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Publié le par A Coeur Ouvert

   Par Paul G. - Ministère A Coeur Ouvert - semaine du 04 au 09 mars

Aimons-nous nos frères et soeurs ?
Oui ? ... Mais comment ?

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"Dieu m’est témoin que je vous chéris tous avec la tendresse de Jésus-Christ" (Philippiens 1.8)

En quelques versets, Paul utilise ici quatre fois le mot tous. Ce n’est probablement pas sans raison. Il écrit à une église où semblent se développer l’esprit de parti, en même temps que des dissensions - au moins entre Évodie et Syntyche, deux soeurs pourtant admirables - (4.3).
Paul n’a nulle envie de prendre parti pour qui que ce soit. Il insiste donc sur le fait qu’il les englobe tous, sans exception, dans une tendresse profonde, puisque c’est celle de Jésus-Christ. Ceci explique cela.
La tendresse de Paul peut englober tous les Philippiens, même ceux dont la vérité l’oblige à dire qu’ils marchent en ennemis de la croix de Christ (3.18) et qu’il ne peut en parler sans pleurer. Pourquoi ? Précisément parce qu’il ne témoigne pas de sentiments purement humains, mais parce que leur source en lui est divine : Ils les aime, littéralement, avec les entrailles du Christ !
Dès lors, il reconnaît chez tous la part prise à l’Evangile depuis le premier jour et la participation de tous à la même grâce, celle dont il est lui-même l’objet. Il peut donc tout attendre et espérer d’eux tous : C’est l’agapè qui croit et espère tout (1 Cor. 13.7).
Il est important qu’il invoque dès le début de sa lettre, cette atmosphère d’amour non sélectif. Car l’un des buts majeurs de son épître est d’en appeler les destinataires à avoir un même sentiment, une même âme, une même pensée (2.2).
Et nous, sommes-nous certains d’aimer tous nos frères et soeurs ? Et si oui, de quelle sorte d’amour ?

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