence entre le service d’un juste parfait et celui d’un pénitent ne résulte pas seulement du fait que le juste manque simplement de péchés à transformer, elle est également liée à la différence entre leurs méthodes de service divin.

Le service du vrai juste consiste à révéler la Divinité dans le monde. Puisque le mal tel qu’il existe dans le monde voile le Divin et s’oppose à Lui, le juste le nie.

Le service du pénitent, en revanche, élève le monde physique au domaine du saint. Il est donc conscient du monde non pas comme quelque chose qui s’oppose à la Divinité, mais plutôt tel qu’il est considéré d’En haut.

La même chose est vraie en ce qui concerne le mal : Les pénitents se rendent compte que l’intention de Dieu n’est pas simplement la négation du mal, mais sa transformation – à travers le repentir – en bien, élevant ainsi l’étincelle divine cachée à l’intérieur.

Le don de la Torah par Dieu a révélé la Divinité d’une manière qui transcendait le monde corporel, la techouva d’un Juif affronte le monde corporel et le transforme en Divinité.
Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch - D’après Likoutei Si’hot vol. XVI p. 412-414.

Chabbat Chalom ! 🕎

 

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Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit. 

 

                                                                            

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