Paracha hebdomadaire

 

 

 

 

24 Oct 2021 - 31 Oct 2021

 

 

Hayé Sarah

 

 

(Gen 23-1 - 25.18)

 

 

 

 

Sarah décède à l’age de 127 ans. Elle est inhumée dans la grotte de Ma’hpellah à Hébron qu’Abraham acquiert d’Efron le Hittite, pour le prix de 400 shekels d’argent. Chargé de cadeaux, Eliézer, le serviteur d’Abraham est envoyé à ‘Haran afin d’y trouver une épouse pour Isaac. Devant le puits de la bourgade, Eliézer prie D.ieu qu’un signe lui soit donné : La jeune fille qui offrira de faire boire les chameaux avec lesquels il a voyagé, sera celle qui est destinée au fils de son maître.

 

Rébecca, fille de Bethuel, le neveu d’Abraham accomplit le signe. Eliézer est reçu chez Bethouel à qui il relate les évènements qui viennent de survenir.

 

Rébecca accepte de suivre Eliezer en Canaan où ils rencontrent Isaac priant dans les champs. Isaac épouse Rébecca qu’il aime profondément et par qui il est consolé de la perte de sa mère. Abraham prend une nouvelle épouse, Kétourah (Hagar) qui lui donne six nouveaux fils, mais Isaac est désigné comme le seul héritier.

 

Abraham décède à l’age de 175 ans et est inhumé auprès de Sarah par Isaac et Ismaël.

 


La paracha commence par l’épisode du décès de Sarah Iménou à 127 ans.

 

Rachi explique les conditions de sa disparition. Elle ne survécut pas en entendant que son fils avait été placé sur l’autel pour être sacrifié par Avraham Avinou.

 

Il est évident que Sarah Iménou n’est pas morte de tristesse, comme une quelconque personne l’aurait été à sa place. Il s’agit ici de notre matriarche !

 

Plus encore, elle aurait dû se réjouir de savoir que son fils eut le mérite de mourir "Al kidoush haShèm – en sanctifiant le Nom Divin", et donc accéder à un niveau très élevé au Olam Haba, au détriment d’une vie dans ce monde qui n’est pas un but en soit !

 

Le Rav Moshé Shternboukh explique que bien que mourir en sanctifiant le Nom Divin requiert un niveau spirituel extrêmement haut, Sarah avait un projet encore plus grand pour son fils Its’hak : Vivre "Al kidoush haShèm – en sanctifiant le Nom Divin" ! Sacrifier chaque seconde de son existence au profit du service divin, jour après jour, pendant toute une vie est incontestablement plus difficile !

 

Ainsi, lorsqu’elle apprit qu’Its’hak devait être sacrifié, elle comprit qu’Hachem avait destiné son fils à un rôle moins important que l’ambition qu’elle avait pour lui ! C’est donc la réduction de l’ambition spirituelle de son fils qui la condamna !

 

A ce sujet, le Bet Yossef avait un ange ("maguid") qui lui enseigna de nombreux secrets de la Thora. Il lui dévoila entre autres une liste de points concernant sa Avodat Hachem, et lui promit que s’il les suivait à la lettre, il méritera de mourir "Al kidoush HaShèm".

 

Peu avant de décéder, alors qu’il était très souffrant, il l’interrogea pour savoir pourquoi il n’avait pas mérité la fin qu’il lui avait promis. Il lui dévoila qu’il avait réussi à vivre en sanctifiant le nom divin, ce qui est encore mieux !

 

Essayons de nous inspirer des ambitions de Sarah Iménou pour remplir chaque instant de nos vies de service divin.

 

 

 

Note importante relative aux articles faisant intervenir à la fois des juifs, des rabbins, des pasteurs et chrétiens :

 

Il convient de préciser qu'en dehors des citations ou autres extraits de sources externes repris dans les études, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes ou des références et autres sites web cités : Chaque homme est faillible, nul ne possède toute la vérité, chacun doit donc être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie Yéshoua : "Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon" (1 Thessalonicien 5.21).

 

Sur ce blog, nous usons donc de notre " liberté en Jésus" (Galates 2.4) pour citer et utiliser, lorsque cela s’avère nécessaire et utile pour nous faire grandir dans la compréhension du plan divin et de la volonté de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachés à d’autres confessions, mais que nous publions tout de même en raison de la qualité de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcément dans toute leur doctrine.

 

En outre, cela nous invite à nous exercer à vivre cette maxime des sages : "Qui es sage ? Celui qui apprend de chaque homme ... Le sage n'est pas celui qui a acquis des connaissances étendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d'apprendre de chacun" (Pirqé Avot)

 

Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous éloignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombré par l’intolérance et le légalisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise !

 

 

 
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